Si une écurie de F1 était un club de foot ? Partie 2


Photo: James Moy / PA Images / Icon Sport

Suite et fin du jumelage entre les écuries de F1 et les clubs de foot. Au menu ce jour : Haas, McLaren, Mercedes, Red Bull et l’immense Williams. Prenez vos lunettes, et rendez-vous à la fin de l’article !

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Haas

Club Deportivo Hermanos Colmenarez.

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Alors celui-là, on l’a clairement sorti de nulle part. Mais en y regardant de plus près, vous allez très vite vous rendre compte que les points communs entre Haas F1 et ce sublime club vénézuélien sont plus nombreux que vous ne pensez. Tout d’abord les deux équipes ont vu le jour en 2016, et étaient de ce fait inconnues au bataillon.

Mais là où la ressemblance commence à devenir vraiment troublante, c’est quand on évoque leur première saison au « haut niveau ». Avec sa doublette Grosjean – Gutierrez, Haas termine 8e au classement des constructeurs avec 29 points. Une répartition des points somme toute très équilibrée ; 29 pour Grosjean, 0 pour Gutierrez. Et devinez à quelle place termine le CD Hermanos Colmenarez en Primera División Venezolana ? Huitième of course.

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Cependant, même si le Venezuela est l’un des pays avec le plus fort taux de criminalité au monde, c’est bel et bien au volant d’une Haas que vos jours sont comptés.

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McLaren

Arsenal.

Si on vous dit team anglaise, bénéficiant de surcroît d’une hype incroyable chaque année, à qui pensez-vous en premier ? McLaren ou Arsenal ? Cette connexion va certainement convaincre le plus grand nombre. Avec deux palmarès florissants, la Papaya Team et les Gunners ont pas mal de difficulté à passer la seconde depuis quelques années. Pour Arsenal, le dernier titre en Premier League remonte à 2004, et les fameux Invincibles. Pour McLaren, leur dernier titre des constructeurs date de 1998. Celui de 2007 leur ayant été retiré grâce au sublime Spygate.

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Ainsi, nous possédons là deux institutions qui végètent dans les places d’honneur depuis quelques années. La réputation des Gunners les précède en ce qui concerne la légendaire 4e place en championnat. Pour l’écurie de Woking, elle n’a plus atteint la seconde place des constructeurs depuis 2011. La régularité, cet art si sous-estimé.

Mercedes

Bayern Munich.

Entre Mercedes et le Bayern Munich, le parallèle est tout tracé. Deux palmarès glorieux pour un seul flegme allemand. Quand ces deux équipes se décident à dominer sans partage, il ne sert à rien d’essayer de rivaliser. Les huit derniers titres constructeurs ont été remportés par Mercedes, les dix derniers pour le Bayern Munich. Le mot « concurrence » ne doit visiblement pas exister dans la langue de Goethe.

Mais contrairement à ce que pourraient laisser croire les apparences, malgré leurs titres, ces deux firmes allemandes ont vécu une giga déception la saison passée. Pour les Bavarois, l’élimination à domicile en quarts de finale de la Ligue des Champions face à Villarreal n’est toujours pas passée. Une humiliation qui n’avait pas été anticipée par le Bayern : « On ne plaisante pas avec nous. Nous n’avons pas peur » prédisait encore Manuel Neuer la veille du match. Au revoireuh.

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Pour les Flèches d’Argent, le drame a lui eu lieu loin d’Allemagne. À 6 200 kilomètres de là exactement. Lors du dernier Grand Prix de la saison à Abu Dhabi, Verstappen et Hamilton se battaient pour le titre. Si le sacre devait revenir au Britannique à quelques tours de la fin, c’était sans compter sur le coup de pouce divin de Nicholas Latifi. Voiture de sécurité, victoire de Verstappen, et une tirade de Toto Wolff qui résonne encore dans nos têtes.

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Red Bull

Manchester City.

À première vue, on pourrait difficilement comprendre ce qui les unit. Le premier a débarqué en F1 en 2005, quand le second foule les pelouses anglaises depuis 1894. Mais depuis un peu plus d’une décennie, ces deux équipes ont développé un appétit d’ogre. Chacune essaye de faire venir soit les meilleurs ingénieurs du paddock, soit les joueurs les plus bankables du moment. Pour monsieur tout le monde, on parlerait d’achat compulsif. Mais pour eux, on appelle cela l’ambition.

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Que ce soit Red Bull ou Manchester City, les deux outsiders sont parvenus à obtenir la tête du roi en place. RIP Mercedes et Manchester United. Leur grande réussite sur la dernière décennie permet à la FFL de pousser un ouf de soulagement en constatant qu’aucune d’entre elles n’est française. Mais rassurez-vous, françaises ou non, ces deux équipes ont traversé des périodes de lose qui nous sont chères.

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Williams

Nottingham Forest.
Un immense palmarès, fleuron du sport anglais durant les années 70, 80 et 90, puis plus rien. Le néant total. Le trou noir. Un silence assourdissant. Et une renaissance récente. Le parcours de Williams et de Nottingham Forest est un enchaînement de montagnes russes. Avec un point inscrit en 2019, et zéro en 2020, Williams a vu le bout du tunnel la saison passée en marquant 23 points. Même son de cloche pour le club de Nottingham Forest qui revient en Premier League après… 23 ans d’attente. Quand on vous dit que les planètes s’alignent.

Une chose est sûre, les deux équipes vont se battre pour ne pas terminer dernières de leur classement. C’est sans doute leur plus grande erreur que de mener un tel combat.

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