GP du 70e anniversaire | Mercedes, enfin !


Mercedes - FFL

Pour la première fois de l’année, Lewis Hamilton et Valtteri Bottas ont trouvé ensemble la clé de la défaite. Mercedes aurait pu y penser plus tôt, car même mon garagiste me l’a répété encore ce week-end avant le départ en vacances : attention aux pneus, le seul contact entre la voiture et la route !

Essais libres et qualifications

Un vent de panique a traversé le paddock : Sergio Pérez pourrait revenir plus vite que prévu pour reprendre la place de Nico Hülkenberg. Malgré son test négatif au coronavirus, Racing Point ne va pas s’y tromper. Après la « masterclass » de l’Allemand la semaine précédente, en ne prenant pas le départ à la dernière minute, les Mercedes roses gardent avec eux « l’incroyable Hülk ».

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Si Sebastian Vettel continue de nous réjouir en qualifications en s’arrêtant brillamment en Q2, Hülkenberg ne résiste pas à la pression et prend la troisième place sur la grille. Alors, pari perdant ? Pas tant que ça… Mention spéciale, enfin, pour Esteban Ocon qui perd trois places après avoir gêné George Russell. « Mon ingénieur ne m’a pas donné l’info. » Bien essayé Esteban, mais on la connaît celle-là.

La course

Rassérénés par les performances retrouvées de nos pilotes français en MotoGP, au lendemain de qualifications désastreuses (Johann Zarco troisième de la course et surtout Fabio Quartararo septième, alors que les deux impétueux partageaient la première ligne sur la grille), on s’engouffre goulûment dans ce Grand Prix du 70e anniversaire de la sieste du dimanche. D’entrée, Vettel confirme en partant tout seul à la faute, dès le premier virage. A la mi-course, ce beau message à la radio : « Vous vous êtes ratés les gars, vous le savez. On en a parlé, vous me mettez dans cette position que je ne voulais pas. » On y est pourtant si bien.


Romain Grosjean, qui nous avait fait peur avec son inhabituelle 13e place sur la grille, reprend immédiatement ses esprits en perdant trois places. Il échange avec son coéquipier Kevin Magnussen, qui se remettra à nouveau dans le droit chemin un peu plus tard, avec deux pénalités de cinq secondes coup sur coup pour de belles manœuvres (mais incomprises par ces commissaires incompétents). Le Danois repasse dernier à 20 secondes du 19e et finit seul abandon, Grosjean termine seizième : un nouveau dimanche parfait pour Haas, que le Français avait d’ailleurs anticipé. Et Hülkenberg assure finalement l’essentiel, en restant à distance respectable de son premier podium en Formule 1 (septième).

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La confirmation des Flèches d’argent

Même si ça ne se voit pas forcément aux classements généraux, ces petits changements presque imperceptibles nous font de plus en plus apprécier le comportement d’ensemble des Mercedes. Une semaine après s’être endormis au volant dans le dernier tour, en réussissant presque le doublé des crevés, Valtteri Bottas et Lewis Hamilton continuent de se réinventer afin de goûter enfin à la lose. Ce week-end, les Flèches d’argent ont décidé d’être les seuls à chausser des pneus défoncés, et ce de manière méticuleuse à chaque arrêt. Stratégie gagnante, pour Lewis Hamilton aussi cette semaine : cette fois, c’est bien Max Verstappen qui gagne.

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Cette stratégie parfaite porte surtout le nom d’un homme : Bottas, qui a été engagé (et prolongé grassement ce week-end) pour ça. Au 27e tour, Red Bull refait pourtant l’effort de la semaine dernière, en arrêtant Max Verstappen pour laisser passer le Finlandais en tête. Magnanime, celui-ci s’écarte à son tour dans la foulée pour contenter le fils de Jos. A deux tours de la fin, Bottas fait bien sûr la même chose avec son équipier. Définitivement un magnifique loser grand luxe, d’humeur toujours égale et imperméable à toute pression. Côté français enfin, si nous avons peu goûté le retour d’Esteban Ocon de la 14e à la huitième place, on apprécie surtout la descente constructive de Pierre Gasly de la septième à la meilleure place, la onzième.