Le mémorable dernier match de Sylvain Kastendeuch


dernier match de Sylvain Kastendeuch

19 saisons professionnelles, dont 14 au FC Metz. Avec plus de 700 matchs en pros, il n’aura jamais vu un arbitre lui brandir un carton rouge, alors que son poste, défenseur central, est le plus exposé. Cerise sur le gâteau, il a eu 9 sélections en équipe de France et 5 en équipe de France Olympique. Sylvain Kastendeuch a tout du « bon joueur de D1 » qui a plutôt bien réussi. Il n’a jamais été le plus fort de la ligue, mais a toujours été un joueur essentiel, surtout du côté de Saint-Symphorien, son jardin.

Le dernier match parfait pour le capitaine grenat

Alors, quand il décide d’arrêter sa carrière professionnelle, le hasard du calendrier lui offre un cadeau : terminer par un match de gala à domicile, face aux Girondins de Bordeaux qui défendent leur place sur le podium.

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Tout est prévu pour la grande fête : un bouquet de fleurs remis par un homme sous sombréro (?!), une belle bouteille offerte par un Christophe Dugarry qui arborait encore un superbe catogan Dado Prseque, et des « Papa on t’aime » criés par sa famille en tribune. Une soirée parfaite pour créer des souvenirs mémorables.

Un centre millimétré. Fin de carrière.

En fait, non. La fête durera exactement 5 minutes et 26 secondes. Le temps pour Dugarry de décaler Jérôme Bonnissel, qui centre en première intention. En bon libéro, « le Laurent Blanc lorrain » est venu couvrir et faire don de son corps, en interceptant le centre de son visage. KO technique — le géant est à terre.

Sylvain Kastendeuch ne verra rien de la fête. Mieux encore, il n’en aura aucun souvenir. Il sera évacué sur le parking, puis vers l’hôpital pendant la seconde période. Pendant ce temps là, une autre lose aura lieu sur la pelouse. Les Girondins vont se saborder en perdant 2-0 face aux grenats. La défaite, conjuguée avec la victoire du Losc à Monaco, va priver les marines et blancs de la C1.

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Sylvain Kastendeuch lui, manquera Téléfoot le lendemain, où l’on souhaitait lui rendre hommage. Et oui, on parle d’une époque sans Zoom ni Skype, donc compliqué de faire un duplex du lit d’hôpital.

En ce moment, la planète sport ne parle que de la « Last Dance » de Michael Jordan avec les Bulls en 1998. Mais il va sans dire que l’on préfère largement « La dernière danse », non pas de Kyo, mais de Sylvain Kastendeuch, bien plus en accord avec nos valeurs FFL. Une fin de carrière qui avait tout pour être parfaite. Quelle idée d’aller contrer un centre de Bonnissel qui aurait probablement fini dans les tribunes…