Si une écurie de F1 était un club de foot ? Partie 1


On ne va pas vous mentir, les Grands Prix de Formule 1 nous manquent cruellement. Alors pour faire passer le temps, nous avons réfléchi aux possibles similitudes qui existeraient entre les écuries de F1 et les clubs de foot. Attention, certaines sont vertigineuses.
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Alfa Roméo

Crystal Palace.

À première vue, peu de points les rassemblent. Mais quand on creuse légèrement, on se rend très vite compte que ces deux entités sportives partagent la même passion : la francisation de leurs effectifs. Chez Alfa Roméo, la mue est venue de Frédéric Vasseur. Désigné team manager d’Alfa Roméo depuis 2016, Fred n’a pas réfléchi à deux fois pour faire venir des compatriotes. Jan Monchaux, le directeur technique, et Théo Pourchaire, pilote réserve.

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Sans oublier Julien Simon-Chautemps, ingénieur de course de Kimi Räikkönen, désormais à Canal + pour nous expliquer le comportement du flux de l’air sur l’aileron arrière ouvert lors d’un virage passé à 285 km/h. La base. Vasseur n’a pas non plus tergiversé quand il a fallu faire signer Charles Leclerc, français de langue mais pas plus. Ce qu’on ne ferait pas pour parler la langue de Molière au boulot.

Mais Frédéric Vasseur n’est pas le seul à avoir eu cette idée de génie. En Premier League, Patrick Vieira s’est inspiré du team manager d’Alfa Roméo depuis son arrivée l’été dernier à Crystal Palace. Sur les sept recrues la saison passée, trois étaient françaises : Odsonne Edouard, Jean-Philippe Mateta et Michael Olise. Dans le milieu, on appelle ça la « recette Alan Pardew ».

Nous ne pouvons qu’apprécier l’accent franchouillard de Jean-Philippe lors de son arrivée. Impossible de ne pas se remémorer les célébrissimes conférences de presse de Claude Puel. Comme l’impression qu’il répondait en français aux journalistes anglais.

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Alpine

FC Barcelone.

Lors de cette trêve estivale, ces deux institutions ont marqué leur sport pour de nombreuses années. Chacune a laissé une trace indélébile en suivant la même logique, reposant sur deux actes. La première partie de cette duologie consiste à surfer sur une panique monstre autour de la période des transferts.

Pour le Barça, on ne cesse de clamer qu’il n’y a plus un peso dans les caisses. Mais cela n’empêche pas les Culés d’enregistrer recrue sur recrue : Raphinha (58M€), Jules Koundé (50M€) ou bien encore Robert Lewandowski (45M€). Un coup de bluff digne du grand Bruel. À tel point que le propriétaire de Leeds United, Andrea Radrizzani, menace directement le Barça en cas de non-paiement.

Du côté d’Alpine, l’enchaînement départ surprise de Fernando Alonso – démenti d’Oscar Piastri a été rapide, mais terriblement efficace. La situation d’Alpine est désormais simple ; ils viennent de perdre leur pilote phare et n’ont encore trouvé personne pour le remplacer. Magnifiques ces vacances pour eux.

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Le second acte consiste à ne pas se laisser faire, et à montrer les biscottos en menaçant d’aller jusqu’en justice pour « défendre ses droits ». Comprenez par là : ils sont prêts à en découdre.

« Nous sommes sûrs à plus de 90 % d’aller devant la Haute Cour, c’est ce que nous ferons » O. Szafnauer 

Dans l’hypothèse où Alpine aurait gain de cause, la collaboration Szafnauer – Piastri s’annonce d’ores et déjà grandiose. On imagine bien Otmar sélectionner uniquement des pneus pluie pour Oscar durant toute la saison. Y compris dans la fournaise de Bahreïn. Même son de cloche pour le FC Barcelone, qui est prêt à annuler des prolongations de contrat effectuées en 2020, car jugées trop onéreuses. On sent par exemple que l’environnement dans lequel évolue De Jong est tout à fait sain.

En attendant les décisions de justice, une chose est déjà certaine, ces deux-là nous ont vendus du rêve durant cette « pause ».

Alpha Tauri

FC Barcelone B.

Il est bien connu que faire du sport, c’est bien, mais en famille, c’est encore mieux. Et cette maxime a été prise au pied de la lettre par certaines institutions dans de nombreux sports. Pour Red Bull, quoi de mieux que de trouver un homonyme italien pour sa petite sœur ? Toro Rosso, devenu désormais Alpha Tauri. Le giron Red Bull est très soudé, et ce n’est pas Pierre Gasly qui vous dira le contraire. Impossible d’en sortir une fois que vous avez mis le pied dedans. Si vous en sortez, vous pouvez quasiment dire adieu à la F1. Un peu extrême, on sait.

Au football, nous pouvons établir un parallèle avec le Barça, et son petit frère le FC Barcelone B. Comme Alpha Tauri, le Barça B est tapi dans l’ombre de son grand frère. Pouvez-vous nous citer ne serait-ce qu’un joueur actuel de l’équipe filiale des Catalans ? Bien évidemment que non. On vous rassure, les supporters barcelonais non plus.

Mais le parallèle ne s’arrête pas là. Si vous souhaitez bénéficier d’un ascenseur rapide et efficace pour votre immeuble, alors nous vous conseillons de vous tourner vers les modèles Alpha Tauri et Barcelone B. L’histoire se souvient des vainqueurs, mais rarement que Vettel, Ricciardo, Verstappen, Gasly, Xavi, Puyol et Iniesta sont passés dans ces filiales quasi anonymes. On retrouve un rôle aussi ingrat au tennis, avec le porteur de serviettes imbibées de transpi. Et qui se prend en plus des soufflantes s’il est un dixième trop long pour l’apporter.

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Petit bémol dans cette comparaison, le Barça B est interdit d’être promu en Liga du fait de son statut. Par contre, pour Alpha Tauri l’histoire est toute autre. Et on aurait préféré ne jamais la connaître.

Aston Martin

Manchester United.

Deux noms prestigieux qui font rêver des millions de fans dans le monde entier. L’un pour sa moisson de trophées avec Sir Alex, l’autre pour son association légendaire avec James Bond. Deux entités qui brassent de l’argent à ne plus savoir quoi en faire. Deux institutions qui n’hésitent pas à se servir de leur cash pour dérober des noms ronflants en fin de carrière. Et ce ne sont pas Ronaldo, Cavani et encore moins Vettel et Alonso qui nous diront le contraire.

Mais le principal point commun entre Manchester United et Aston Martin réside dans le fait que leur recette ne prend absolument pas. Comme une mayonnaise qui ne monte pas, ou un tartare cuit à point. La recette n’est pas bonne, et le résultat est indigeste.

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Toutefois, on ne peut pas s’empêcher d’imaginer un échange de personnel entre les deux teams. Entre le mécano Harry Maguire qui sabote la monoplace juste avant le départ et l’ailier Lance Stroll qui passe plus de temps en dehors du terrain qu’à l’intérieur, le choix est ardu.

Ferrari

PSG.

Qui d’autre que le Paris Saint-Germain pour être affilié avec la Scuderia Ferrari ? Quel autre club de football procure autant de plaisir à regarder quand il s’agit de conclure un grand rendez-vous ? Certainement le choix le plus évident de cette liste. Difficile de déterminer lequel des deux possède les stratégies les plus chaotiques dans les moments capitaux. On se souvient tous du 3-5-2 de Laurent Blanc face à Manchester City, ou bien des pneus hard chaussés sur Charles Leclerc en Hongrie. Sans oublier son double arrêt fatal chez lui, à Monaco. La liste est longue.

Mais le plus drôle dans tout cela, c’est peut-être le fait que ces deux mastodontes se refusent à apprendre de leurs erreurs année après année. La remontada catalane a fait suite à celles mancunienne et madrilène pour le PSG.

Pour Ferrari, chaque week-end est un nouveau défi pour accomplir une énième craquante en termes de stratégie.

Bref, deux monstres sacrés de leur sport.

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