Tour de France 2022 | Le récap’ FFL de la 11e étape


Tadej Pogacar

Au moment d’écrire ces mots, nous ne comprenons toujours pas ce qui vient de se passer. Et il y a de grandes chances que d’ici les prochains jours, nous n’en sachions pas plus. Croyez-nous, ce 13 juillet 2022 fera date.

Longue de 150 kilomètres, cette étape n’en était pas moins une douce folie sur le papier. Les cols du Télégraphe, du Galibier et du Granon attendaient sagement le peloton. Et une chose est sûre, nous n’avons pas été déçu.

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Pogacar vs le reste du monde

Le duel était attendu, et on y a eu droit. L’ensemble de la formation Jumbo-Visma a porté des coups sur le Slovène tout au long de la journée. Dès le Col du Télégraphe, Vingegaard et Roglic ont pris Pogacar entre deux roues et n’ont eu de cesse de porter des attaques à répétition. Tadej, le nouveau punching-ball de la Jumbo.

Mais le patrimoine de ce Tour ne doit cependant pas être laissé de côté pour autant. Nous parlons bien sûr des fameuses bascules, non pas de Pogacar, mais de France Télévision. En pleine attaque de Vingegaard, la pub est lancée. À deux doigts de subir une crise d’épilepsie en voyant cet enchaînement.

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Les coureurs viennent de gravir le premier des trois cols de la journée, et on se rend déjà compte que ce 13 juillet 2022 va être une journée historique.

Attaque de Quintana, oui

Dans toute cette cohue, on oublierait presque de préciser que Warren Barguil est seul en tête. Bon, on vous avoue que cet oubli nous arrangeait plutôt bien.

Mais très vite cette hype va être climatisée par l’attaque de Nairo Quintana. Non, vous ne rêvez pas. Vous avez bel et bien lu les mots « attaque » et « Quintana » au sein de la même phrase. Il vaut mieux se mouiller la nuque avant. Et quitte à assister à une première, autant qu’elle soit contre son propre coéquipier, Warren Barguil, échappé en tête de la course. Dans le jargon, on appelle ça l’influence movistarienne.

Le show Pogacar en deux temps

Tandis qu’on approche la montée du Granon, le show Pogacar ne fait que commencer. Filmé par la réalisation du Tour, le Slovène ne se prive pas pour faire étalage de sa décontraction. Petit sourire en coin, à deux doigts de faire un check avec le cameraman.


Mais ce petit numéro n’était en fait qu’un joli coup de bluff digne de Patrick Bruel. Dès les premières pentes du Col du Granon, Vingegaard s’aperçoit que la décontraction de Pogacar cache en fait une méga défaillance. Alors le Danois place une attaque, et il ne se trompe pas. Majka tente de combler l’écart avec Vingegaard, mais il est vite rappelé par la patrouille. Pogacar vient de caler.

Désormais, tous les coureurs se font la peau du maillot jaune. Romain Bardet le laisse sur place, suivi par Geraint Thomas, David Gaudu et Adam Yates. Autant vous dire qu’il y a des coureurs absolument partout.

Vingegaard s’impose devant Quintana et Bardet. Au classement, le Danois possède 2’16 » sur Bardet, 2’22 » sur Pogacar, 2’26 » sur Thomas et 2’37 » sur Quintana. Sans oublier Yates et Gaudu à 3 minutes.

Comment espérer un meilleur suspense pour ce Tour de France à 10 jours de l’arrivée sur les Champs-Élysées ?

Demain, petite journée pour récupérer avec trois cols hors catégorie, et une arrivée à l’Alpe d’Huez.


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