Tour de Suisse | Alberto Bettiol, l’homme qui croyait avoir gagné.


À moins de trois semaines du début du Tour de France, nos voisins suisses proposent au peloton une répétition générale. Mais ils ne pensaient certainement pas assister à une giga boulette made in Italia. L’auteur ? Alberto Bettiol.

Le Tour de Suisse est l’occasion pour tous les coureurs d’effectuer une répétition générale avant le Tour de France. Mais pour certains, il s’agit avant tout d’une occasion rêvée pour se faire un nom dans la galaxie de la lose. Le génie du jour ? Alberto Bettiol.

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Le peloton ralliait aujourd’hui la ville suisse au doux nom de Küsnacht à celle d’Aesch, pas mal non plus niveau phonétique. Si très vite dix coureurs intègrent l’échappée du jour, neuf sont repris par le peloton. Hormis le Norvégien Andreas Leknessund qui reste seul en tête à 17 kilomètres de l’arrivée. Mais ce petit détail semble échapper au peloton, et ce pour notre plus grand plaisir.

La célébration bête de Bettiol

Sous les hourras de la foule, Andreas Leknessund remporte l’une des victoires les plus importantes de sa jeune carrière. Cependant, le peloton semble décidé à jouer la 2ème place. Avec une tension et une agressivité qui nous étonne pour une place d’honneur. L’Italien Alberto Bettiol règle le sprint 38 secondes après le Norvégien et lève un poing rageur vers le ciel. Notre sang ne fait qu’un tour avant que l’on comprenne. LA BOULETTE.

Le pire dans tout ça, c’est sans doute le reste du peloton qui prend le temps de congratuler l’Italien pour sa pseudo-victoire. Et les caméramans qui s’empressent autour d’Alberto. On imagine à peine l’ascenseur émotionnel qu’il a ressenti quand il a appris qu’il était finalement le premier des autres. Entre deux respirations pour retrouver son souffle, le vainqueur Andreas Leknessund ne peut retenir un fou rire limite moqueur. Magique. Mais Bettiol a de l’autodérision, et préfère rire de cette situation.

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« J’ai battu mon copain italien, Matteo Trentin, donc j’étais content quand même (…) Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Tous mes copains sont en train de me chambrer » A. Bettiol

Bettiol n’a cependant rien inventé. Une certaine Anniemiek Van Vleuten pensait être championne olympique lors des JO 2020 à Tokyo. Persuadée d’avoir décroché la médaille d’or alors qu’elle venait en fait de rafler l’argent.

Seul le cyclisme peut nous transmettre de pareilles émotions.

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