Seul le Barça est digne du PSG


Seul le Barça est digne du PSG
Johan Cruyff a dû pleurer de là-haut. Il n’était pas vraiment le prototype du loser, et voir son Barça puis son Ajax subir deux remontadas mythiques en deux jours n’a pas dû l’enchanter plus que ça. Surtout la première, mardi à Anfield, car l’Ajax a quand même eu l’immense mérite de faire enfin passer le Real puis Cristiano Ronaldo du bon côté de la force. Mais Barcelone… Quelle performance ! « On ne joue pas comme le PSG », avait sorti Marc-André ter Stegen avant le quart de finale retour contre Manchester United. Après la masterclass de Paris, il répondait à une question sur la possibilité d’une nouvelle remontada de MU.

Désolé Marc-André, mais la compétition devient bien d’une intensité rare entre ton équipe et les Parisiens. Perdre 4-0 à Liverpool sur des doublés d’Origi et Wijnaldum – mais surtout d’Origi – après avoir gagné 3-0 à l’aller, ça classe définitivement un club parmi les plus grands. Cette manière si unique d’encaisser le quatrième but à sept minutes de la fin, laisser Divock Origi  seul sur un corner avec la moitié de l’équipe qui ne regarde pas l’action… C’est comme si le Roberto Carlos de 2006 face à Thierry Henry s’était démultiplié. C’était superbe, tout simplement. Et surtout, quelle constance dans l’effort !

Car la saison dernière, le Barça avait lancé la machine en quarts de finale contre la Roma (victoire 4-1 à l’aller en Espagne, défaite 3-0 au retour en Italie). Les Blaugrana confirment ainsi, plus que jamais, qu’ils ont changé de dimension avec l’arrivée d’Ernesto Valverde sur le banc. Et aussi d’Ousmane Dembélé sur le terrain, le gamin français ayant déjà le culot magistral de faire une passe au gardien à la fin du match aller, sur une occasion énorme de 4-0. Un don de soi que personne n’est près d’oublier. La FFL, grâce à l’ancien Rennais, est d’ailleurs très fière de s’attribuer une petite partie de cette élimination exceptionnelle.

« On ne peut pas faire la même erreur deux années de suite. » Luis Suarez, trop modeste, ne se rend sans doute pas bien compte de la portée de l’exploit.

On aurait dit des enfants, mais nous sommes des adultes.

Le président Josep Maria Bartomeu, probablement pour ne pas trop faire gonfler le prix de ses joueurs, parle sur Movistar de « deuxième nuit funeste » et promet « une réflexion ». Mais y a-t-il vraiment besoin de réfléchir, lorsque la magie opère à ce point ? Luis Suarez ne lâche pas : « On doit faire notre autocritique, on n’a aucune excuse. Nous devons demander pardon aux familles, aux enfants. Ce n’est juste pas permis. »

OK, le 6-1 de 2017 avait placé le PSG très au-dessus et le Barça au fond du trou. Mais entre des Parisiens qui perdent 3-1 à la dernière minute face à l’équipe B de Manchester en donnant les buts, et ce Barça qui réussit donc à s’en prendre quatre alors qu’il manquait Salah, Firmino, Naby Keita et Oxlade-Chamberlain… Avec un doublé en deux minutes de Georginio Wijnaldum (!), qui venait d’entrer à la mi-temps. Et au cas où vous n’auriez pas bien saisi, c’est donc Origi qui a mis le dernier but. O-RI-GI ! Les prochains épisodes de la rivalité Paris-Barcelone permettront d’y voir plus clair. Ils s’annoncent passionnants et d’un niveau peut-être jamais atteint dans l’histoire.

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