Ligue des Champions – PSV | L’élimination délicieuse de Monaco


Breel Embolo

Comme chaque été, le traditionnel troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions est l’occasion de méga désillusions. Et comme souvent ces dernières années, un club français est passé à la trappe. On parle bien français à Monaco, non ?

L’an passé, l’AS Monaco avait déjà dû disputer le 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions. Et le Chakhtior Donetsk s’était chargé de ruiner les espoirs monégasques dès le mois d’août. Alors cette saison, on se dit que Monaco a appris de ses erreurs passées, et que le PSV Eindhoven n’a qu’à bien se tenir. Voyons voyons…

Publicité

À lire aussi :   Football - MLS | Le superbe block de Giorgio Chiellini

Match aller, les prémices

Lors du match aller, c’était l’ambiance des grands soirs au Stade Louis-II. Pas moins de 10 860 spectateurs prêts à faire passer une soirée cauchemardesque au PSV. Pourtant, c’est bien le Néerlandais Veerman qui climatise l’enceinte monégasque.

L’ASM et Disasi attendent les dix dernières minutes pour revenir au score, avant de croire au hold-up parfait. Sur un coup franc de Sofiane Diop, un cafouillage permet à Fofana de placer une tête imparable sur le poteau. Regrets, épisode 1.

Publicité

À lire aussi :   Coupe de France – Monaco | Le CSC tout en glisse de Djibril Sidibé.

Match retour, l’accomplissement de Monaco

Pour ce match retour, les Monégasques décident de se rendre à Eindhoven avec un maillot noir et un short blanc. Le clin d’œil est à peine caché pour rendre hommage à l’élimination de l’OL en quarts de finale de la Ligue des Champions 2005. Mais attention au karma tout de même.

À lire aussi :   Panthéon de la Lose | PSV-OL | Le penalty sur Nilmar.

On ne joue que la 20e minute, et des Néerlandais se trouvent déjà seuls dans la surface de réparation monégasque. Dans un fauteuil de velours, Veerman a tout le temps pour ajuster Nübel, 1-0. L’ASM prend l’eau de toutes parts, mais comme à l’aller, les joueurs de la Principauté vont se réveiller sur un coup franc. Et comme la semaine précédente, c’est le poteau qui détourne une tête monégasque. L’auteur de cette frustration est cette fois chilien ; Guillermo Maripan. Regrets, épisode 2. Mais le Sud-Américain ne nous laisse même pas le temps de savourer ce double poteau qu’il nous fait rasseoir directement dans notre canapé.

Un peu plus de dix minutes plus tard, Ben Yedder fait passer l’ASM devant au score pour la toute première fois dans cette double confrontation. C’en est trop pour nous. Depuis quand un club français vêtu d’un haut noir et d’un bas blanc fait sa loi à Eindhoven ?

Une fin de match d’ores et déjà historique

Mais au Philips Stadion, les matchs de Ligue des Champions sont rarement de tout repos pour les clubs de l’Hexagone. Et la pointe de dramaturgie dans cette nuit néerlandaise va venir de Breel Embolo. Parti tout seul en profondeur à la 87e minute, le Suisse a la balle de break au bout du pied. Et l’occasion de clore une fois pour toutes les débats. Mais c’était sans compter sur le retour tranchant d’Obispo, son tacle projetant Embolo sur 2 mètres. Une situation qui va encore diviser le monde du football en deux. Regrets, épisode 3. Obispo qui ruine les espoirs français, il s’agit tout simplement de sa raison d’être.

Seulement une minute plus tard, alors que nous jouons la 89e minute, Erick Gutierrez fait chavirer le Philips Stadion avec une tête piquée. Là encore, l’action porte à confusion étant donné que le placement du Mexicain est limite hors-jeu. Mais comme pour Nilmar ou Embolo, nous ne saurons jamais. Autant vous dire que l’enchaînement intervention sur Embolo – égalisation juste derrière a du mal à passer pour les centaines de supporters monégasques devant leur TV.

À lire aussi :   Top 10 des pires erreurs d'arbitrage de l'histoire du football français

Et à la fin, c’est Monaco qui trépasse

Les prolongations débutent, et l’ASM se signale par l’intermédiaire d’Embolo avec une nouvelle tête terminant sur le montant. Regrets, épisode 4. Toutes les planètes s’alignent. Puis vient cette fameuse 109e minute, qui annihile à elle seule le parcours de Monaco en championnat l’an passé. Sur un centre au second poteau, Luuk De Jong place sa tête au fond des filets, lui. Un coup de boule qui renvoie les Monégasques bredouilles sur le Rocher.

Bien évidemment, cette désillusion ne pouvait se conclure sans une touche d’amertume de la part des Monégasques.

Dans le milieu, on appelle cela une déclaration « courtoisienne ». Histoire de les consoler, le capitaine Luuk De Jong choisit les mots justes pour en rajouter une couche.

« Monaco a touché le poteau et la barre transversale, moi j’essaie de bien cadrer et j’ai réussi » L. De Jong

Pour la deuxième année consécutive, Monaco se fait éliminer par la règle du but à l’extérieur supprimée. Quel plaisir. L’indice UEFA de la France est en chute libre comme les chances de Leclerc d’être champion du monde. Si la Liguain pouvait espérer aligner quatre clubs lors de la prochaine formule de la Ligue des Champions en 2024, le rêve semble se dissiper.

Été radieux pour le sport monégasque.

À lire aussi :   Football | Deux victoires 91-1 et 95-0, welcome to Sierra Leone