Chelsea – Stade Rennais | Ca VARager en terre Rennaise.


Si les défaites de l’OM et du PSG nous laissent un gout subtilement sucré de défaite telles qu’on les aime, que dire de celle de Rennes ? Alors oui, ils prennent une petite tôle des familles, mais on ne va pas vous mentir. Impossible de nous satisfaire tant l’arbitrage a été partie prenante dans cette lose. Bon, on prend quand même hein, mais pas avec un enthousiasme débordant. 

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Une entame vite douchée

Le Stade Rennais a découvert la Ligue des Champions comme on découvre l’Océan Atlantique. On commence par se mouiller jusqu’au genou pour voir comme eux avec Krasnodar. Ensuite, on se cale jusqu’au nombril et on souffre bien, comme Rennes face à Séville. Et après on prend son courage et on plonge à Stanford Bridge. Un Chelsea qui n’est plus le monstre de l’époque Lampard/Drogba, mais qui reste, soyons honnêtes, largement supérieur à nos Bretons tant aimés.

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Et, après le match de l’OM, nous aurions dû nous aussi nous mouiller le coup. De l’envie, de l’intensité et presque des demi-occasions. Et puis ce bon roi Dalbert a laissé trainer le pied sur Werner. Faute grossière, pénalty indiscutable. Werner se fait justice lui-même, 1-0 pour Chelsea. Juste avant, Zouma nous claquait une main un poil décollée non sifflée dans sa surface. Main non sifflée, on s’est même dit cool, enfin on arrête de siffler des mains à la con. C’était mignon.

Belote, rebelote et rouge de Dalbert

Et le plan de jeu revient à peu près comme au début. Possession Rennaise et ça tourne autour de la défense des Blues. Ca ressemble plus à Cesson-Rennes qu’au Stade Rennais mais au moins ça tente des choses. Jusqu’à ce moment où tout va basculer. Frappe à bout portant d’Abraham, qui touche la cuisse puis le bras de Dalbert qui faisait l’albatros. Eric Di Meco, déjà en souffrance hier, sort « qu’il ne peut pas y avoir de pénalty sur cette main-là ». Et vous le savez, ça pue toujours quand ça commence à durer.

Petit footing de l’homme en rose vert le VAR, et il revient siffler son petit péno. Cherry on the cake, il envoie un second jaune sur Dalbert, qui réalise le match parfait.

  • 2 Fautes
  • 2 Penalty
  • 2 Cartons Jaunes

Weiner envoie sa seconde praline, et le match est déjà terminé à la 30e. La suite sera finalement anecdotique, Abraham plantera un 3e pion, Mendy enlèvera à ses ex-coéquipiers le plaisir de marquer et Rennes s’inclinera 3-0.

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Alors on profite de cette défaite, qui a le mérite de concrétiser le zéro pointé de notre Ligue 1 cette semaine. Mais on le déguste comme du cassoulet tiède tout droit sortie d’une boite de conserve. Sans plaisir, pour se nourrir.