F1 | Les notes FFL de l’incroyable British GP, avec Topps


Image : Iconsport / Article créé en partenariat avec Topps France.

Il y a un an, le Grand Prix de Grande-Bretagne nous avait offert ce qui reste peut-être le premier tour de GP le plus fou de ces dernières années. Hamilton et Verstappen étaient aux prises dans un duel acharné qui s’était terminé par un aller simple à 250 km/h direction les pneus pour Max. Hamilton en avait ensuite profité pour célébrer copieusement sa victoire à domicile, pendant que le Néerlandais rageait à l’hôpital. La F1 qu’on aime. 

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Un énorme crash, 6 DNF au total, des dépassements à la pelle et des tours de folie. L’édition 2022 n’aura absolument rien eu à envier à celle de 2021. Allez, on dit merci le halo pour Zhou et on passe aux notes.

Pour cette nouvelle édition des notes FFL spéciale British GP, la FFL refait équipe avec Topps, avec qui nous vous avions déjà présenté les pépites cachées de la Ligue des Champions. On se servira allègrement dans leur collection des cartes officielles de F1 Turbo Attax pour vous souligner en image les plus belles performances FFL de la course d’aujourd’hui. C’est parti.

On vous rappelle le principe : plus grosse est la Lose, plus élevée est la note.

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Lewis Hamilton (Mercedes) : 3

Départ P5, arrivée P3

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On ne calcule même plus le nombre de fois où Sir Lewis a pensé pouvoir remporter le GP de Silverstone aujourd’hui. Son Grand Prix. Alors qu’il fondait sur les deux Ferrari, la Safety Car est venue foutre en l’air ses ambitions. On aura quand même le droit à une leçon de pilotage de la part de l’Anglais avec une bataille contre un Leclerc en pleine énergie du désespoir dans les derniers tours. Un podium à la clé, et un formidable divertissement. Pas de quoi briller à la FFL.

George Russell (Mercedes) : 1

Départ P8, DNF

Le Britannique attendait ce Grand Prix depuis des semaines. Mais sa course a duré exactement trois secondes. Le pilote Mercedes ne s’attendait visiblement pas à prendre sa douche si tôt dans la journée. Mister Consistency n’est donc plus.

Mais l’important était ailleurs. En vrai gentleman, Russel a préféré courir auprès de Zhou après son crash, quitte à perdre tout espoir de reprendre la course. Une sportivité exemplaire qui ne peut qu’être sanctionnée par la plus mauvaise note FFL.

Charles Leclerc (Ferrari) : 7

Départ P3, arrivée P4

Le martyre de Ferrari. L’élu sacrifié, c’est lui. Très vite P2, Lerclerc a d’abord dû attendre derrière Sainz en voyant Hamilton revenir sur lui. Sur la fin de la course, Ferrari lui portera le coup de grâce en le laissant en piste à l’agonie avec ses vieux pneus alors que les autres pilotes, Sainz inclus, chaussaient des paires tendres neuves. Malgré tout, le Monégasque a défendu comme un mort de faim pour finir P4. Un beau vol de Ferrari qui fait très mal à Ferrari, tout ça pour finir par se prendre des leçons de gestion de la colère par Mattia Binotto. Se faire maltraiter par l’écurie de ses rêves, c’est peut-être ça aussi, la Lose.

Carlos Sainz Jr. (Ferrari) : 5

Départ P1, arrivée P1 (Si, c’est vrai)

Après sa pole position samedi, Carlos devait résister durant 306 kilomètres devant Verstappen pour conserver sa première place. Il aura fallu seulement 20 mètres pour qu’il la perde lors du premier départ. Mais le destin a voulu lui rendre sa première position au restart. L’Espagnol aura saisi sa chance durant 11 tours, avant de faire un petit passage dans le gazon sous la pression de Verstappen.

Mais les planètes auront finalement raison. Enfin, par planètes on veut dire la panne d’Ocon et les stratèges de Ferrari. Avec leur choix de laisser Leclerc et ses pneus usés en piste sous safety car, les têtes pensantes de la Scuderia ont offert le Monégasque en guise d’apéritif pour les autres pilotes, qui eux s’arrêtaient aux puits. Il aura fallu de multiples coups du sort, mais Sainz est un vainqueur de F1. On appelle ça une Gasly à la FFL.

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Max Verstappen (Red Bull) : 5

Départ P2, arrivée P7

Max avait course quasi-gagnée avant qu’il ne rentre aux stands pensant qu’il avait crevé. Manque de pot pour lui, le problème ne vient pas de là. C’est ce qu’on appelle un arrêt à blanc. Le reste de la course a été une longue bataille contre sa propre voiture. Pas aussi dur qu’un Lerclerc qui doit se battre contre les stratèges Ferrari, 19 pilotes dont son coéquipier, les astres, son moteur et Mattia Binotto, mais quand même. Le Néerlandais est aussi passé tout proche de l’humiliation suprême de se faire doubler par Mick Schumacher dans le dernier virage. La casse est limitée pour lui.

Sergio Perez (Red Bull) : 3

Départ P4, arrivée P2

Comme Verstappen, Perez a vu sa monoplace endommagée en début de course. Un arrêt aux puits pour repartir de la 15e position. Une safety car plus tard, le pilote Red Bull revient d’entre les morts et accroche la 2e place après des combats de titans contre Hamilton et Leclerc. Les rêves de RedBull de Gasly pourront encore attendre.

Lando Norris (McLaren) : 6

Départ P6, arrivée P6

Lando a roulé durant toute la course en 5e place, avant que son team n’oublie de le faire rentrer aux stands pendant la Safety Car. Pour finalement l’appeler aux stands un tour plus tard, et lui faire perdre une position. L’influence de la Scuderia n’a pas de frontière.

Daniel Ricciardo (McLaren) : 7

Départ P14, arrivée P13

Il fallait être sur le circuit pour voir l’Australien en piste aujourd’hui. Jamais dans les bons coups, toujours englué dans les trains de DRS. La magie d’antan de Daniel n’est plus. Mais un contrat à 14 millions d’euros par an tout de même, parce que la sympathie australienne avec un beau sourire, ça a un prix ma chère Lucette. McLaren et les Sacramento Kings jouent peut-être dans la même cour.

Esteban Ocon (Alpine) : 6

Départ P15, arrivée DNF

Parti en 15e position, Esteban était parvenu à remonter à la 8e position. Se permettant même le crime de lèse-majesté en doublant un Max Verstappen à la Red Bull abîmée. Mais à 15 tours de la fin, la mécanique a décidé de rendre immobile sa monoplace en plein milieu de la piste, provoquant la dernière safety car. On est des rapaces, donc on prend. Carlos Sainz aussi.

Fernando Alonso (Alpine) : 2

Départ P7, arrivée P5

Comme à son habitude, le Toro de Asturias a grugé tous ses concurrents au départ. Manœuvre extérieure sur Norris et Perez, 40 ans vous avez dit ? Toujours rien à voir côté lose chez Monsieur Alonso.

Pierre Gasly (AlphaTauri) : 6

Départ P11, DNF

Le Normand avait débuté son aprem par un sandwich délicieux entre Zhou et Russell, causant un drapeau rouge. Alors qu’il pensait avoir tiré son épingle du jeu en repartant en pneus tendres, il a vite été rattrapé par la patrouille. Enfin, par son coéquipier. Mis hors du circuit à deux reprises par Tsunoda, Gasly a dû en plus effectuer un arrêt aux stands à cause d’un drapeau orange et noir. Pour finalement abandonner. Notre deuxième poissard de la journée est également Français. Perfect sunday.

Yuki Tsunoda (AlphaTauri) : 10

Départ P13, arrivée P14

Pour une rare fois, Yuki s’était montré des plus prudent au départ. Aucune tentative dangereuse pour doubler ses copains, ni même de zigzag inopiné pour conserver sa place. Pourtant, le Japonais a subi de plein fer le boomerang Albon dans son aileron avant. Mais de son après-midi, nous retiendrons seulement sa manœuvre sur son coéquipier Gasly. Une merveille de dépassement qui se termine en auto-tamponneuse collective avec une belle place de dernier.

La performance d’équipe de la journée revient donc sans aucun doute au duo Alpha Tauri. C’est beau l’entraide.

alpha tauri
Topps F1 Team Duo AlphaTauri

Sebastian Vettel (Aston Martin) : 3

Départ P18, arrivée P9

Les mauvaises langues qui disaient que Vettel irait plus vite avec la Williams 1992 de Nigel Mansell qu’avec son Aston Martin se pensaient inspirées. Nous le pensions également. Mais un champion du monde a souvent le dernier mot. 9 positions et 2 points de gagnés aujourd’hui, mais une sale note FFL pour lui.

Lance Stroll (Aston Martin) : 4

Départ P20, arrivée P11

Pilote le plus lent de toute la grille samedi, le Canadien a mis un revers à toutes ses valeurs et réalisé l’une des plus grosses remontées de la journée pour finir avec un presque-point.

Nicholas Latifi (Williams) : 5

Départ P10, arrivée P12

Si Latifi reste en F1 l’année prochaine, ce week-end à Silverstone y sera pour beaucoup. Qualifié en Q3 samedi, le Canadien a longtemps occupé la 8e position en course. Avant de voir ses espoirs douchés petit à petit. Une 12e position aujourd’hui, meilleure performance de la saison pour lui et exactement zéro point ramené à Williams. Dernier pilote du paddock à n’avoir toujours pas inscrit le moindre point cette saison. Mais une course terminée, ça se prend pour Williams.

Alexander Albon (Williams) : 5

Départ P16, DNF

La comparaison avec son coéquipier Nicholas Latifi est compliquée ce week-end pour le Thaïlandais. Touché lors du crash général, Alex fait partie de ces pilotes ayant passé plus de temps à enfiler leur casque qu’à piloter.

Valtteri Bottas (Alfa Romeo) : 6

Départ P12, DNF

Une course des plus anonymes, tout comme son abandon. Il fallait être hyper vigilant pour se rendre compte que le Finlandais s’était retiré. Un miracle de connaître une course ennuyeuse au cours d’un Grand Prix si irréel.

Guanyu Zhou (Alfa Romeo) : non noté

Départ P9, DNF (il va bien)

Avant la course, on pensait utiliser la carte Topps « hero » pour illustrer la course d’un pilote auteur d’une performance bien FFL. On baissera le pavillon du sarcasme cette fois-ci pour saluer le Chinois et lui souhaiter un bon rétablissement. Le héros du jour, c’est lui.

zhou
Topps F1 HERO Guanyu Zhou

Mick Schumacher (Haas) : 1

Départ P19, arrivée P8

Sa malédiction a pris fin aujourd’hui. Après 30 Grands Prix de F1 sans jamais marquer le moindre point, Mick a fait voler en éclat cette série délicieuse avec sa 8e place. Onze places de remontées aujourd’hui, de quoi foutre en rogne la FAL. Son duel avec Verstappen dans les derniers tours a dû donner quelques gouttes de sueur à Günther Steiner. Hâte de regarder l’épisode Netflix sur Haas la saison prochaine (comme chaque année).

Kevin Magnussen (Haas) : 3

Départ P17, arrivée P10

À l’instar de son coéquipier, Magnussen a dû être pris de vertige en voyant son classement final aujourd’hui. Parti 17e, le Danois est passé entre les gouttes du carnage au départ. Kevin empoche le dernier point de la course et permet aux deux Haas de finir dans le Top 10. Une course plus que jamais historique.

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