GP de Monaco : du gratin et un seul gadin


GP de Monaco : du gratin et un seul gadin 1

Le GP de Monaco a célébré la performance retentissante de Charles Leclerc, plus Français que Monégasque au regard de son abandon précoce. Le seul de la course. À domicile… Sinon, Romain Grosjean a doublé son capital de points. Youpi. 

La Fédération Française de la Lose compte accélérer la demande de naturalisation émanant du candidat Charles Leclerc. Chez lui, à Monaco, le pilote de la Scuderia Ferrari a signé une prestation digne d’une remontada subie par le PSG au Parc des Princes, en Ligue des Champions. Alors qu’il avait fait montre d’un infime espoir durant la troisième et dernière séance d’essais libres (1er chrono), le Monégasque a été trahi par son équipe durant les qualifications. Furieux d’échouer pendant la Q3, il est parti de la quinzième place, s’adonnant à la danse de la pluie pendant toute la nuit pour remonter une grille compliquée dans les rues de la Principauté. Les gouttes ne sont jamais venues et, malgré beaucoup d’entrain en début de course, matérialisé par des coups de volant fort courageux, il a fini par abandonner devant son public. Le pire dans tout ça ? Les autres ont tous terminé la course, une anomalie dans l’histoire du GP de Monaco connu pour exigence et les erreurs de ceux qui osent s’y aventurer. 

Grosjean double son compteur, à défaut des autres voitures

Du côté du contingent — vraiment — français, on commence à perdre patience avec Romain Grosjean, qui a décidé de doubler son compteur de points en empochant celui de la dixième place pour la deuxième course de rang. Un sérieux affront. Pierre Gasly, son compatriote, avait pourtant joué les complices idéaux de la lose en l’empêchant de sortir de la Q2 durant les qualifications. Résultat : un Grosjean qui est parti treizième pendant que son coéquipier signait le cinquième temps et un Gasly logiquement pénalisé. Bons princes, les Frenchies ont préféré laisser la lumière à Charles Leclerc.

On soulignera quand même la réaction digne du figurant Jon Snow de la série Game of Thrones : dépassé par Leclerc à la faveur d’une manœuvre osée, Grosjean lâcha un petit « C’était kamikaze ». L’hôpital qui se fout de la charité. Par chance, le naturel est vite revenu avec une pénalité liée à une ligne coupée à la sortie des stands qui le place derrière la Renault de Daniel Ricciardo au classement final. Car, on ne va pas se mentir, c’est un peu la lose de terminer derrière une Renault cette année. « Après, un point ou deux ça ne change rien », confesse-t-il à l’arrivée, avec l’ambition à la française qui le caractérise si bien. La course, tu la gagnes… ou tu la quittes. 

Gasly gagne un peu trop

Quoi qu’il en soit, Romain Grosjean a suffisamment retardé son premier et seul arrêt au stand pour éviter de finir à la place Ocon (la onzième place). C’était tout de même moins une. En revanche, la FFL a décidé de se désolidariser totalement de Pierre Gasly, qui assume très mal sa nationalité en se hissant dans le top 5 et en arrachant, en prime, le point du meilleur chrono en course. Avec onze unités glanées, il signe sa meilleure performance de la saison. Pourvu que cela ne dure pas. 

 

 

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