Kiki nous a fait si peur


Kiki nous a fait si peur
Photo : Roland-Garros
D’abord une tristesse infinie. Presque un mois après avoir connu la frayeur de notre vie avec Lucas Pouille à Melbourne, 10 jours après le dérapage des filles de Fed Cup en Belgique, voilà Kiki qui nous lâche. Elle qui avait pris grand soin, pourtant, de ne participer qu’en double à cette victoire chez nos voisins… C’était tout de même de malheureux indices.

Pourtant revigorée par sa défaite très propre dans la foulée, à Doha, face à la 164e mondiale (6-3, 6-3), voilà que notre ambassadrice fétiche sort la n°1 mondiale Naomi Osaka à Dubai. Comme ça, sans prévenir, elle aussi veut démissionner ! Une victoire 6-3, 6-3, alors qu’elle avait également perdu cette saison contre les 250es mondiales Kimberly Birrell et Destanee Aiava.

Plus que jamais, on peut l’écrire : pas toi Kiki, pas après tout ce que tu as fait. Face aux journalistes, elle insiste : “Pour moi, ça signifie beaucoup. Je sais que je peux battre les meilleures.” Dans l’euphorie générale, elle veut retrouver le top 10. Même Osaka en pleurera après coup.

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Et puis, le retour du soleil. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps. Le lien entre nous est trop fort, trop passionnel.

Dès le lendemain, Kiki revient au bercail. Contre Carla Suarez Navarro, elle veut se persuader de son changement de vie en menant 5-1. Mais six balles de set, dont trois à 5-2, 0-40, la ramènent à l’évidence. Elle perd 7-5. Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis. Elle prend encore un break d’avance dans la deuxième manche (2-0, 3-1) puis assure à nouveau 7-5. Ouf. Ne nous refais jamais ça, Kiki.

Kiki nous a fait si peur