Roland Garros | L’état des lieux final du clan tricolore


Preview FFL roland garros 2020

Attention, Roland Garros est gagné tous les 37 ans par un joueur français… et en 2020, on tombe pile dedans ! On ne sait pas pourquoi, on a quand même du mal à y croire. L’état des lieux global du tennis tricolore est d’une richesse infinie, chez les garçons mais aussi chez les filles. Tout est réuni pour une édition historique.

Gael Monfils (n°9 mondial)

La forme est excellente pour le n°1 français, qui a survolé son sujet à Rome puis Hambourg avec deux éliminations au premier tour contre les impressionnants Allemands Dominik Koepfer (6-2, 6-4) et Yannick Hanfmann (6-4, 6-3). « J’ai très mal joué, ça va forcément être compliqué ! J’ai voulu revenir trop vite. Il ne faut jamais oublier qu’après un long arrêt, il faut quasiment autant de temps pour se remettre vraiment à 100%. Je vais donc y aller beaucoup plus tranquillement. » Parfait.

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Si les performances tennistiques du Français sont en berne, on notera tout de même une progression encourageante de sa chaîne Twitch, malgré quelques forfaits tricolores habituels.

Benoit Paire (n°25 mondial)

Le patron. Sans aucun doute au sommet de son art. Après nous avoir régalé à l’UTS, puis à Cincinnati (New York, en fait) en prenant 6-0, 6-1 face à Borna Coric, il a été magique à la belote puis dans sa chambre à l’US Open. Négatif mais positif mais négatif, donc positif, il est revenu le couteau entre les dents à Rome puis Hambourg. Plus positif que jamais, il a d’abord marqué trois jeux contre Jannik Siner (6-2, 6-1). Enfin, son abandon à 6-4, 2-0 face à Casper Ruud il y a trois jours a été ô combien rassurant.

Adrian Mannarino (n°38 mondial)

Le n°3 français (oui, oui), à qui Novak Djokovic a malheureusement évité la lose du siècle en ordonnant au gouverneur de New York de le laisser jouer, s’est découvert une vie à l’US Open. Lui aussi enfermé dans sa chambre, après avoir participé à la tournée du patron avec Benny : « Il faut refaire son lit, c’est le bordel. Au bout de quinze minutes dans une chambre, il y a des affaires partout. J’ai encore de la bouffe de samedi soir sur le bureau. C’est particulier. » Pour le moins, oui.

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On attend donc un tournoi lui aussi rangé de la part du natif de Soisy-sous-Montmorency.

Ugo Humbert (n°41 mondial)

Peut-être le seul couac depuis la reprise, voire même de l’année. Le jeune Messin a été extrêmement décevant il y a trois jours à Hambourg, en se permettant de sortir Daniil Medvedev en deux sets (6-4, 6-3), sa plus grande victoire en carrière. Et si tout est revenu dans l’ordre dès le tour suivant contre ce bon vieux Ruud (7-5, 3-6, 6-1), ce n’est clairement pas sur cet enfant qu’on mettrait une pièce pour une élimination précoce.

Trop pur, pas encore assez perverti par les codes du jeu à la française, on irait donc presque lui présager une deuxième semaine.

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Richard Gasquet (n°49 mondial)

Tout a été dit et redit sur Mozart, qui vient nous délivrer une nouvelle symphonie. Ce sera face à son némésis Roberto Bautista Agut, qui devrait l’éliminer pour la 38e fois de sa carrière (la cinquième fois en un an, en vrai). La dernière en date était il y a un mois, au premier tour du Masters 1000 de Cincinnati (7-5, 6-1). La bonne nouvelle mesdames, c’est que Richard est bien un coeur à prendre, comme il vient de le confier à Libération. « Et je vais beaucoup moins en boîte qu’avant, j’ai plus de mal à récupérer. »

Gilles Simon (n°53 mondial)

Grand gagnant du Challenge Elite FFT, le « Professeur » n’a pas atteint les huitièmes de finale depuis 2015 ; il s’est fait sortir au premier tour en 2017 et au deuxième l’an dernier… Il vient aussi de se faire battre au premier tour du Challenger d’Aix, puis en qualifications à Rome et Hambourg, où il est allé rechercher une défaite dans le tableau principal en bon lucky loser. Chez Gillou, la confiance règne donc en maître. Pour son capital sympathie, nous lui souhaitons tout de même de passer un tour. Mais pas plus.

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Kristina Mladenovic (n°44 mondiale)

Il y a le patron Paire. Et il y a la baronne « Kiki », battue dès le deuxième tour de l’US Open par Varvara Gracheva après avoir mené 6-1, 5-1 avec quatre balles de match pour perdre 1-6, 7-6, 6-0. Propre. Cloîtrée elle aussi à New York et interdite de double alors qu’elle était tête de série n°1, elle n’a pas supporté : « Je suis à bout, c’est un cauchemar. C’est abominable, c’est atroce, j’ai l’impression qu’on est des prisonniers, des criminels. » Même Patrick Balkany ne lui arrive pas à la cheville.

Caroline Garcia (n°45 mondiale)

« Flying Caro » nous a fait peur, il faut bien l’avouer, en battant la tête de série n°1 Karolina Pliskova au deuxième tour de l’US Open (6-1, 7-6). La moindre des choses aurait été de prévenir, tout de même… Mais battue par Jennifer Brady dans la foulée (6-3, 6-3), on a retrouvé notre Caroline Garcia qui a ensuite su confirmer à Istanbul contre mère Tereza Martincova (6-1, 6-4). Globalement, les espoirs habituels sont de mise, même s’il faut rester vigilant.

Réponse demain contre la 17ème tête de série, un tirage au passage très FFL pour un premier tour.

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Fiona Ferro (n°49 mondiale)

Pas mal, le coup du « je suis belge, mais je gagne un tournoi et en fait je suis française ».

On a accepté la supercherie après sa victoire du mois d’août à Palerme, puisqu’elle a su se retirer de l’US Open à bon escient. Malgré tout, nous ne sommes toujours pas convaincus. Il est évident qu’en cas de bon parcours à Roland-Garros, Fiona Ferro sera belge, un point c’est tout. Non mais, ça ne fonctionne qu’avec Stromae ou Jacques Brel ça, et puis quoi encore…

Alizé Cornet (n°52 mondiale)

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Plus personne à l’horizon à New York, dépeuplée de Français (à part à l’hôtel bien évidemment). Et puis le drame : Alizé Cornet en huitièmes de finale d’un tournoi du Grand Chelem. Dans le ton de sa copine « Caro », la romancière a eu le bon goût d’enchaîner sa qualification face à Madison Keys (7-6, 3-2 Ab.) avec une élimination en bonne et due forme contre Tsvetana Pironkova, qui n’avait plus joué depuis trois ans (6-4, 6-7, 6-3). Ouf !

On compte donc sur Alizé pour nous épargner d’un parcours de cavalier seul tricolore dont elle pourrait bien être l’auteure au vu de sa forme actuelle. Un tel raid représenterait un nouveau coup dur pour le sport français, si peu de temps après la parution de son autobiographie.

Pauline Parmentier (n°164 mondiale)

Pauline Parmentier a beau avoir commencé le tennis en même temps que Henri Leconte, elle est toujours là. Alors qu’elle devait arrêter pour la 12e fois on ne sait plus quand – il n’y a pas si longtemps, mais on est un peu perdus en ce moment -, la native de Cucq est toujours là, sans qu’on sache comment ni pourquoi. « Osons rêver d’un troisième tour face à Kristina Mladenovic », réclame à cor et à cri Sarah Pitkowski (pour La Voix du Nord). Oh oui, osons.

Et vous, quelles sont vos attentes pour ce Roland Garros 2020 ?

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