Roland Garros | Au service de Sara Errani


Il n’y a pas que les Français et les Françaises dans la vie. Non, sinon nous serions bien rapidement en vacances lors de cette quinzaine. Alors direction le court 14, où Sara Errani, ex-finaliste du tournoi, affrontait Kiki Bertens. L’autre Kiki du circuit.

Au service de sa majesté

Mais si notre oeil de Sauron de la Lose s’est dirigé vers ce court annexe, c’est principalement pour 2 séquences absolument lunaires de l’Italienne. Blessure, vent, Encore alcoolisée de la veille, Nelson Monfort qui hurle trop fort?  Nous n’avons pas encore la réponse à ce moment de pure gène. Jet de balle foireux, et service qui accroche difficilement la ligne… de fond de court.

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Alors oui, l’Italienne n’est pas connu pour son service. Ca fait bien 3 ans qu’elle ne sert plus correctement, mais il y a des limites. A Brisbane, elle avait même gagné un match en servant 60% de ses services à la cuillère. C’est insultant pour l’adversaire.

Et alors qu’elle doit servir pour le gain du premier set, bis repetita. Une première balle dans les pieds de Bertens, des lancers complètement foireux, un arbitre gêné qui lui inflige des points de pénalité car elle ne sert pas. Bref, elle se ravise sur ses services surpuissants à la cuillère. Résultat, jeu blanc de l’Hollandaise sur le service d’Errani.

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Quand on t’a dit que t’allais arbitrer le plus haut niveau du tennis mondial et que tu te retrouves à mettre des pénalités parce qu’une joueuse est incapable de servir.

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Un final dans un fauteuil.

Et car le circuit féminin est plein de réserve, la 5e mondiale batave ne réussit à se défaire de l’Italienne que dans le 3e set, à 9-7. Dans ce dernier set, l’Italienne nous a même offert une double faute à la cuillère. Le malaise absolu

Et le dernier set ne rentra pas honneur aux services. 10 breaks d’affilée, mais à 7-7, Bertens réussi l’exploit de convertir sa propre mise en jeu. Complètement usée par les services surpuissants d’Errani, Bertens break une dernière fois et s’effondre entre douleur et larmes.

L’Italienne, excédée parce qu’elle considère que son adversaire en fait trop, rentre dans les vestiaires, avec un giga « VAFFENCULO » qui a encore fait plus de bruit que l’avion de chasse plus tôt. Au moins là, elle n’a pas tergiversée.