GP de France | Et Bottas libéra Max.


Grand Prix de France Max Verstappen
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Le GP de France au Castellet était jusqu’ici une longue sieste délicate accompagnée du soleil et d’un petit rosé bien glacé. Mais cette année, le suspens aura eu lieu, et tout cela sans crash ni Safety Car. Comme quoi.

Essais Libres et Qualifications

S’il y avait une cible en début de saison des moqueries, il est clair qu’elle était sur la tête de Nikita Mazepin. Mais dans l’ombre de la fumée des spins du pilote russe, 2 autres méritent une mise en lumière un peu plus forte. Tout d’abord, son coéquipier Mick Schumacher, qui va réussir une sortie de route… à peine quelques dizaines de secondes après le début de la première séances d’essais libres.

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Et lors des qualifications, il fera une « mini Charles Leclerc ». Quand le Monégasque se viande et assure la pole position, Mick Schumacher se viande lui lors des qualifs pour… assurer la première Q2 de sa carrière. A laquelle il ne participera donc pas.

Pour Yuki Tsunoda, l’histoire est différente. Après un premier Grand Prix excellent à Bahreïn qui laissait penser qu’il allait taquiner Pierre Gasly, la chute est aussi rapide que celles du Niagara. Et lors des qualifs, il se viande directement en faisant un tête à queue, twerk du bas de caisse pour se crasher gentiment dans le mur. Impossible de redémarrer, Yuki doit s’en aller. Il faut tout oublier.

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Côté résultats, Ocon échouera à la meilleure des pires places, 11e. Pierre Gasly lui, continue son honteux travail cette saison en s’offrant une P6 bien loin de nos attentes. En pôle, Verstappen qui est le seul a passer sous la minute 30.

Le Grand Prix de France

Le Grand Prix de France n’est pas connu pour être le plus passionnant de la saison, c’est un euphémisme. A la bataille pour le moins passionnant Grand Prix de la saison chaque année avec celui d’Espagne, il y a pourtant eu du spectacle dès… le tour de mise en grille. Carlos Sainz, pas encore sorti de la sieste, bloque ses roues et s’envoie dans les cruelles lignes rouges abrasives du Castellet.

La suite, un départ qui verra Verstappen partir devant mais rater son premier virage. Hamilton va donc le dépasser et, connaissant l’historique du circuit, s’envoler vers la victoire, pense-t-on. Mais les ingénieurs Mercedes vont s’endormir comme nous et se faire undercut par Red Bull dans le plus grand des calmes. Le Hollandais volant repasse donc devant et prend de l’avance tour après tour.

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Mais si les stratèges Mercedes sont endormis, ceux de Red Bull sont potentiellement complétement sous l’emprise de leur boisson fétiche. Palpitant à 180bpm, ils doivent se souvenir de Barcelone où Hamilton s’était arrêté pour revenir plus fort et doubler aisément leur poulain. Il vont donc faire le panic pit stop. L’arrêt parce que tu sur-interpretes tous les gestes. Comme quand à Pierre-Feuille-Ciseaux, tu fais Pierre parce que tu sais que ton pote sort que des Ciseaux et qu’il t’envoie une Feuille avec le plus grand sourire, les yeux dans les yeux.

Maintenant, il faut pour Verstappen doubler Bottas puis Hamilton. Alors, lorsqu’il rattrape le Finlandais, le 2nd pilote Mercedes a un job important. Laisser Verstappen le plus possible derrière lui.

Problème, en ce moment, Bottas sous pression c’est aussi solide que Taki Inoue à son prime. Il tient un demi-tour, rate complétement son freinage et ralenti autant Verstappen qu’un retardataire sous drapeau bleu. Rien ne peut donc plus arrêter Verstappen, qui s’en va reprendre sa première place dans l’avant dernier tour. Maxn libéré, s’en va voler vers la victoire. Au final, un Grand Prix de France bien plus excitant que ces précédentes éditions au Castellet. Et pour ça, on remerciera les ingénieurs bourrés.