Championnats d’Europe d’athlétisme par équipes | L’épatante 2nde journée des Français.


La bible de la Lose du sport français

Le vrai plaisir d’une compétition par équipes en athlétisme, c’est l’effet domino. Celle qui fait que la moindre petite erreur individuelle se répercute sur toute l’équipe. Ainsi, les coaches donnent généralement comme consigne de ne pas prendre de risques pour assurer les points (Un peu comme en Ligue 1, quoi). Mais comme en France, on ne fait rien comme les autres, vous imaginez aisément ce qui a pu se passer aux championnats d’Europe par équipe. Allez, on vous raconte.

Un week-end complet

Samedi, lors de la 1re journée, l’équipe de France était entrée de manière sérieuse dans la compétition. Au soir de la première journée, les Tricolores étaient 5e (sur 7) avec 83,5 points inscrits et 10 points de retard sur le podium. Par rapport aux trois éditions précédentes où ils avaient décroché la médaille de bronze, on percevait déjà une progression qui fait plaisir à voir.

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Le dimanche sera lui le jour de la confirmation. Rien de religieux, quoi que. Nous nous sommes ré-ga-lés avec aucune victoire et des efforts personnels dantesques pour faire perdre des places à l’équipe de France.

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On pense en premier au perchiste Valentin Lavillenie, le petit frère de Renaud, médaillé cet hiver aux Europe en salle (eh oui, quand c’est pas l’un, c’est l’autre…). Le Clermontois a décidé de ne pas trop en faire et s’est arrêté à 5m20. Résultat : dernier et un seul point pour l’équipe. Quand on détient un record à 5m82, c’est beau de tout donner pour le collectif.

Djouhan penche à gauche et Lacoste part trop tôt

Au lancer de disque, Lolasson Djouhan a fait encore mieux. Le discobole avait 3 lancers à réaliser. Il a lancé 3 fois… hors cadre. Toujours un peu trop à gauche. Régulier le garçon. Pas de performance donc pas de classement. Pas de classement donc pas de point. Pas de point donc pas de palais. Pas de palais… Pardon, on s’égare.

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La perf’ de la journée revient malgré tout à Sokhna Lacoste. La jeune femme a réussi l’exploit de commettre un faux-départ sur un relais 4×400! Une performance aussi rare qu’un Français en seconde semaine de Roland-Garros. Mais bon difficile de lui reprocher quelque chose, on est à peu près sûrs que cette course de 1600 m (!) allait se jouer sur le temps de réaction dans les starting-blocks.

Evidement, nous avons une petite pensée forcément émue pour Amandine Brossier et Shana Grebo, membres du relais qui ont fait le voyage en Pologne pour rien (Floria Guei, dernière relayeuse, avait couru le 400m la veille). On pense donc aux nombreux tests PCR et aux cotons tiges douloureux qui n’auront servis à rien. A part regarder les autres filles courir aux premier rang. Mais bon, les voyages forment la jeunesse n’est-ce pas ?

Des championnats d’Europe réussis.

À l’issue de cette formidable seconde journée, les Français terminent à 140 points, 6e devant le Portugal, qui sera relégué dans la division inférieure. Pour le directeur de la performance, Florian Rousseau, on est face ici à un bon bilan :

« L’important, c’est le maintien »

Un discours criant d’ambition comme on les aime à la FFL. Surtout en l’absence de plusieurs grandes nations européennes (Pays-Bas, Belgique, Ukraine).