Mondiaux de cyclisme | La journée calvaire de la FFL devant Alaphilippe


Alaphilippe, champion du monde 2021
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Alaphilippe a touché le fond en 2020, il creuse encore en 2021. Le problème, c’est qu’il nous fait couler avec lui. Parler c’est un peu se libérer alors il faut qu’on parle. La FFL vous livre le récit de sa terrible journée de la veille, minutes par minutes.

10h55 : C’est pas demain, c’était pas hier…

La tête encore dans le coaltar, nous apprenons que la course est lancée depuis un bon quart d’heure. Tant pis pour le Jour du Seigneur, le devoir nous appelle.

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11h05 : L’heure de gloire du cyclisme mongol

Huit échappés aux avant-postes. Pas de Français ni de favori parmi eux mais un coureur venu de Mongolie. Imaginez l’échappée va au bout et le nouveau champion du monde est Mongol. Non, on rigole… Mais imaginez quand même.

11h56 : Quelques badauds sur le bord de la route

Privés de Tomorrowland cette année, les Belges semblent s’être tournés vers la course cycliste du coin pour faire la fête. La Belgique, en plus de sa 1ère place au classement FIFA, assoit son statut de meilleure nation du supporterisme cyclisme. Ça commence à faire un joli palmarès.

12h37 : L’appel du ventre

Anthony Turgis sort de sa boîte. Choix cornélien : rester devant le poste ou aller déjeuner. Certains tentent bien de se détacher mais puisqu’il restent encore 4 heures de course, tout le monde s’en fout un peu. Résultat ? Le poulet-frites l’emporte.

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13h30 : La Bascuuule

France 3 commence sa diffusion. Alors que l’heure de la sieste approche, la bascule (la seule de la journée) est délicate mais bien négociée par la FFL. La course a démarré il y a presque 3 heures et hormis l’attaque mongole, toujours rien à se mettre sous la dent. La France est dans les rangs et pour le moment, on est encore loin d’imaginer le destin tragique de cette journée. La digestion commence, alors on prend nos précautions. Le percolateur est serré, le café coule.

14h10 : Solide sur nos appuis

L’échappée est reprise, le peloton se reforme. Les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Un homme sous surveillance : Julian Alaphilippe. Où se trouve-t-il ? Bien caché, RAS.

On se remate Chelsea – Manchester City en parallèle pour pallier l’ennui. But de Manchester City (le seul du match). À la construction, un certain De Bruyne. On ne le sait pas encore, mais ce sera le seul Belge à gagner quoi que ce soit ce week-end.

14h25 : Premiers leurres français

Cosnefroy et Turgis font les malins à vouloir sortir du peloton. Nous ne sommes pas dupes et restons vigilants. Il y a anguille sous pavé.

14h47 : On compte sur vous

Comme prévu, les Belges semblent être nos alliés les plus précieux dans la bataille qui s’annonce. Evenepoel nous paraît un peu trop enthousiaste cependant. Doucement petit, préserve tes forces.

15h09 : Cosnefroy dans son monde

Cosnefroy attaque pour la 692e fois de la journée. Sans oreillettes, le Normand n’a pas été averti qu’aucun prix de la combativité n’était décerné aujourd’hui.

15h12 : Arrêt technique

Pause pipi, assis, pour ne pas en mettre à côté et irriter encore plus madame qui tolère déjà gentiment les 6 heures d’écran imposées en ce dimanche. Le cyclisme peut parfois être long à regarder même pour les amateurs, alors imaginez pour les non initiés.

15h29 : Comment c’est loin

Ça y est ! Alaphilippe se (nous) réveille et place une première attaque à 58 km de l’arrivée. Tout le monde s’enjaille. À la FFL, on se frotte les mains. La force de l’habitude, on pense à tort que la création d’espoir joue en notre faveur. Elle est loin, elle est infiniment loin cette ligne d’arrivée !

15h37 : L’auto-contre-attaque

Alors que tout le monde récupère encore, le Tricolore en remet une à 50 km du terme. Seul Colbrelli le suit. En haut de la côte du Smeysberg, il manque son premier ravito mais pas le second. Faux espoir à la FFL mais peut-être la plus belle action de la journée pour Alaf.

16h12 : Coup de bambou

Le champion du monde en titre nous inquiète. Il vient de porter deux attaques consécutives que Van Aert et Van der Puel ont du mal à digérer. Silence de cathédrale dans le salon.

16h15 : Arrêtez-le !

Encore une offensive d’Alaphilippe. La voix d’Alexandre Pasteur commence à s’enflammer. Ça ne sent pas bon cette histoire. Il faut réagir et vite. On troque la position affalée pour un redressement immédiat, le dos est perpendiculaire au canapé. Les 324 « Ça va @fflose ? » reçus en notifications Twitter commencent à présager une fin d’après-midi compliquée.

16h36 : Sauver ce qui peut être sauvé

La FFL a compris et entame sa gestion de crise. Priorité : communiquer sans mauvaise foi ni déni.

16h38 : C’est la piquette

Alaphilippe parvient à éviter les dernières bières qui entravent son passage (promis c’est pas nous) et remporte un deuxième titre de champion du monde. On a tenu à rester assis tout l’après-midi, mais rien à faire, on s’est quand même fait fesser. Voilà, voilà… Y avait pas un Grand Prix de F1 aujourd’hui sinon ??

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20h11 : Il est l’heure de dire au revoir

La pilule a du mal à passer. La fièvre du dimanche soir il paraît…

Lundi matin, 7h45 : Help

Tout ceci était donc réel. On est vraiment repartis pour un an d’Alaphilippe avec la tunique arc-en-ciel… Vous connaissez un bon remède contre la gueule de bois ?