XV de France | Top 10 des défaites à la sirène (ou presque)


Sexton France Irlande rugby
Photo : PA Images / Icon Sport

Depuis dix ans, le XV de France n’a pas été avare quand il s’agissait de prouver sa fidélité à la lose. Et il a prouvé à maintes reprises qu’il maîtrisait un scénario particulier à la perfection : le craquage lors du money-time.

10. Angleterre-France 2021 – La vidéo a toujours raison

On commence ce top tout doucement avec une défaite frustrante juste comme il faut. Depuis l’arrivée de Fabien Galthié à sa tête, l’équipe de France a perdu son lustre d’antan (comprenez les années 2010), celui où la défaite faisait foi. Cet Angleterre-France à Twickenham dans le tournoi des VI Nations est bien indécis. Quelques semaines auparavant, l’équipe bis des Bleus a frôlé la trahison en venant s’incliner seulement lors des prolongations de la finale de l’Autumn Cup (voir 3e place de ce top).

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Sur ce match, l’équipe de France est franchement à des années-lumières de ce que la FFL attend d’elle, il n’y a qu’à jeter un oeil sur les notes des joueurs pour s’en rendre compte. 13-20 pour les Français à la 50e minute. Heureusement, la FFL peut toujours compter sur des alliés bien tapis dans l’obscurité (du car vidéo dans le cas présent) quand ses soldats lui font défaut. Ce jour-là, l’arbitre irlandaise décide à distance de valider l’essai vainqueur d’Itoje (76e) alors qu’Andrew Brace était prêt à donner un mêlée à 5m. 23-20 pour les Anglais. La glorieuse incertitude du sport comme on dit.

Donc bon, c’est pas la plus belle des défaites de ce top mais il en fallait bien une dixième. Un top 9, ça a moins de gueule quand même.

9. Argentine-France 2012 – Les Pumas contre-attaquent

En 2012, la France se rend en Argentine pour sa tournée d’été. Elle n’a plus gagné chez les Pumas depuis 1998. Alors pendant 77 minutes, les Bleus respectent leurs adversaires et leur offrent une véritable opposition engagée (avec notamment un essai de Picamoles pas piqué des hannetons, il faut le dire). 16-20 en faveur des Français quand il ne reste plus que cinq minutes à jouer. En bons invités, les Tricolores ont prévu un cadeau pour le dessert. Offensive menée par Michalak, passe après contact pour Ouedraogo. Ouedraogo percute, passe après contact pour… personne bien sûr ! Enfin si, un Argentin. Contre-attaque finement jouée, ça fait 23-20.

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Quelques jours plus tard, les Bleus ne se feront pas avoir une seconde fois et l’emporteront (10-49). Mais bon, comme on dit, l’important, c’est l’impression qu’on laisse lors du premier rencard.

8. France-Afrique du Sud 2018 – Le chrono homme du match

Fin 2018, Jacques Brunel n’en est pas à sa première défaite dans le money-time (vous verrez pourquoi plus bas). Alors ce revers contre l’Afrique du Sud reste un peu moins en travers du gosier que celui vécu en début d’année contre l’Irlande. À la FFL, on retiendra que le XV de France a eu plusieurs opportunités de l’emporter pendant la rencontre. C’est non sans émotion qu’on revoit Teddy Thomas enclencher, et surtout saborder, une contre-attaque à 3 contre 1 en première période (2’10). Et à quelques secondes du gong, lorsque les Bleus s’apprêtent à jouer une mêlée à 5 m de l’en-but sud africain, 26-22 au tableau d’affichage (qui nous a peut-être bien aidé ce soir-là…), on se dit que malheureusement, ce sera soir de victoire à Saint-Denis. Mais impossible n’est pas français. Les Tricolores sont pénalisés et les Springboks tentent de trouver la touche. Qu’ils trouveront grâce au peton de Penaud (et au chronomètre qui bugue un peu). Trois minutes plus tard, Mbonambi en terre promise. 26-29 propre et net.

7. Italie-France 2011 – À jamais la première

Pour celle-ci, on ne le cache pas, c’est surtout le contexte qui sublime la lose. À l’époque, la France est tenante du titre des VI Nations et elle vient de remporter ses deux premiers matchs contre l’Ecosse et l’Irlande. Et avant ce 12 mars 2011, jamais les Bleus ne s’étaient inclinés en terre italienne pendant le tournoi.

On n’assiste pas à une fin de match réellement spectaculaire puisque le retournement de situation s’effectuera sur une pénalité italienne à la 75e (22-21). On est loin de la lose la plus dramatique mais bon. Quoique…En fait, perdre d’un point (22-21) alors que l’on menait encore 6-18 à l’heure de jeu et qu’en première mi-temps, Aurélien Rougerie aurait pu inscrire un essai s’il ne l’avait pas joué 7e compagnie (ou Francky Vincent, selon votre appétence culturelle) (0’56), ça reste une performance notable.

Ce match aura pour conséquence le renvoi du groupe de six joueurs dont Chabal, Poitrenaud ou Jauzion. Ce qui permettra au sélectionneur, Marc Lièvremont de préparer au mieux le Mondial à venir (et de faire de la place pour laisser briller un certain Craig Joubert en finale).

6. France-Galles 2019 – L’échauffement de Vahaamahina

Il est des choses qui ne changent pas dans le rugby : on joue à 15, les passes doivent se faire vers l’arrière et Sébastien Vahaamahina aide les Gallois à remporter leur match contre le XV de France. Lors du match d’ouverture du tournoi des VI Nations 2019, le Calédonien réalise la première de ses deux dingueries de l’année (la seconde viendra plus tard, rassurez-vous). Mais n’octroyons pas tout le mérite de cette défaite au deuxième ligne français car la performance a été collective ce soir-là.

16-0 à la pause pour la France. Constat triste mais bien réel. La France est meilleure. Une question se pose : devons-nous nous infliger une seconde période ? La réponse est oui bien sûr (sinon, on aurait fait un top 9). Dès le retour du vestiaire, les Bleus encaissent un essai. Puis Huget se la joue Francky Vincent (ou 7e compagnie, ça dépend ce que vous avez choisi un peu plus haut) et offre le premier cadeau à George North (3’00).

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On aborde les dix dernières minutes : 19-17 pour les Français qui restent offensifs. Moment choisi par Vahaamahina pour réaliser une passe sautée vers Yoann Huget. Un amour de transmission qui finit dans les bras du décidément gâté George North. Le premier chapitre de l’amitié franco-galloise.

 

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