GP d’Abu Dhabi | Hamilton, champion du monde à un tour près.


GP d’Abu Dhabi. Ça y est, nous y voilà. Hamilton – Verstappen, Verstappen – Hamilton. Le mano a mano a duré toute l’année. Mais il s’est étendu jusqu’au dernier virage du dernier tour de la dernière course. Même nous, les mots nous manquent. Et Dieu sait que ça ne nous arrive pas souvent.

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Une avant course de haut vol

Une semaine après un Grand Prix en Arabie Saoudite complètement WTF, où Michael Masi a clairement été le 21e pilote, ça serait vous mentir si on vous disait que cette course ne nous a laissé aucune séquelle.

Alors qu’on se disait que le final à Abu Dhabi redeviendrait aussi soporifique qu’à l’ordinaire. Mais ce temps est révolu chers amis. La FIA s’est enfin rendue compte (après 12 éditions tout de même) que les virages à 90° étaient une merveilleuse idée pour les insomniaques ne parvenant pas à trouver le sommeil. À la place, des courbes à haute vitesse. Bon, il aurait tout de même était prudent d’avertir Kimi que le tracé avait été modifié.

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Si le Finlandais a vu les choses en grand pour son dernier week-end de course, son équipe n’a pas été en reste non plus. On ne peut que s’asseoir et applaudir.

Comme chaque année, la dernière course de la saison offre l’occasion aux teams de s’afficher une dernière fois au complet. La fameuse photo de famille. Petit problème quand le chef de famille n’est pas là par contre. Mais bon, on n’est plus à ça près chez Haas.

Essais et qualifications

Les dernières qualifs de la saison offrent leur plein de sensations. Alors qu’il avait réalisé un temps nettement suffisant en Q2 pour se qualifier parmi les dix premiers, Verstappen décide de retenter un tour en pneus mediums totalement inutile. Dès le premier virage, le Néerlandais fait un plat monstrueux sur sa gomme. Quoi de mieux pour changer sa stratégie en catastrophe et s’élancer finalement en pneus tendres ? Les ingénieurs Red Bull en sueur.

Toutefois cette Q2 nous offre un autre petit battement de cœur. Alors qu’il termine son tour qui devait facilement le faire passer en Q3, Alonso se fait gêner dans son dernier virage par Ricciardo. Ce même Ricciardo qui lui chipe sa dixième place sur son ultime tour. La grâce.

La Q3 débute sans aucun suspense. Les Mercedes roulent une demi-seconde plus vite que les Red Bull. Raison pour laquelle c’est Verstappen qui la colle à Hamilton. À ne plus rien y comprendre Bon, il faut dire que le sacrifice du champignon Perez n’y est pas étranger. Sur sa deuxième tentative, Hamilton refuse le champi doré de Bottas, et ne peut se rapprocher plus près que de 3 dixièmes du temps de Verstappen, le poleman. Derrière les deux candidats au titre, Norris claque le troisième temps. Perez 4e, Bottas 6e. Le départ va juste être dingue.

Le résumé du GP d’Abu Dhabi

Le départ de Verstappen est une merveille de sur place. Hamilton le décoiffe, et Perez doit ralentir pour ne pas lui rentrer dedans. Mais le pilote Red Bull n’a pas dit son dernier mot, et sur la ligne droite qui suit, le voici qui tente à nouveau un dépassement kamikaze dont lui seul a le secret. Hamilton ouvre la porte pour éviter un accrochage, et court-circuite de bon cœur la chicane. Moment parfait pour que Michael Masi fasse à nouveau son entrée en jeu. Mais après avoir travaillé sans relâche en Arabie Saoudite, le directeur de course australien décide de ne pas donner suite à cet incident. La sieste peut enfin débuter.

Voyant que Verstappen n’a absolument pas le rythme de Hamilton, Red Bull tente le tout pour le tout et utilise son bouchon préféré : Sergio Perez. Le Mexicain sort les épaules et donne un violent mal de tête au Britannique. Hamilton parvient à se défaire de cette sangsue mexicaine, mais a perdu 7 secondes en deux tours seulement. L’écart se remet à gonfler et frôle avec les dix secondes d’écart avec Verstappen. On peut reprendre notre sieste.

Mais c’était sans compter le réveil en sursaut sur la sortie de piste de Raikkonen. Des freins qui lâchent synonymes d’adieu pour Kimi. Suivi quelques secondes après par George Russell, pour qui sa dernière course chez Williams sera toute aussi triste. Vraiment une année à oublier.

Un finish de MALADE

Voyant que son coéquipier attire l’attention, Giovinazzi décide lui aussi de tirer sa révérence dans l’anonymat. L’Italien gare sa voiture au pire endroit du circuit, à l’extérieur d’une courbe à haute vitesse. Vous connaissez la sentence : Virtual Safety Car.

Tel un filou, Verstappen en profite pour passer aux stands et obtenir un arrêt gratuit. La course reprend, et le Néerlandais compte 17 secondes de retard à 20 tours de l’arrivée. Vous la sentez la remontada ? Eh bien elle n’aura pas lieu. Alors c’est le moment choisi par Nicholas Latifi pour se prendre un mur en pleine tronche, et provoquer l’entrée en piste de la Safety Car. Hamilton reste en piste, Verstappen entre aux stands. La bascule.

Frileux comme à son habitude, Michael Masi décide de ne pas autoriser les retardataires à céder leurs positions. Mais cette fois c’était trop gros, et dans l’avant-dernier tour l’Australien fait voler en éclats les rêves de huitième titre de Hamilton ; il laisse la course reprendre pour le dernier tour.

À la relance le pilote Red Bull reste dans les échappements de Hamilton, et le dépasse à l’amorce de la longue ligne droite. Le Britannique ne le reverra plus. Verstappen champion du monde. WAW.

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Les fans du Hollandais, bien critiques envers la FIA, sont déjà en train de faire le ménage sur leurs réseaux sociaux. Michael Masi forever dorenavant.

Cette année 2021 est unique dans l’Histoire.