Les étoiles de Roland-Garros du Dimanche 30 Mai 2021


Corentin Moutet jet de raquette
La bible de la Lose du sport français

La première journée de Roland-Garros aurait pu être parfaite. Mais il faut toujours un trouble-fête pour nous empêcher de réaliser le perfect. Enzo Couacaud, sorti de nulle part, est venu nous ternir une journée qui reste somme toute fabuleuse. Surtout avec une performance complète de Corentin Moutet. En jet de raquettes par contre. Les étoiles de Roland du Dimanche 30 mai 2021, c’est par ici ! 

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Corentin Moutet

Tsubasa (ou Olivier en Français) avait pour motto « Le ballon est mon ami ». Pour Corentin Moutet, il est clair que l’adage « la raquette est mon amie » ne fait clairement pas partie de son vocabulaire. Après un long match face au Serbe Djere, Moutet a bien attendu de passer 21 h et de s’assurer que le public soit parti.

Le tenant du titre de l’Ultimate Tennis Showdown a ainsi pu, après avoir longtemps pesté pour que le match se termine, nous offrir un après-match dantesque. Premier lancer de raquette en tribunes (vides), puis serrage de main cordiale. Rangement de sac, avec toujours une raquette à la main. Jet, ramassage. Nouveau jet, nouveau ramassage. Et une 3e fois. Une sortie réussie. Du match, et du tournoi.

Il aura en plus fait un heureux.

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Grégoire Dimitrove et Dominique Thième.

Oui, les services administratifs de la FFL sont en plein travail pour aller gratter une naturalisation après ces 2 premiers tours. Le premier menait 2 sets 0 5-1 avant de s’envoyer un lumbago des familles. 9 jeux consécutifs dans la musette et un abandon contre Marco Giron.

Quant à Dominic Thiem, que l’on annonçait outsider bien qu’en perdition ses derniers temps, la douche fut glaciale à Porte d’Auteuil. Alors qu’il menait pépouzement 2 sets à zéro contre le briscard Andujar, il s’est complètement liquéfié. Regard dans le vide, body langage qui raconte tout. Défaite en 5 sets et une première grosse surprise pour cette quinzaine.

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Océane Dodin

Très vite dans le match, on pensait qu’Océane allait prendre la marée et ne jamais trouver les clefs face à Madison Keys. Après tout, l’Américaine — ancienne demi-finaliste de la porte d’Auteuil — est du genre à étouffer l’adversaire sous les parpaings. Mais Océane va nous offrir un potentiel comeback, alors que tout Paris est déjà parti se coucher. Elle s’inclinera donc 6-3, 3-6, 6-1, et est aujourd’hui la personne qui s’est inclinée le plus tard dans l’histoire de Roland Garros. Ca vous en bouche un coin, hein ?

Cette stat’ là, ça vaut bien un 4 étoiles.

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Grégoire Barrère

Premier arrivé, premier parti ! Face à Fognini, Grégoire nous a fait frémir en breakant d’entrée de match. Cependant, une fois à 4-2, l’Italien a accéléré et le Français n’a rien pu faire. Le reste fut un déroulé, 6-4 6-1 6-4. Pour résister face à Fognini, il n’a pas eu les gestes Barrère.

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Diane Parry

Pour son 3e Roland-Garros à seulement 18 ans, la Niçoise avait un beau défi en perspective face à la Bélarusse Sasnovich. Avec sa Wild-Card, elle aura vécu les montagnes biélorusses pour ce match. Dominée au premier, elle offre une perspective de remontada en gagnant le second sur le même score (6-3, 3-6). Mais la remontada n’aura pas lieu, Sasnovich concluant le 3e sur le même score encore. Parry n’était pas si magique.

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Clara Burel

Ah, Clara. À cause d’elle, on s’est fait  du mouron en 2020. 

Souvenez-vous, un 3e tour à seulement 19 ans, il faut identifier les risques tôt. Mais sur cette édition 2020, la Rennaise était opposée à Kovinic. Petite défaite 6-3 7-6 avec la balle de set loupée qui va bien dans le tie-break du second. On respire.

Elsa Jacquemot

La toute jeune 492e mondiale était face à Rybakina, 21e. Autant vous dire, on s’attendait à un match express, mais il aura duré finalement un peu plus qu’escompté. 6-4 6-1 en 1 h 12, ça aurait pu être pire, mais ça aurait pu être mieux. Nous gardons tout de fois un œil attentif sur ce cas pour le futur, les performances en junior étant très déplaisantes.

Gilles Simon

Après quelques mois d’arrêts, Gilles Simon reprend doucement la compétition. Presque pour le plaisir, comme dirait Herbert. Autant vous dire, on rentre donc ici dans le scénario le plus moisi possible pour la FFL. S’il perd, c’est logique, s’il gagne, on déguste. Bref, un match plutôt plaisant à suivre, mais un adversaire, Fucsovics, tout simplement plus fort.

Jérémy Chardy

Là aussi, typiquement un match où l’on a rien a gagné. Pire, le gain d’un set est même un coup dur pour la Fédé. Heureusement, Tsisipas va gérer le premier Tie-Break. Et pourtant, ce n’était pas donné, le Palois s’est même procuré 2 balles de set. Le grec à eu chaud à la chevelure soyeuse, mais a assuré le principal. 3 sets gagnants. Merci Tsisi (Compliqué à dire sans postillonner ça).

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Enzo Couacaud

Le fayot. Le brise ambiance. Celui qui enclenche la session années 80 en soirée pour signifier le début de la fin. Le clou de girofle dans le couscous. Alors que cette journée aurait pu être parfaite et flamboyante, Enzo Couacaud, venu de nulle part avec sa Wild Card, nous offre la première douche froide du tournoi. Le 177e mondial n’a laissé que peu de chances au Biélorusse Gerasimov. Non franchement, il pousse le bouchon un peu trop loin, le Mauricien.

Mais ce rayon de pluie dans ce bain de soleil aura fort à faire au prochain tour, face à Carreno Busta. Il faudra qu’il soit flex pour renouveler la performance.