Tour du Limbourg | Le virage de trop pour Brent Van Moer


Il n’y a pas qu’aux Français que ça arrive. On se souvient de Philippe Bouvatier à Guzet-Neige sur le Tour de France 1988 qui avait été mal aiguillé vers le final. Le Belge Brent Van Moer a lui connu la même aventure lundi sur le un peu moins célèbre Tour du Limbourg. Laissant passer sa chance de remporter sa première course en pro.

La course presque parfaite de Brent Van Moer

Il avait pourtant passé la journée aux avant-postes. Brent Van Moer a parcouru 150 kilomètres devant sur les routes belges du Limbourg. Dans la bonne échappée dès le début de la journée, il a pu se préserver et attaquer au bon moment pour tenter le finish en solitaire, poursuivi par les sprinters. Mais parfois, le sport vous refuse la victoire. Mais ici, le sport a une sacrée tête de signaleur.

Publicité

Au passage de la flamme rouge, il était seul en tête avec une dizaine de secondes d’avance sur le peloton qui tentait de revenir sur lui. Mais alors qu’il lutte au rupteur pour éviter de subir une Thomas Voeckler, quelque chose d’inattendu va se produire.

À 500 m de l’arrivée se trouve le passage (toujours délicat) où les voitures suiveuses doivent sortir du tracé. Les deux signaleurs présents orientent Van Moer vers la déviation. Le Belge de 23 ans, qui connaît pourtant le parcours, s’exécute avec un doute. Doute très vite conforté, il réalise quasi immédiatement qu’il y a eu erreur. Sauf que pendant ce temps, le peloton est passé. Au bon endroit lui.

Dans le même genre de Lose :   Quiz Cyclisme | Paris Roubaix - Les vainqueurs et meilleurs français depuis 1997.

Victoire on ne peut plus méritée de Merlier

Comble de la lose, le vainqueur du sprint — et donc de la course — n’aura même l’occasion de savourer pleinement sa victoire. En effet, il ne s’est jamais vu doubler Van Moer et est donc toujours perplexe par rapport à sa réelle position. Perplexité que l’on remarque très rapidement avec une célébration hésitante.

Publicité

J’avais complètement perdu de vue Van Moer, je ne savais pas s’il avait été repris. J’ai levé les bras sans certitude. Je me suis dit : « Est-ce que j’ai vraiment gagné ? Ou je suis deuxième ? »