Ponchet, le chef-d’oeuvre


Ponchet, le chef-d'oeuvre
Photo : Fédération française de tennis

De l’enfer au paradis. C’est exactement ce qu’a vécu Jessika Ponchet le 9 avril à Sunderland. Elle avait beau être cachée au fin fond de l’Angleterre pour un tournoi ITF (le deuxième niveau WTA), collée à un autre terrain comme lorsqu’on joue avec ses potes au gymnase, la FFL sera toujours au côté de ses membres les plus éminents pour mettre en lumière leurs performances. Celle-ci est légendaire.

D’abord au fond du trou pour son match du premier tour face à Tara Moore, elle a frôlé une honteuse victoire 6-0, 6-0. Elle a même obtenu une balle de match à 6-0, 5-0, sauvée de justesse par son adversaire britannique d’un improbable smash en reculant. La balle a fini miraculeusement sur la ligne, ce qui a provoqué comme un déclic pour la Française, battue ensuite 0-6, 7-6, 6-3.

Merci à tous pour les gentils messages, votre soutien a été incroyable ! J’espère juste inspirer tous les jeunes garçons et filles (et les adultes) à ne jamais abandonner, à continuer de se battre.

Quel beau message, Jessika ! Ah pardon, c’est son adversaire sur Twitter (on ne comprendra décidément jamais ce monde)…

Et puisqu’un bonheur n’arrive jamais seul, Ponchet a insisté en double dès le lendemain, éliminée encore au premier tour et par la même adversaire (6-1, 6-7, 10-4). Pas de doute, à 22 ans, la 201e joueuse mondiale a plus que mérité la wild-card pour Roland-Garros qu’elle recherche tant. Au temple de la lose, elle devrait même être invitée d’office.

Ponchet, le chef-d’oeuvre