Trail Swiss Canyon | Kern : « cette victoire est certainement ma plus grande défaite »


Après Philippe Bouvatier au Tour de France 1988, après Brent van Moer au Tour du Limbourg il y a deux semaines, voici Martin Kern, nouvelle victime d’une mauvaise orientation. Mais cette fois-ci, pas de cyclisme ni de Koh Lanta, on parle de trail et ça reste savoureux.

On peut s’appeler Kern et visiblement avoir un problème d’orientation en montagne. Un comble pour celui dont le nom signifie littéralement « tas de pierre servant à baliser un sentier traversant un sol rocailleux ou aride ». Ce week-end, le monde de l’ultra-trail reprenait vie du côté de la Suisse avec une première compétition très attendue, la première depuis les assouplissements covid, le Swiss Canyon Trail du Val-de-Travers (ce lieu est véridique). Une compétition plutôt costaude.

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Toi passer à gauche sahib ! 

Le coureur français était donc tranquillement en tête de la course entouré de deux autres concurrents quand au 30ekilomètre, un signaleur bénévole les oriente mal à un carrefour (on leur avait pourtant dit de ne pas récompenser les volontaires avec l’absinthe locale). Le trio trace sa route, Martin Kern coupe en tête la ligne d’arrivée et remporte donc cette course de 51 km… Presque. Problème : la montre GPS indique 45 km.

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À la limite, si tout le monde a couru 45 km au lieu de 51, rien de grave au classement me direz-vous. Sauf que les concurrents suivants ont bien été orientés et ont bien parcouru les 51 km. Le bénévole, remercié par la FFL, n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Une organisation compréhensive

L’organisation, dans un élan d’humanité, décidera donc de disqualifier les trois premiers de la course. En même temps Martin, quand tu participes à une course dans un lieu qui s’appelle le Val-de-Travers, faut pas t’attendre à ce que tout file droit. La FFL saluera tout de même le bon esprit de M. Kern sur ses réseaux sociaux. Une lose passe toujours mieux avec le sourire.

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Une histoire qui n’est pas sans rappeler le défi fou de ce Mosellan qui voulait gravir le dénivelé de l’Everest et s’était arrêté quelques mètres trop tôt, invalidant ses 16 heures d’effort. Nos amateurs ont du talent!