Top 10 des pires erreurs d’arbitrage de l’histoire du football français


Thierry HENRY / But de William GALLAS - 18.11.2009 - France / Eire - Barrage retour - Qualifications Coupe du Monde 2010 - Stade de France - Saint Denis

Cette année 2022 est riche en émotions. Après avoir célébré les 32 ans de la main de Vata et bientôt les 40 ans du sublime attentat de Schumacher sur Battiston, il est de notre devoir de vous rappeler les dix erreurs d’arbitrage contre ou en faveur de la France, mais surtout contre. 

Si le sport est une discipline fédératrice pour une société, rassemblant des gens totalement différents sous les mêmes couleurs, un autre domaine permet de fédérer les aficionados de la FFL ; le sentiment de frustration. Et pour cela, qui de mieux que l’arbitre comme bourreau ? Censé être le seul gars neutre sur le terrain, il s’avère parfois que l’homme au sifflet devient très vite le 12e joueur d’une équipe.

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Autant d’ingrédients qui nous ont convaincus de vous soumettre le Top 10 des pires erreurs d’arbitrage concernant le football français, inspiré à partir de vos réponses. Car oui, il semblerait que vous partagiez également ce doux sentiment de frustration au vu de votre engouement sur les réseaux sociaux pour cette question.

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10. Lyon – Monaco 2014

29e journée de Ligue 1 2014.

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Il y a des rencontres où les joueurs alignés ne suffisent pas. Et pour cela, un petit coup de pouce de l’arbitre peut très facilement faire enrager les adversaires, surtout quand cette aide du destin intervient à trois reprises. C’est la situation qu’a subi l’OL lors de la réception de l’AS Monaco, avec une défaite 3-2 dont trois buts entachés d’un hors-jeu.

9. Nantes – Calais 2000

Finale de la Coupe de France 2000.

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Calais réalise une campagne de Coupe de France de dingue, élimine Bordeaux en demies et affronte Nantes en finale. Alors que le club de CFA tient le match nul face aux Canaris à la 89e minute, le joueur nantais Alain Caveglia amplifie un accrochage dans la surface et effectue un sublime saut en avant, comme s’il se trouvait sur un plongeoir. Mais c’est suffisant selon l’arbitre Claude Colombo pour siffler pénalty, et flinguer l’aventure calaisienne.

8. Saragosse – Caen 1992

Premier tour de la Coupe UEFA 1992.

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Le match retour entre Saragosse et le Stade Malherbe de Caen va faire émerger une star ; aucun des 22 acteurs, mais l’arbitre Howard King. Le Gallois avait certainement dû oublier qu’il devait arbitrer un match ce jour-là, et avait un peu trop traîné dans les bars la veille. Résultat, il sent l’alcool à plein nez, ce qui n’a pas échappé aux joueurs. Pour confirmer son état second, le Gallois invente un penalty imaginaire pour Saragosse et empêche Faouzi Rouissi de se présenter seul face au gardien pour un hors-jeu tout aussi imaginaire.

7. Lille – Manchester United 2007

Huitièmes de finale de la Ligue des Champions 2007.

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Emmené par Claude Puel et sa clique, le LOSC affronte l’immense Manchester United. Une confrontation serrée qui va se décanter par un fait de jeu délicieux ; à dix minutes du terme, Ryan Giggs reçoit la validation de l’arbitre Eric Braahmar pour frapper rapidement, pendant que Tony Silva est encore collé à son poteau pour placer son mur. Un but dans le vide pour la plus grande joie du fan mancunien Braahmar.

6. Dortmund – Auxerre 1997

Quarts de finale de la Ligue des Champions 1997.

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Il s’agit de la plus belle aventure européenne de l’histoire de l’AJA. En termes de contexte, on a rarement vu plus prestigieux, et pourtant cela ne va pas empêcher l’arbitre espagnol Garcia Aranda de briser les espoirs des Bourguignons. Si tous les fans de foot voient Lilian Laslandes s’élever plus haut que les défenseurs allemands et claquer un ciseau retourné au fond des filets, l’arbitre ibérique y voit lui un jeu dangereux. Un scandale parmi les scandales qui n’a pas volé sa 6e place de ce classement.

5. Barça – PSG 2017

Huitièmes de finale de la Ligue des Champions 2017.

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LE match qui a fait entrer le Paris Saint-Germain dans une autre galaxie footballistique. Si la remontada prend le dessus sur tout le reste, il ne faudrait pas non plus oublier la performance majestueuse de l’arbitre Deniz Aytekin. En cause, l’Allemand s’est gouré sur le penalty non sifflé sur Di Maria, mais en a vu un douteux sur Suarez dans les toutes dernières minutes. Un Blaugrana habillé en jaune. Pour l’anecdote, le PSG avait porté réclamation auprès de l’UEFA en signalant pas moins de dix erreurs commises par l’arbitre, en vain. Il ne fallait pas non plus faire annuler ce monument du football européen.

4. PSV – Lyon 2005

Quarts de finale de la Ligue des Champions 2005.

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Certainement le plus grand cauchemar de l’histoire de l’Olympique Lyonnais. Confrontés aux Néerlandais du PSV Eindhoven, les Gones ont savamment bazardé leur match aller, conclu sur le score de 1-1, avant de récidiver au retour. Puis un éclair de génie brésilien intervient à la 100e minute, Nilmar dribble son compatriote Gomes avant de s’écrouler dans la surface. Il y avait pénalty sur Nilmar, et c’est ce qui est encore plus beau.

3. Benfica – OM 1990

Demi-finale de la Coupe des clubs champions 1990.

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Trois ans avant le sacre de l’Olympique de Marseille face au Milan AC en C1, les Marseillais avaient goûté à la main du célèbre inconnu Vata Matanu Garcia. Trop court sur un corner, l’Angolais avait préféré placer sa main pour assurer le coup. Lui-même reconnaîtra plus tard qu’il n’y avait pas main alors que les images le prouvent ; en termes de frustration débordante cette affiche est clairement l’une de nos favorites.

2. France – Irlande 2009

Barrages éliminatoires pour la Coupe du monde 2010.

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Vainqueurs 1-0 en Irlande, les Bleus réalisent le match parfait au retour en étant mené sur le même score au Stade de France jusqu’aux prolongations, et cette fameuse 102e minute où Thierry Henry se ramène le ballon dans sa direction avec l’aide de sa main avant de servir sur un plateau William Gallas. Un toucher de balle digne d’un joueur NBA, et un but qui qualifie la France pour le Mondial 2010. Merci Titi, sans toi nous n’aurions jamais connu Knysna.

1. France – Allemagne 1982

Demi-finale de la Coupe du monde 1982

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40 ans plus tard, le traumatisme est toujours présent. Opposés aux Allemands, les Bleus avaient en ligne de mire leur première finale de Coupe du monde, mais le « Séville 82 » est passé par là. Alors que les deux équipes étaient à 1-1, Michel Platini envoie Patrick Battiston seul face au gardien, avant que Harald Schumacher ne décide de le découper dans les règles de l’art sans écoper du moindre carton jaune. Et comme il y a une justice dans la vie, c’est en plus l’Allemagne qui se qualifie pour la finale à l’issue de la séance de tirs au but. Pour l’éternité.

Hors-catégorie : France – Koweït 1982

Match de poules de la Coupe du monde 1982.

Décidément ce Mondial 1982 a eu son lot de décisions ubuesques. Alors que les Français mènent aisément 3-1 face au Koweït, Alain Giresse plante le quatrième. Mais tandis que le but est validé, le frère de l’émir du Koweït descend en personne sur la pelouse pour faire annuler le but, ses joueurs ayant été déconcentrés par un coup de sifflet depuis les tribunes selon lui. Les échanges durent, et l’arbitre finit pas céder face aux menaces du dirigeant. C’est simple le football quand vous avez le frère d’un émir qui vous soutient.