Les sports WTF | Le Calcio Florentin, romantique comme la Toscane.

Plus de football, plus de Tennis, plus de Basket, plus rien. En dèche totale de sport pendant le confinement, la FFL est tout de même là pour toi. Même si tu vis dans un 18m2 sous les toits à 670 € CC, tu vas t’évader dans notre nouvelle série : Les sports WTF du monde entier. Première étape en Italie, avec le Calcio Florentin, sport romantique par excellence ;

L’historique

Si vous pensez Calcio, vous allez me dire Serie A, Catenaccio, etc. Et si je vous dis Florentin, vous allez peut-être penser à la Fiorentina, la Viola. Et bien en fait, strictement rien à voir. Le calcio florentin est un sport qui date de la Renaissance, disparu pendant plus de 200 ans et réapparu dans les années 30 – à Florence bien évidemment.

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Chaque année, le Tournoi des quatre quartiers se déroule à Florence, au mois de juin, et se décompose en 2 demis et une finale. Ainsi s’affrontent donc les Azzurri de Santa Croce, les Rossi de Santa Maria Novella, les Bianchi de Santo Spirito et les Verdi de San Giovanni.

Les règles

Le format est simple : 2 équipes de 27 joueurs (!) s’affrontent pendant 50 minutes pour marquer des buts qui font toute la largeur du terrain. On peut tirer avec n’importe quelle partie du corps. La seule subtilité, c’est que si vous tirez et ne marquez pas, vous perdez la balle et offrez 0,5 point à l’équipe adverse.

On peut décomposer les effectifs en :

  • quatre gardiens de but
  • trois défenseurs
  • cinq milieux de terrain ;
  • quinze attaquants

Mais la vraie particularité du calcio florentin ne réside pas dans cela. Elle demeure plutôt dans son absence quasi complète de règles. Globalement, c’est 15 mecs qui se foutent sur le pif au milieu, et des tentatives d’aller marquer d’un côté, et d’aller chercher celui qui a la balle pour le latter de l’autre. Et au milieu, les 15 attaquants ne sont pas ici de virvoletants dribbleurs, d’incroyables sprinteurs ou autre. Non, on a affaire ici à des golgoths qui se foutent dès le début sur la tronche. Si l’on devait tout de même trouver des similitudes à ce sport rustre, ça serait un mélange de handball de rugby, de lutte gréco-romaine et de MMA.

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Parmi les joueurs, il existe 2 capitaines qui sont chargés d’éviter tout débordement. Alors on va tout de suite être clair, la notion du débordement n’est pas ici la même que sur le reste de la planète Terre. Non, ici, le débordement c’est de se battre de manière civilisée. Interdits les 2 contre 1 et les coups par derrière. Brutes épaisses, certes, mais avec un certain sens de l’honneur dans le pugilat.

Pour encadrer la partie, un arbitre principal et des arbitres de touche. Et des médecins. Beaucoup de médecins.

Le déroulement d’une partie.

Concrètement, ça commence par un entre 2, et puis de longues minutes de pugilat. De la grosse baston de rue. Patates de forains, gros kick dans le tibia. La caméra tente bien de s’attarder de temps à autre sur les « joueurs de ballon » qui se font des passes, mais le début de match n’est clairement qu’une bataille rangée.

Au fil du match cependant, des trous dans les différentes lignes apparaissent, tout comme les médecins au fur et à mesure.

Car ça devient très rapidement du grand n’importe quoi. Une fois les premières montagnes tombées, ce sont les secondes lignes qui commencent à se mettre sur la tronche, avec des percées pour aller tenter de faire quelque chose du ballon. Et au fil de la partie, les joueurs courent entre les KO, bastons et commotions cérébrales.

Bref, une grosse générale qu’apprécieraient bon nombre de Rugbymans, mais dans les règles de l’histoire. En regardant un match, on peut facilement comprendre le qualificatif qu’on lui donne : « le sport le plus violent du monde ».


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