Coupe Davis 1993 | France-Inde, l’humiliation sauce épicée


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Juillet 1993 à Fréjus. Deux mois après le 6-0 6-0 6-0 de Thierry Champion et 4 mois avant l’humiliation footballistique de France-Bulgarie, la France de Coupe Davis connaissait sa pire humiliation, chez elle.

En inventeurs de la tactique du « beaucoup de bons joueurs mais aucun champion », les Français affectionnent particulièrement la compétition collective qu’est la coupe Davis. S’il s’agit à l’époque (et aujourd’hui encore) de la seule compétition majeure que notre camp tricolore est en mesure de gagner, la Coupe Davis n’en reste pas moins un terrain propice à la Lose. La grosse Lose, même. En 1993, deux ans après l’exploit tricolore contre la Dream Team américaine, les Bleus vont connaître la face cachée de la Coupe Davis. Sa face FFL

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Un alignement des planètes

Avant de recevoir les Indiens à Fréjus, la France doit faire avec quelques absents de marque. Santoro est blessé, Forget est en convalescence et Pioline n’est pas retenu à cause d’un caprice à base de si mon entraîneur ne vient pas, je viens pas. Si le niveau vous semble bas déjà hors du terrain, ce n’est qu’un avant-goût.

En face, rien ou presque

En l’absence de ses éléments clés, les tricolores guidés par Henri Leconte et Arnaud Boetsch font tout de même office de favoris pour ce deuxième tour face à une équipe indienne inconnue au bataillon. De l’autre côté du filet, le meilleur Indien, Paes, a 20 ans et se classe 208ème mondial. Easy.

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Boetsch apporte facilement le premier point à l’équipe de France (6-3, 6-3, 6-1) contre l’autre no-name oriental, Krishnan, et met Henri Leconte en position d’orbite (et de pression). Il peut permettre  à la France de jouer un double peut-être déjà décisif. Cette pression, le jeune Paes s’en servira pour cuisiner Leconte dans la foulée.

Le Samedi, la France gagne tout de même le double, malgré quelques coups de frayeurs offerts au public de Fréjus. La maison française repose sur des piliers branlants mais tient encore.

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Le dimanche, ces piliers rendront hommage à ceux de l’arène varoise et tomberont eux aussi en ruines.

Paes fait danser le bollywood à Boetsch et oblige Rodolphe Gilbert, qui faisait ses premiers pas en Coupe Davis, à offrir le point décisif à son équipe. Mais cette année, c’est celle de la FFL. Contre Krishnan, le Français mène 2 sets à 1, puis s’effondre. Humiliation maison, clashs interne : la campagne 1993 aura tout eu d’un grand millésime.

On vous laissera apprécier le résumer d’époque :