GP d’Arabie Saoudite | Latifi, fournisseur officiel de victoire de Verstappen.


Nicholas Latifi

La deuxième course de la saison avait lieu à Djeddah en Arabie Saoudite, second théâtre d’un duel intense entre Max Verstappen et Charles Leclerc. Un week-end explosif en tout point.

Le Grand Prix de Bahreïn nous avait laissé dans une excitation maximale. Un double abandons de Red Bull dans les ultimes tours de course et un doublé Ferrari, tous les ingrédients étaient réunis pour une revanche en Arabie Saoudite. Et le premier règlement de comptes a lieu dès la première séance d’essais, mais pas sur la piste.

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Toutefois cette péripétie n’interfère en rien la décision des organisateurs ; la course aura bel et bien lieu. Welcome to Formula 1.

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Qualifications

A peine remis de ces images de flammes immenses montant dans le ciel saoudien, la séance de qualifications débute. Et un autre événement exceptionnel va ébranler ce week-end de course ; l’élimination en Q1 de Lewis Hamilton par Lance Stroll. Trop d’informations wtf réunies en si peu de mot.

La Q2 est malheureusement frappée par l’énorme crash de Mick Schumacher. Un coup de raquette monstrueux pour terminer sa figure en plein dans le mur, mais plus de peur que de mal. Un court soulagement avant qu’Ocon ne réalise exactement la même erreur, le crash en moins.

La bataille pour la pole position fait rage en Q3. Si une guerre intestine chez Ferrari semble celle qui nous amènera au poleman, c’est pourtant Sergio Perez qui déjoue les pronostics et qui signe la première pole de sa carrière. Pour 25 millièmes de seconde devant Leclerc, Sainz et Verstappen.

Le résumé du GP d’Arabie Saoudite

Les feux s’éteignent et les leaders conservent tous leur place, à l’exception de Vertsappen qui prend l’avantage sur Sainz. Mais à l’arrière de la course, nous avons droit à un départ exceptionnel. Guanyu Zhou nous offre une merveille de départ foiré avec en prime un calage dans les règles. From P12 to P19 en l’espace de deux virages seulement, même Giovinazzi n’aurait pas fait mieux.

Les premiers tours de course laissent très vite place à une guéguerre fratricide entre Esteban Ocon et Fernando Alonso. L’Espagnol prend l’aspiration sur le Français, mais c’était sans compter le coup de volant en pleine zone de freinage d’Esteban. Une bataille avec un coéquipier hispanophone dans une voiture rose, ça ne vous rappelle rien ?

Une lutte acharnée de 8 tours qui va avoir pour conséquence de laisser partir Russell devant et permettre à Bottas de suffisamment se rapprocher pour doubler Ocon. On ne vous cache pas qu’un petit flash a traversé notre esprit à ce moment-là.

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Comme à Bahreïn, le milieu de la course retombe dans les travers des années précédentes où les chronos stagnent et peu d’actions interviennent sur la piste. Mais comme la semaine dernière, un incident de course va rabattre toutes les cartes. Si Pierre Gasly s’était sacrifié à Sakhir pour dynamiter la course en voyant son moteur exploser, cette fois c’est Nicholas Latifi qui vient écraser sa voiture sur le mur du dernier virage. Perez étant passé aux stands juste le tour précédent, il dit déjà adieu à la victoire dès le 31e tour.

L’incroyable malédiction du tour n°37

Tandis que tous les pilotes profitent de faire un arrêt aux stands gratuit grâce à l’apparition de la Virtual Safety Car, le 37e tour va vous faire froid dans le dos si vous êtes superstitieux. Tout commence avec Fernando Alonso qui voit son moteur tomber en panne alors que la 6e place lui tendait les bras. Si l’Espagnol n’est pas encore sorti de sa voiture, Valtteri Bottas se jette dans les stands pour se retirer à son tour.

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En tant que grand artisan de la lose en ce début de saison, McLaren ne pouvait pas rester les bras croisés devant autant de fails en si peu de temps. Alors Ricciardo prend ses responsabilités et rentre lui aussi au ralenti vers les stands. Ce sont les grandes promos en F1 avec ces trois abandons pour le prix d’un.

Les derniers tours de course nous offrent la bataille qu’on attendait tant depuis le début de ce week-end ; la battle Leclerc – Verstappen. Deux têtes brûlées qui flirtent avec les limites des barrières ainsi que du règlement. Un pur moment de plaisir d’autant plus qu’aucun des deux n’est français. Deuxième à quelques tours de l’arrivée, Verstappen tente tout pour remporter cette course en Arabie Saoudite, ne cessant pas de rabâcher à la radio que Leclerc mord la ligne des stands en ligne droite, en vain.

Mais à trois tours du terme, le pilote néerlandais profite de sa Red Bull hypersonique pour déposer Leclerc et filer vers sa toute première victoire de la saison. Comme à Abu Dhabi, Verstappen sort gagnant après une safety car provoquée par Latifi.

La FIA a beau modifié le règlement, certaines connexions ne changeront jamais.

Tom