Jeux Olympiques Tokyo 2020 | Le récap de midi de la FFL – Mercredi 4 aout


La bible de la Lose du sport français

Après une nuit assez calme, les vents se sont levés pour la FFL. Avec un exceptionnel finish FFL, avec ce qu’il faut de perfide Albion pour assaisonner le tout. Bon appétit bien sûr

Cyclisme sur Piste

Le keirin féminin était introduit ce matin. Et dès les séries, la Team France se fait de suite remarquer. Première Française engagée, Coralie Demay n’a même pas la possibilité de produire son effort qu’elle se fait enfermer. Avant-dernière. Direction les repêchages. Pour Mathilde Gros, la surprise est encore plus grande. Favorite de son groupe, elle souhaite mener la danse en se plaçant en première position. Mais c’était sans penser qu’elle se ferait déborder de tous les côtés. À tel point qu’elle lâche son effort à une boucle de l’arrivée. Dernière. Course maîtrisée de bout en bout.

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La vitesse hommes faisait également son apparition dans les Jeux Olympiques aujourd’hui. Côté français, deux cyclistes sont alignés : Sébastien Vigier et Rayan Helal. Si le premier sort sans encombre des qualifs, le second y parvient pour 5 petits centièmes. Le timing à la française.

Mais dans son duel face à Denis Dmitriev, notre Rayan national ne prend jamais la mesure de son adversaire. La carte aspiration vole en éclat. Recalé.

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Les derniers espoirs sont donc sur les épaules de Sébastien Vigier. Opposé au Canadien, Vigier le devance d’un demi-boyau. La rage. Il empêche les Français de réaliser un sans-faute dès le premier tour. Ce sera finalement un petit 3 sur 4 aux repêchages.

C’est Mathilde Gros qui donne le coup d’envoi de ces fameux repêchages. Une nouvelle fois elle prend les devants et fournit son effort, mais craque sur les 20 derniers mètres. La voici 2e à égalité avec la 3e. Une seule des deux verra le jour des quarts. Malheureusement la photo finish propulse la Française au tour suivant. Ce n’est que partie remise.

Pour Coralie Demay la chanson est différente. Alors qu’elle a la tête, position pourtant très avantageuse sur cette piste tokyoïte, en une accélération elle se fait gober par ses trois concurrentes. Et finit bonne dernière, 5 mètres derrière les autres. Très certainement envieux de sa compatriote, Rayan Helal connaît le même sort. Et c’est une journée de repos qui s’offre à eux demain. Sébastien Vigier et Mathilde Gros n’auront eux pas droit à la grasse mat’. Sans véritable crainte de médaille.

Pour conclure cette nouvelle journée de dingue au cyclisme sur piste, l’Italie et le Danemark s’affrontent pour le titre olympique de la poursuite hommes. Alors que les Danois font la course en tête, et comptent jusqu’à 8 dixièmes d’avance à trois tours de l’arrivée, Filippo Ganna nous refait le même coup. Le Transalpin remonte le retard, fait gagner les siens et établit par la même occasion le nouveau record olympique. La routine quoi.

Voile

Encore une medal race (ultime régate avec points doublés) avec un équipage français en position de nous mettre la fessée. En catégorie 470, Camille Lecointre et Aloïse Retornaz abordaient leur dernière course en 2eposition, avec la ferme attention de la conserver face au bateau polonais qui les talonnait. Devant, la médaille d’or semblait promise aux Anglaises. Néanmoins, malgré la médaille côté français, c’est surtout un nouveau chapitre de l’amitié franco-anglaise qui s’est écrit ce mercredi. En lettres d’or, ou de bronze. 

 Parties mollement, les Françaises se retrouvent vite à jouer la 5e -6e -7e place de la medal race. Pour obtenir la médaille d’argent, il ne faut pas que le bateau polonais soit à plus d’une place devant. Pendant la régate, ça rive, ça dérive, ça prend le dévent, ça déploie le spi, bref ça fait plein de choses sans qu’on comprenne quoi que ce soit. Si ce n’est une chose. L’embarcation tricolore avance autant que Cannabis monté par Numérobis : pas du tout.

 On exagère, mais avant la dernière bouée (le dernier virage), Lecointre et Retornaz sont 6es, les Polonaises 5es. C’est triste, mais l’argent semble assuré. C’était sans compter sur nos amis de la loyale Albion. Sorties de nulle part, les Anglaises décident très sportivement de s’arrêter et de laisser passer les Polonaises à la dernière bouée. S’ensuit un magnifique geste de remerciement de la Polonaise envers le bateau britannique. Dans nos veines. La 3e place au général est acquise pour la France, la FFL ne pouvait espérer mieux.

 

 

Parce que les Français ne sont jamais contents, le clan tricolore décide de porter réclamation dans la foulée. Sitôt la réclamation déposée, la FFL s’inquiète. Car non seulement les Françaises pourraient récupérer l’argent, mais l’or pourrait aussi finir autour de leur cou si les Anglaises venaient à être sanctionnées. 

France Tv nous explique les règlements : article Q2.4, article RCV2, ordre 66, bref on n’a rien compris avant que Matthieu Lartot ne nous annonce la bonne nouvelle : la réclamation n’aboutira pas. Médaille de bronze pour la France. Comme quoi, faisons confiance aux arbitres, ils savent ce qu’ils font. Boxeurs français, qu’en dites-vous ?

Il y avait déjà eu l’affaire Quiquampoix (on rappelle qu’on n’a toujours pas vu les cibles) où la FFL s’était sentie lésée. Là, on était prêt à faire appel pour de la voile. Pour de la voile… Ce que ces Jeux olympiques nous poussent à faire, c’est pas croyable.

Escalade

Il y a 2 jours, nous ne connaissions rien à l’escalade, à part ces collègues qui te proposaient d’aller « faire des blocs » après le taff alors que toi tu préfères largement être à bloc sur les pintes. Mais, une fois au pied du mur, il est nécessaire de se rendre compte de 2 choses :

  1. C’est sacrement spectaculaire
  2. C’est totalement anti-FFL
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Après une première journée dominée de la tête et des épaules par les frères Mawem, on allait à reculons sur l’épreuve féminine. Et à raison. Dès la vitesse, Anouck Joubert se classe deuxième et Julia Chanourdie 8e. Alors oui, le combiné du bloc semble avoir un peu ralenti les ardeurs des tricolores, mais on reste sur nos prises. On ne sait trop bien que la chute est si vite arrivée.

Demain, les Hommes iront en finale, mais sans Bassa Mawem, qui s’est blessé.

Et ça, à la FFL, nous ne le célébrons pas.