Castres revient à la raison


Castres revient à la raison
Castres champion de France, c’est comme si le PSG arrivait en demi-finales de Ligue des champions ou Jo-Wilfried Tsonga en deuxième semaine de Roland-Garros. C’était l’exploit de trop, déjà (et deux fois en cinq ans, 2013 et 2018). Mais le CO, enfin, a brillamment réparé l’anomalie. Ce week-end, et même ces dernières semaines, les Castrais ont retrouvé leur chemin.

A quatre journées de la fin du Top 14, les joueurs du sympathique Christophe Urios comptaient 10 points d’avance sur Montpellier, avec trois matches à domicile. Trois défaites, contre Toulouse (20-21), Montpellier (9-12) et surtout Toulon (16-25), alors que les Varois n’avaient plus rien à jouer. Cependant il fallait encore compter sur sa bonne étoile, ou plutôt sur le MHR.

Si Montpellier ne gagnait pas à Clermont, pas d’exploit pour Castres, qui rejoignait tout de même les barrages. Mais quand les planètes de la lose sont parfaitement alignées, quand on respecte à ce point les fameuses valeurs de l’ovalie… Il n’y a rien à faire. Les Héraultais, très décevants, s’imposent à Michelin (27-28) , au terme d’un suspens insoutenable (essai refusé à l’ASM dans les dernières secondes après arbitrage vidéo) et laissent toute la gloire bien méritée au club du regretté Pierre Fabre.

On ne l’a pas vu venir. On a ce qu’on mérite.

Malgré la concurrence acharnée de l’Usap et ses 24 défaites en 26 matches, ou encore de l’UBB qui en prend plus de 80 à La Rochelle (81-12), Urios et ses troupes ont ajouté un panache rare. Celui de la régularité dans le « money time », cette expression d’une force collective comme on les aime. Celle qui révèle les grandes équipes.

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