Wimbledon | Les étoiles des Français du jeudi 1er juillet 2021


Il n’y a plus de Français à Wimbledon. Nous répétons, il n’y a plus de Français à Wimbledon. Ceci n’est pas un exercice. Comme à Roland-Garros, l’épopée des Tricolores s’est terminée dès le jeudi de la première semaine. Tout bonnement historique. Réjouissons-nous de vivre à une telle époque et profitons de ces dernières étoiles du tournoi.

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⭐/5

Gaël Monfils

Comme quoi, les meilleures histoires sont bien les plus courtes. Cette fois, Monfils n’a pas mis trois jours pour conclure son match. 3h12 ont suffi pour mettre tous les ingrédients d’une bonne lose (6-3, 6-4, 4-6, 7-6). Dans sa carrière, la capacité à faire le show du Tricolore ne nous a jamais vraiment déplu. Sauf quand elle lui permettait de mettre un taquet au moral de son adversaire. Ce jeudi, Gaël a trouvé la parfaite symbiose. Des points de grande classe… qu’il finit par perdre (jetez donc un oeil à 1’40, 3’42 et 5’08). Comme ça tout le monde est content.

Et il y a eu ce moment aussi…

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Clara Burel

Voilà qui est mieux. Mercredi, Clara Burel avait voulu se mêler à la course de : qui passera le moins de temps sur le court ? Avec 59 minutes contre Perez, le chrono était plutôt bon. Mais il fallait perdre pour intégrer le classement. La Bretonne est donc revenue sur le court ce jeudi, les règles bien en tête. Malheureusement, les jambes étaient moins présentes et c’est seulement en 1h08 que la 143e mondiale s’est inclinée contre Juvan (6-3, 6-4).La première place revient donc à Fiona Ferro et ses 50 minutes. Suivie par Kristina Mladenovic et ses 55 minutes.

Alizé Cornet

On confirme la thèse de l’accident pour le 1er tour. Tout porte à croire que sa qualification face à Andreescu était involontaire. Car de retour sur le gazon londonien jeudi, Cornet n’a pas semblé maîtriser grand chose. La Niçoise a été éblouissante d’irrégularité et de fragilité dans les moments chauds. Être capable de s’incliner dans le premier set puis de remporter le deuxième 6-0 en 23 minutes et enfin d’offrir le break (et le match) à Tomljanovic sur une double-faute, c’est le niveau que nous a offert Cornet. Fausse alerte donc.

⭐/5

Richard Gasquet

S’il fallait donner des étoiles à la Suisse cette semaine, assurément, on lui en donnerait cinq. Quelle semaine les amis, quelle semaine ! D’abord les footballeurs de la Nati qui éliminent nos champions du monde (vous avez remarqué comme utiliser ce terme fait moins mal à présent ?), puis Roger Federer qui sort consécutivement deux Français à Wimbledon. Si la première, face à Mannarino, n’était pas la plus méritée, la seconde ne souffre d’aucune contestation. En trois sets contre Richard Gasquet, Roger a retrouvé sa classe tennistique (7-6, 6-1, 6-4). On a surtout eu droit à un duel d’élégance. Les revers à une main n’ont pas arrêté de venir caresser les lignes du court. Notre préféré du match : celui qui a conclu le point à 3’45. Même appréciation que pour Gaël Monfils : perdre, c’est bien ; mais le faire en faisant le spectacle, c’est encore mieux.

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Jérémy Chardy

Depuis qu’Ugo Humbert s’est joliment fait sortir, on avait identifié Jérémy Chardy comme la menace n°1 du clan tricolore. Son premier tour face à Karatsev nous a fait frémir… pour rien ! Un petit tour plus tard et voilà le Palois éliminé par l’illustre mais bien entendu inconnu, Ilya Ivashka (4-6, 6-3, 6-2, 6-4). Une fois la première manche empochée, Chardy n’a jamais trouvé le moyen d’obtenir ne serait-ce qu’une balle de break. Avec également 9 double-fautes sur la rencontre, le 69e mondial a affiché un tout autre visage qu’au premier tour. Celui qu’on attendait en fait.

Benjamin Bonzi

Il avait de lourdes responsabilités sur les épaules puisque c’était à lui que revenait la tâche de parachever le travail de ses compatriotes. Malgré son manque d’expérience (c’était la première fois qu’il participait à Wimbledon), Benjamin Bonzi n’est pas passé à côté de son rendez-vous. Face à un vrai client, Marin Cilic (vainqueur de l’US Open 2014, finaliste à Wimbledon en 2017), il a parfaitement compris que ce n’était pas à lui de faire le jeu. Une défaite en quatre sets des plus convaincantes (6-4, 3-6, 6-3, 7-6) mais une certaine combativité qui nous a fait un peu douter (14 balles de break sur 17 jouées). Un petit caillou dans la chaussure dont plusieurs Français ont été victimes sur cette édition (souvenez-vous de Gilles Simon et Pierre-Hugues Herbert mardi). À surveiller.

On en reprendrait bien une dose à l’US Open fin août.