Finales NBA 2016 | Quand les Warriors battaient en retraite


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En 2016, les Cleveland Cavaliers deviennent la première équipe de l’histoire à remporter le titre après avoir été mené 3-1 dans les Finales NBA. Mais ça veut surtout dire que pour la première fois, une équipe a PERDU en ayant mené 3-1 en finale. Un choke encore jamais vu qui font entrer les Golden State dans l’Histoire.

De la revanche dans l’air

Commençons par une petite mise en contexte. Les Finales NBA 2016 sont un remake des Finales de la saison passée : Golden State Warriors vs Cleveland Cavaliers. En 2015, les Warriors l’ont emporté 4-2, sans grande opposition. Il faut dire que dans le camp d’en face, Lebron James se sentait aussi seul au monde que Corneille avec la blessure de ses compères Kyrie Irving et Kevin Love.

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La saison suivante, Golden State paraît encore plus fort. Au terme de la saison régulière, les Californiens rendent un bilan comptable de 73 victoires pour seulement 9 défaites. Le record des Chicago Bulls d’un certain Michael Jordan (72-10, 1995/1996) est effacé des tablettes. N’importe quel adversaire qui se dresse sur la route des Warriors est cuisiné à la sauce Curry et se mange des 3 points du parking.

Côté Cleveland, c’est la deuxième saison depuis que Lebron James est revenu sur ses terres natales. Un retour qui fait du bien à une ville qui, sans The Chosen One et son apanage médiatique, rayonne à peu près autant que Maubeuge. Cette fois néanmoins, Irving et Love sont à 100% pour aborder la finale et accompagner James au sommet, jamais aussi bon que lorsqu’il mène un Big 3.

Les Warriors y vont tout droit

Malgré tout, la tendance bascule très rapidement en faveur de Golden State. Les hommes de Steve Kerr remportent les deux premiers matches à domicile puis s’inclinent dans le 3e match. À 2-1 et bientôt 3-1 en leur faveur, le back-to-back est plus que jamais d’actualité pour les Warriors.

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Game 4 : la bascule

Cleveland va alors tenter la sournoise technique du cheval de Troie. Pour des cavaliers, quoi de plus banal après tout ? Lors du match 4, Lebron James va parvenir à rentrer dans la tête de Draymond Green. La tactique est simple : s’écharper avec lui, en l’humiliant quelque peu au passage. En une fraction de seconde, Green se retrouve par terre alors que James ne l’a écarté qu’avec UN SEUL bras bionique. Paroxysme de l’insolence, le King se permet de l’enjamber et de le faire passer pour un Tyronne Lue. Green, grande gueule par excellence, apprécie moyennement ce qui vient de se passer et envoie son poing dans les .. parties intimes du King. Après revisionnage, la NBA infligera une Flagrant One au joueur des Warriors.

Une décision qui aura pour conséquence la suspension du Californien au match suivant. Cleveland perdra tout de même ce 4e match (108-97) et se retrouve mené 3-1. Mais en réussissant à s’infiltrer dans le cerveau de son adversaire pour y installer le doute, il va permettre de le réorienter vers la voie de la lose.

Turn-over mental

La franchise de l’Ohio n’a plus le droit à l’erreur, un seul faux-(double)pas et le titre ira aux Warriors. C’est là que débute véritablement le choke des Californiens. Durant le Game 5 (97-112), ils laissent James et Irving leur marcher dessus dans un match épique du duo (41 points pour chacun). Game 6 : rebelote. Lebron en reclaque 41 de plus pour égaliser à 3-3 dans la série (115-101). Vous le sentez venir ce doux parfum de lose ?

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Dans le match décisif, le match attendu a lieu. Serré, engagé, les spectateurs de l’Oracle Arena d’Oakland en ont pour leur argent. Surtout qu’ils vont avoir le supplément clim’ dans les derniers instants de la rencontre.

Alors qu’il reste 4’39 à jouer, les deux équipes sont à 89-89 et n’inscrivent plus aucun point pendant plus de trois minutes. Ah oui, et Andre Iguodala se prend ça.

À ce niveau-là, ce n’est même plus un monster-block. C’est de l’art qu’on doit peindre sur le plafond de la chapelle Sixtine. Dans la foulée, Kyrie Irving plantera le 3 points de la victoire, offrira le titre aux siens et validera la paradoxale saison de Golden State. Deux records en un exercice : l’un pour le nombre de victoires, l’autre pour une lose inédite. Une performance qui n’existait jusque là qu’au travers de la saisons quasi-parfaite des New England Patriots en NFL qui n’avaient perdu qu’un seul match lors de la saison 2007: Le Superbowl.

Dans cette bataille, la FFL perd tout de même une de ses places fortes en Amérique. En 2016, cela faisait plus de 50 ans que la ville de Cleveland n’avait rien remporté dans l’un des trois sports US majeurs (basket, base-ball, foot US). Mais bon, parfois, il faut savoir s’incliner face à plus fort, pardon, face à Lebron.