Ligue 2 – Metz | Allez viens prendre un p’tit rouge à la maison


Danley Jean Jacques

Si la Liguain est le meilleur championnat du monde, la Ligue 2 n’a absolument rien à envier à l’élite française. Et ce n’est pas le FC Metz qui va nous contredire.

Cette 8e journée de Ligue 2 BKT avait débuté par le choc entre l’ASSE et les Girondins. Si l’année dernière, les deux équipes partageaient l’affiche du Losico, cette saison ces deux équipes sont les clubs phares de Ligue 2. Et ce sont les Verts qui sont sortis vainqueurs (2-0) de ce match de la peur.

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Après avoir si bien commencé, cette 8e journée ne pouvait pas se terminer sur un match anonyme. Il nous fallait un brin de folie, et le Stade Saint-Symphorien nous l’a offert sur un plateau.

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Le résumé du match Metz – Guingamp

Les joueurs ne tardent pas pour nous proposer du joga bonito. Sur un centre messin anodin, Vincent Manceau dégage le ballon en arrière. Une sorte de chandelle immense qui lobe parfaitement son propre gardien. 1-0 pour Metz, on part sur de très (très) bonnes bases.

Vont suivre alors 120 secondes de pure folie. Les Guingampais parviennent à obtenir un pénalty, bien aidés par le tacle non maîtrisé de Fali Candé dans la surface. 1-1. Mais sur le coup d’envoi suivant, l’En avant de Guingamp tient bien son nom. La défense monte hyper haut sur le terrain, alors que les pistons ne sont pas alignés avec leurs axiaux. Il suffit d’une perte de balle pour foutre un courant d’air mémorable dans la défense guingampaise. 2-1 pour Metz. Si Saint-Symphorien joue le rôle du douzième homme, Laszlo Bölöni est lui le treizième.

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Ce match prenait une tournure dantesque, et tout était sous nos yeux.

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Un enchaînement messin parfaitement parfait

Au quart d’heure de jeu, Ablie Jallow signe un doublé et permet à Metz de mener 3-1. Les Grenats ne le savent pas encore, mais les 75 minutes qui vont suivre seront gravées à jamais dans leur histoire. Vous ne savez pas de quoi nous parlons ? Regardez plutôt cet enchaînement technique digne du tiki-taka de Guardiola.

Cette symphonie en trois actes mérite toute notre attention. Le premier à prendre la poudre d’escampette est Boubakar Kouyaté. Et le défenseur malien ne traîne pas. Deux cartons jaunes écopés en l’espace de deux secondes. Le premier pour une bonne intervention en retard, le second pour une contestation légèrement trop véhémente auprès de l’arbitre. Le deuxième carton jaune est à mettre à l’actif du gardien Alexandre Oukidja. Alors qu’on joue la 45+3e minute, le portier se saisit d’un ballon aérien et laisse traîner sa patte sur l’épaule de Jérémy Livolant. Pénalty et rouge direct, alors même qu’il revenait de trois matchs de suspension. Génie.

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Le troisième étage de la fusée messine est l’œuvre de Danley Jean-Jacques. Peu après le coup d’envoi de la seconde mi-temps, le milieu haïtien craque complet et envoie ses deux pieds au niveau d’un tibia guingampais. Rouge direct également, histoire de ne pas faire de jaloux dans le vestiaire du FC Metz.

Rencontre arrêtée, fin de match bazardée

À 8 contre 11, la situation semble un poil compliquée pour les Grenats, d’autant plus que l’EAG a recollé au score en fin de première mi-temps.

À la suite de cette troisième exclusion, l’arbitre décide de suspendre le match durant 25 minutes, pour cause de menaces d’un supporter. Mais lorsque la rencontre reprend, vous vous doutez bien que les Messins n’en mènent pas large dans la dernière demi-heure. Avec trois joueurs de moins, autant vous dire que les espaces sont légion dans la défense des Grenats.

Alors vous ne serez pas surpris en apprenant que les Guingampais ont eu tout le loisir de planter trois buts. Alors que Metz menait 3-1 à la 15e minute, Guingamp finit par l’emporte 6-3. Jeu, set et match.

Bizarrement, Laszlo Bölöni n’a pas tenu à accorder ses félicitations à ses joueurs en fin de match. Mais plutôt à l’arbitre de la rencontre.

« Le Monsieur qui était là-bas, je ne veux pas l’appeler arbitre, il a fait son show » L. Bölöni

Un match à la française du début à la fin.

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