Girondins de Bordeaux | Retour sur une saison de légende (épisode 4).


Girondins de Bordeaux

Suite et fin de la saga girondine. Les deux derniers mois de la saison des Girondins valent le détour. Comme les dix premiers vous allez nous dire. Et vous n’aurez pas vraiment tort.

Le LOSC, un traître sans nom

Lors du précédent épisode, nous nous étions quittés sur l’affaire sensationnelle des « crampons volés ». Celle-ci est intervenue 48 heures avant un autre événement majeur de la saison des Girondins. On joue la 30e journée, et Bordeaux n’est toujours pas parvenu à réaliser le moindre clean-sheet. Alors logiquement, on se met à espérer une saison parfaite : 38 no-clean-sheets en 38 journées. Le Graal prend forme de semaine en semaine. Avant ce déplacement au Stade Pierre-Mauroy, chez le champion de France en titre qui plus est.

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Les Dogues parviennent à réaliser un exploit qu’aucune autre équipe de Ligue 1 n’avait réussi jusque-là dans la saison ; buter sur la défense girondine. Le match se termine sur le score nul de 0-0. Le LOSC vient tout simplement de plier le dernier enjeu palpitant de cette fin de saison du côté des Marine et Blanc. Et de briser notre rêve au passage.

Deux semaines plus tard, les Girondins jouent à nouveau à l’extérieur, au Groupama Stadium. Cette fois, pas de mauvaise surprise. Le club au scapulaire se faire littéralement scalper. Six buts encaissés, tout rentre dans l’ordre. Mais pas le temps de se reposer sur ses lauriers. Dès la semaine suivante, Bordeaux nous livre sur un plateau un scénario dont on raffole. Les Girondins mènent 2-0 face à Nantes, avant de s’effondrer 5-3 contre les Canaris. Onze buts encaissés en deux rencontres, et ce qu’il faut d’espoir pour tenter de réussir un pari fou.

La barre des 100 buts, ce doux mirage

À l’aube de la 34e journée, le FCGB a encaissé 84 buts. L’objectif est simple ; se prendre 16 pions en 4 rencontres pour atteindre la barre symbolique des 100 buts encaissés sur une seule saison. C’est bien connu, seul l’espoir fait vivre. Si Bordeaux règne sans partage sur l’Hexagone, la lutte pour l’hégémonie sur l’Europe fait rage. Un adversaire de taille se dresse face aux Marine et Blanc : le Spielvereinigung Greuther Fürth.

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Une passoire comme défense, une attaque en délicatesse, et une dernière place du championnat occupée avec détermination. Il n’y a pas à dire, l’amitié franco-allemande a de belles années devant elle. Avec 2,41 buts encaissés par match, Greuther Fürth obtient le titre de pire défense des 5 plus grands champions européens. Pour Bordeaux, le coup est rude. Les 91 ballons cherchés au fond de leurs filets les placent à une 2e position rageante au vu de leur saison (2,39). Les Girondins peuvent se mordre les doigts.

Les bugs girondins n’arrivent pas que sur le terrain

Cette saison universelle des Bordelais nous amène à troquer le rectangle vert contre l’écran d’ordinateur. Aucun rapport entre les deux à première vue. Sauf le résultat final. Il n’y a pas que la Liguain dans la vie, il y a également l’eLiguain. Les Girondins de Bordeaux ont cru bon de penser qu’en créant leur équipe de eSport, ils pourraient s’offrir un bol d’air. Que nenni. Lors de la rencontre les opposant au PSG en ce mercredi 11 mai 2022, les Girondins de Bordeaux esport vont nous sortir de leur chapeau un coup mémorable. Le match est d’une importance capitale, et le coach Ben Kalash a parfaitement mesuré l’enjeu.

« On est au pied du mur. On est obligé de gagner ce soir pour encore espérer pouvoir se qualifier pour les playoffs ! » B. Kalash

Alors que la saison dépend du résultat obtenu face au PSG, la connexion décide de foutre le camp. On se pince pour y croire.

On vous promet, on n’a pas touché à leur routeur ni à leur Box SFR.

Une fin de saison de toute beauté à Bordeaux

Revenons à nos chers Girondins, les vrais. Si les supporters ont arrêté de croire en un possible maintien, les affaires mirobolantes en interne n’ont elles pas cessé. Dès le lendemain de leur débâcle sur la pelouse d’Angers (4-1) lors de la 36e journée, des joueurs de Bordeaux sont aperçus en train de taper leur meilleur futsal. Une activité totalement interdite, qui plus est lors d’un jour off. Les génies ? Yacine Adli, Abdeljalil Medioub, Mehdi Zerkane et M’Baye Niang. Mais ce dernier ne va pas en rester là.

Le 14 mai, à l’occasion de l’avant-dernière journée du championnat, Niang déclare forfait pour la réception de Lorient. La confiance est si forte au sein du club que le staff lui-même ne croit pas les dires du joueur. M’Baye se fait un malin plaisir de publier le bilan de son échographie qui laisse apparaître une lésion à la cuisse gauche. Le groupe vit bieng. Les Bordelais ne parviennent pas à remporter le match face aux Merlus, et sont quasiment relégués. Mais ça n’empêche pas Niang et Kwateng d’aller fêter cette nouvelle en boîte de nuit. Quelques heures seulement après le match. On vous avait prévenu, il s’agit d’une saison de rêve.

Chers Girondins, ce n’est qu’un au revoir…

Trois petits jours avant le dernier match de Bordeaux en championnat, et en Ligue 1 tout court, le club organise un match caritatif. Jusque-là, rien à redire. Mais quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit qu’un certain Laurent Koscielny sera de la partie. Le même qui a été mis à l’écart par la direction en janvier. Les mots nous manquent cruellement.

Malgré la victoire des Marine et Blanc 4-2 à Brest lors de la 38e journée, Bordeaux est relégué en deuxième division. Trente ans après. À l’inverse, le voisin toulousain accède lui en Ligue 1. Un chassé-croisé détonnant. Après cette saison à couper le souffle, le mot de la fin revient à l’un des joueurs mythiques du club au scapulaire, Marc Planus.

« Aujourd’hui à Bordeaux, on ne sait même pas s’il y a quelqu’un qui dirige » M. Planus

Tout est dit.

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