GP de Silverstone | Hamilton ou Leclerc de génie.


Grand Prix de Silverstone. Pour cette première dans l’histoire de la F1, et l’intégration d’une course sprint en guise de qualifs, on s’attendait à zéro rebondissement. La suite nous a prouvé que notre connaissance du sport était aigüe. 

Qualifications

Vous en aviez marre des séances d’essais où il était quasiment impossible de ne pas roupiller lors de la traditionnelle simulation de Grand-Prix ? Avec des temps au tour 10 secondes plus lents ? Et où les blagues de Jacques Villeneuve et de Julien Febreau étaient le seul moyen de tuer le temps ? Si vous vous reconnaissez comme « la victime du vendredi », alors vous avez sans doute surkiffé le nouveau format.

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Pour la première fois, une séance de qualifs s’est déroulée le vendredi. Pour la course ? Que nenni. On se rapproche davantage à une qualifs d’une séance de qualifs. Si le format évolue, le constat reste identique : Russell place sa charrette en Q3, Ocon derrière Alonso, Raikkonen 17e et Mazepin dernier. Va falloir trouver autre chose pour nous prendre à contre-pied.

Course Sprint

17 tours seulement, certes. Mais 17 boucles plus excitantes que les 140 en Autriche sur les deux courses confondues. Dès l’extinction des feux, Hamilton nous refait une Bakou en foirant son départ. Il ne reverra plus Verstappen. Mais le vrai chef-d’œuvre vient de derrière. Parti en gommes rouges, Alonso gobe 6 monoplaces en 4 virages. Pourtant motorisé par un bolide français. Ce qui rend l’exploit encore plus grand.

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Mais il ne fallait pas s’attarder trop longtemps sur le pilote Alpine. À l’arrière de la course, Mazespin frappe une nouvelle fois encore très fort. Malheureusement pour lui, c’est sur son propre coéquipier qu’il frappe. Pour finir en tête-à-queue. Du grand classique désormais.

Le GP de Silverstone

Le départ continue sur la même lancée que la course sprint. À peine une moitié de tour réalisée que Verstappen termine à 280 km/h dans le murs de pneus. Drapeau rouge. S’en suit une autre course sprint, celle entre Toto Wolff et Christian Horner pour aller se plaindre chez Michael Masi. La course dans la course. Hamilton prend finalement une pénalité de 10 secondes. Les grandes guibolles de Toto n’auront pas suffi.

Lors du restart, Vettel nous offre un tête-à-queue comme il sait si bien les réaliser. Une toupie qui le fait passer de la 7e à la dernière place. Comme à la bonne vieille époque de Ferrari. En parlant de la Scuderia, on a rarement vu plus maso que les hommes en rouge. Pourtant leader de la course, Charles Leclerc se plaint soudainement d’une coupure moteur. Un petit remake du Grand-Prix de Bahreïn qui fait bien plaisir. Si Sainz commençait légèrement à sourire en pensant au malheur de son coéquipier, il ne s’attendait certainement pas à se prendre un arrêt de 12 secondes en pleine tête. Ah, sacrée Scuderia.

La fin de course est aussi haletante que les dernières minutes de France – Suisse. Comme à son habitude, l’agent Valtteri joue son rôle de faire-valoir. Le Finlandais cède sa deuxième place à Hamilton au bout de la seconde ligne droite du circuit. L’humiliation ne pouvait pas être pire. Mais la remontada de Lewis ne s’arrête pas là. Malgré sa pénalité, le Hammer Time a raison de Prince Charles. Dans une ambiance de folie. Bon Dieu que ça nous avait manqué.

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