Tennis | Ces 5 fois où Tsonga a trahi notre institution.


La nouvelle a été aussi surprenante qu’attendue ; Jo-Wilfried Tsonga a annoncé sa retraite à bientôt 37 ans. Si quelques performances FFL nous viennent bien évidemment de suite à l’esprit, c’est surtout l’occasion de revenir sur les 5 moments de sa carrière où Jo nous a fait perdre notre sérénité. Cela ne nous ressemble pas, mais à situation exceptionnelle article exceptionnel.

Mercredi 6 avril à 20h32, Jo-Wilfried Tsonga a décidé de faire exploser la twittosphère, le monde du tennis et nos petits cœurs français. Au cours d’une vidéo, l’ancien numéro 5 mondial nous a appris que Roland-Garros serait son dernier tournoi. Quelle foutue poussière dans l’œil mes amis.

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Les coups durs s’accumulent. On vous avoue que le bon esprit règne en maître sur notre fâcheuse tendance à savourer les défaites françaises, raison pour laquelle nous avons listé les 5 moments où les coups droits foudroyants de Jo ont réussi à nous mettre dans le doute. Et Dieu sait que ce n’est pas chose aisée.

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5. JO 2012 : médaille d’argent en double

En 2012, Tsonga dispute ses premiers Jeux Olympiques à Londres dans l’enceinte de Wimbledon. Le Français se hisse jusqu’en quart de finale, mais s’incline face à Novak Djokovic, à un match près de pouvoir se battre pour la médaille en chocolat. Alors le Manceau se rabat sur le double.

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Avec son compère Llodra, ils se défont de l’Argentine, l’Inde, le Brésil et les redoutables espagnols, composés de David Ferrer et Feliciano Lopez. Une victoire ponctuée par un dernier set remporté 18 jeux à 16. Toutefois la paire américaine en finale marque la fin du rêve ; les frères Bryan s’imposent et Jo remporte une médaille d’argent.

4. Bercy 2008 : premier Masters 1000

Alors qu’il s’est hissé en finale de l’Open d’Australie en début de saison, Tsonga nous provoque une nouvelle hypertension, qui plus est en terres parisiennes. Opposé à Novak Djokovic en huitièmes de finale, le Manceau tient sa revanche. Et il ne va pas se faire prier pour fusiller le Serbe sur le court de Bercy : 6-4, 1-6, 6-3.

Dès ce moment, Tsonga marche sur ses adversaires, les Américains Roddick et Blake en prennent pour leur grade. Le Français voit un dernier obstacle lui barrer la route en finale ; David Nalbandian. Expert pour faire déjouer ses adversaires, l’Argentin se fait déjouer lui-même et ne peut contenir la fougue du Manceau. Tsonga lève les bras à Paris, un adversaire est né.

3. Toronto 2014 : le Big 4 dans sa poche

Décidément les années se suivent et se ressemblent. Comme en 2008, Tsonga affronte Djokovic en huitièmes de finale au Masters 1000 de Toronto. Cette fois le Manceau n’aura pas besoin de trois sets pour se défaire du numéro 1 mondial, mais de deux petites manches 6-2, 6-2. Visiblement le choc créé suite à l’élimination du Serbe ne lui suffit pas, alors il décide de taper Andy Murray au tour suivant. Le râleur écossais ne peut pas grand-chose face aux coups de boutoir de Jo. Des gifles à faire rougir de colère Angry Murray.

Opposé à Grigor Dimitrov en demi-finale, vous l’aurez compris, cette étape ne nécessite que peu d’efforts pour se hisser en finale. Cette fois, c’est le maître de la discipline Roger Federer, accessoirement le numéro 2 mondial. Un duel âpre de près de 2 heures pour seulement deux sets joués, on vous laisse imaginer le nombre de fois où un rallye titanesque s’est installé entre les deux. Mais Jo apprend à Roger qu’il est possible de perdre un match de tennis, et s’en va soulever son deuxième Masters 1000 en carrière après avoir mis dans sa poche Djokovic, Murray et Federer en quatre jours. Tout simplement inJOuable.

2. Wimbledon 2011 : Federer expulsé de son jardin

Pour sa quatrième participation sur le billard anglais, Tsonga semble bien dans ses baskets. Un seul set perdu sur ses quatre premiers matchs en ayant rencontré notamment Grigor Dimitrov et David Ferrer. Solide, mais pas suffisamment avant d’affronter Roger Federer à son domicile selon les spécialistes. Et le début de match tend vers cette hypothèse ; le Suisse s’empare des deux premières manches aisément, et possède neuf orteils en demi-finale.

Mais il y a des après-midis où le sport français ne tourne pas rond, un bug dans le logiciel dont nous ne connaissons pas l’origine. Alors que 11 tennismen français sur 10 auraient baissé les bras, Jo décide d’y croire. Première anomalie. Le bougre commence étrangement à tenir ses jeux de service, et régale sur les trois dernières manches : 3-6, 6-7, 6-4, 6-4, 6-4.

Être mené deux sets à rien, réussir quand même à remporter le match, qui plus est face à Roger Federer, sextuple vainqueur de Wimbledon à ce moment-là. Et comme si ça ne suffisait pas, le faire dans sa résidence secondaire. Même onze ans après, les mots nous manquent cruellement.

1. Open d’Australie 2008 : première (et dernière) finale de Grand Chelem

Âgé de 23 ans seulement, Tsonga est encore inconnu du grand public contrairement à Richard Gasquet ou Gaël Monfils ayant éclos avant lui. Mais quand à son âge on cirait les bancs de la faculté, ou bien on faisait signer sa présence par des amis, Jo disputait lui son deuxième Open d’Australie. L’histoire ne s’en souvient peut-être pas, mais Tsonga se défait d’un certain Andy Murray au premier tour en quatre sets, avec un léger trou d’air dans la troisième manche perdue 6-0. Mais cette petite absence va très rapidement être gommée.

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Opposé à son pote Richard en huitièmes, le Manceau remporte ce duel franco-français, en profite pour surclasser Mikhail Youzhny en quart et retrouve Rafael Nadal en demi-finale, 22 ans seulement, mais déjà triple vainqueur de Roland-Garros. On s’attend à un rouleau compresseur et une victoire expéditive, et bien on va l’avoir. A la seule exception près que ce n’est pas le Majorquin qui lève les bras à la fin du match. Jo ne le sait pas encore, mais il vient de réaliser le plus gros match de sa carrière en terrassant Nadal 6-2, 6-3, 6-2 en moins de 2 heures.

Fort heureusement, Tsonga s’incline en finale face à Djokovic après avoir remporté le premier set. Tout est bien qui finit bien.

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Bon, on a été bon joueur jusqu’ici, mais on ne va quand même pas se priver de remercier Jo pour les nombreux exploits FFL qu’il nous a offerts dans sa carrière. Hâte du prochain Roland-Garros, théâtre de son dernier tournoi et pourquoi pas, de son ultime lose.