Ligue des Champions 2016 – City PSG | Le 3-5-2 éternel de Lolo White


Laurent Blanc

La saison 2015-2016 du PSG est l’une des meilleures de son histoire sur le plan national. Mais une fois de plus en Ligue des Champions sous Lolo White, les demi-finales ne seront qu’un simple mirage. Avec cette fois en prime, une innovation tactique qui vaut au “Président” ses lettres de noblesse.

Le 21 mai 2016, le Paris Saint-Germain s’impose en finale de la Coupe de France face à l’Olympique de Marseille et réalise un quadruplé retentissant ; Ligue 1, Coupe de France, Coupe de la Ligue et Trophée des Champions. Oui mais voilà, les Parisiens font la gueule. La raison ? Un nouvel échec en Ligue des Champions un mois plus tôt, et une double confrontation face à Manchester City que nous ne sommes pas prêts d’oublier.

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Les Parisiens restent sur deux éliminations en quarts de finale avec Laurent Blanc ; grâce au but raffiné de Demba Ba qui qualifie Chelsea en 2014, puis face à la MSN du Barça en 2015. Autant dire que la motivation du PSG est débordante dans cette campagne 2016. Les hommes de Lolo White se défont de ces mêmes Blues en huitièmes de finale, et pensent alors briser la malédiction. Au tour suivant, les Citizens se mettent en travers du chemin des Parisiens. Un duel Blanc – Pellegrini, le Président contre l’Ingénieur, deux visions du football similaires basées sur la possession et l’attaque, mais surtout, un derby du Golfe entre les deux propriétaires.

Le résumé du match PSG – City

La partie débute, et dès la 12e minute le PSG obtient un pénalty. Le coupable ? Bacary Sagna of course. En même temps, aligner trois Frenchies en défense avec Mangala et Clichy était assez risqué, mais Pellegrini aime le risque. Zlatan pose le ballon, recule, s’élance, bourrine et trouve la main ferme de Joe Hart. La double lame ne tarde par à fracasser le mental des Parisiens. Sur un contre rondement mené, De Bruyne est trouvé seul à droite de la surface et fusille Trapp. Les Mancuniens mènent 1-0, ce qui n’empêche pas Laurent Blanc de sucer sa sucette.

Mais le but gag est à mettre au profit d’un Brésilien. Non pas David Luiz, ni même Thiago Silva, mais Fernando malheureusement. Le milieu défensif reçoit le ballon de la part de Joe Hart à l’entrée de la surface, tente de jouer sur Mangala mais est contré par Ibrahimovic. Le ballon finit sa course dans les cages, le niveau WTF est extrêmement élevé, mais il n’a pas encore connu son apogée.

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Alors que Rabiot permet au PSG de reprendre les devants, les joueurs de la capitale parviennent à se saborder sans même avoir besoin des Anglais. Serge Aurier dégage n’importe comment un centre anodin de Sagna, le ballon ricoche sur le genou de Thiago Silva, arrive dans les pieds de Fernandinho dont la frappe est elle-même contrée par le capitaine du PSG, pour finalement tromper Trapp et faire trembler les filets. Le fameux jeu à la Citizen.

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Le 3-5-2 de Lolo White

Les Parisiens arrivent à Manchester avec une surprise dans leurs bagages ; une révolution tactique pour tenter de renverser le vice-champion d’Angleterre en titre. En effet Laurent Blanc décide de troquer son légendaire 4-3-3 pour un énigmatique 3-5-2 dont lui seul connaît son fonctionnement, et encore. Choisir un dispositif jamais utilisé durant des années sous sa direction pour tenter une innovation lors d’un match ultra décisif, Lolo White nous a carrément bluffé ce soir-là. Et comme si ça ne suffisait pas, il choisit d’aligner en défense centrale Serge Aurier, le même qui l’a traité de “fiotte” lors d’un live Periscope deux mois plus tôt. Goat.

Comme au match aller, l’arbitre siffle le point de pénalty, cette fois pour les Citizens. Et comme au match aller, la tentative est foirée. Aguero ouvre trop son pied et envoie le ballon sur les bandeaux publicitaires. Peu après le retour des vestiaires, les Parisiens ouvrent le score et climatisent l’Etihad Stadium. Servi par Zlatan, Maxwell trouve Cavani dans la surface. L’Uruguayen se troue complet mais Lucas le connaît bien, alors le Brésilien attend seul au second poteau pour le but du 1-0. Mais la joie est de courte durée, Maxwell était hors-jeu.

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Laurent Blanc, monsieur quart de finale

Les minutes défilent et les Parisiens se cassent les dents sur la défense mancunienne, pas aidés par leur dispositif tactique, il est vrai. À un quart d’heure de la fin, De Bruyne décide de clore le débat en enroulant une frappe de l’extérieur de la surface, les gants de Trapp à deux bons mètres du ballon comme d’habitude.

Score final 1-0, le PSG est éliminé en quarts de finale de la Ligue des Champions pour la troisième année de suite. Lolo White entretient savamment la poisse du dernier carré.

Mais le plus beau geste dans l’histoire nous vient de la part de Nasser Al-Khelaïfi. Le dirigeant parisien était emballé en prolongeant Laurent Blanc en février, avant de le protéger à l’issue de l’élimination en assurant qu’il avait “confiance en lui“, puis de le virer tel un sagouin quelques semaines plus tard. Deux mois séparent cette photo du licenciement.

Le “Président” viré par le président.

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Tom