Euro 2020 | France – Suisse | Le 3-5-2 de légende


France Suisse
La bible de la Lose du sport français

La France a de nombreux fiascos stratégiques dans son histoire. Il y a eu la vente de la Louisiane. Puis la certitude de la force de la ligne Maginot. Ensuite, le double piston droit Reveillère-Debuchy pour faire trembler l’Espagne en 2012. Puis le 3-5-2 de Blanc face à City. Alors, entre ici, Didier Deschamps et ton 3-5-2 avec Lenglet. Karim a peut-être sauvé la patrie, mais tu as toute ta place quand même.

Une première mi-temps épique.

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Depuis le début de journée, la rumeur de la tentative stratégique de Didier Deschamps grandit. Un 3-5-2 de derrière les fagots qui, contrairement à celui de Laurent Blanc, aurait été travaillé à l’entraînement. Cerise sur le gâteau, la titularisation de Clément Lenglet, qui n’a pas joué un match officiel depuis Mathusalem. Mais bon, en face, on a la Nati. Les Suisses sont experts dans l’art d’être inoffensifs une fois les poules passées. On parle quand même de l’unique Nation à avoir été éliminée d’une coupe du Monde sans encaisser aucun but.

Alors, peut-être que la France a pris ça pour un amical, mais passé 5 minutes de moyenne domination, les regards et langages corporels ne trompent personne. Ils sont complètement perdus sur le terrain. Rabiot ère sans but dans son couloir, le trio Mbappé-Benzema-Griezmann s’amuse à tirer dans les défenseurs Suisses, Kanté a un point de côté et Lenglet apprend à courir avec des crampons.

Alors, ce qui devait arriver arriva. Zuber récupére, centre et Seferovic envoie un coup de casque alors que Lenglet regardait l’écran géant pour voir s’il était bien placé. La climatisation suisse, ponctuée d’un gloubiboulga tactique français. A la demi-heure, Didier Deschamps doit succomber à la tentation. Merci pour ce moment.

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Seconde mi-temps : le kamoulox géant

Et si l’on pensait que le retour des vestiaires et la sortie de Lenglet pour Coman allaient changer la face du match, on s’est tous regardé en chien de faïence au début. Et lorsque Pavard tente un ventriglisse mais emporte Zuber avec lui. Zuber idée : penalty.

Et à ce moment là, on était au top de l’Everest de la confiance. En effet, Lloris n’a pas arreté un penalty en Bleu depuis… novembre 2012. Sereins.

La suite, vous ne la connaissez que trop bien. Benzema va souffler des mots magiques à Hugo, qui réalisera l’inimaginable. Arrêter un penalty. Juste derrière, Benzema va nous sortir un geste de l’espace pour ramener le ballon devant lui et piquer devant Sommer. 1 partout, puis 2-1 juste derrière. Et 3-1 après une praline à jojo de l’espace de Pogba. La FFL est touchée. La FFL est groggy. Mais la FFL reste debout. Toujours vivante.

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La confiance revient dans le camp français, ça dédouble, ça joue facile et… ça prend un second but.  Mbabu regarde Rabiot et Coman se regarder, et envoie un Centre à Seferovic, qui envoie une nouvelle fois son coup de casque. 3-2. Un but refusé pour hors-jeu plus tard, la libération viendra dans le temps additionnel. Gavranovic crochète Kimpembe qui nous offre une mini-Boateng et s’en va fusiller Lloris. 3-3, même scénario qu’à 18 h. Coman aurait pu changer la donne, mais la transversale de Sommer en décidera autrement.

Les prolongations

La France a peur. Alors qu’elle contrôlait le match tout aussi bien que l’ORTF, elle s’est liquéfiée pour s’emmener toute seule en prolongations. Ces dernières seront calmes, plus calmes du moins. L’entrée de Giroud aura permis de se réconcilier avec Mbappé. Petite frappe sur les fesses de Kyky pour un 6m assuré.

On est donc parti tout droit vers la pire chose pour le cœur de n’importe quel fan. Les tirs au but. Et on ne va pas faire les madames  Irma, mais quand Fred Calenge nous a dit que Mbappé tirait en 5. Nous savions.

Le reste appartient à l’histoire. La France est la première nation en 67 ans à perdre contre la Suisse dans un match éliminatoire. À Jamais les Premiers.