Road to la cuillère de bois


Cuillère de bois france

Après son double exploit contre l’Afrique du Sud et les Fidji, le XV de France entamait son tournoi avec confiance et sérénité.

Et pourtant, cette confiance engrangée sera tout de suite décimée avec une première mi-temps improbable. Duels gagnés, jeu léché, un peu de French Chatte sur un essai gallois refusé, 2 essais, 1 pénalité et un drop sur le gong. Seule lueur d’espoir, des transformations foirées.

16-0 à la mi-temps.

Heureusement, tout va s’arranger dans les vestiaires et, après un discours flamboyant de Jacques Brunel (Qu’on imagine aussi dynamique que Jacques Santini sous Lexomil), le XV revient avec de bien meilleures intentions.

Et c’est un récital, un opéra, une symphonie de la lose en 3 temps que vont nous offrir nos chouchous en 2nd mi-temps.

  1. Dès la 5ème minute, une défense française aussi bien alignée qu’une partie de Tetris à 3g, et en 2 feintes, Adams esquive l’ensemble des plots et offre un caviar à Williams pour revenir à 16-7.
  2. Ballon de Williams dans le dos de la défense du XV, Huget ramasse le ballon et… la lumière fût. Comme lorsqu’on enfonce la mauvaise épée dans le tonneau de Pic-Pirates, le ballon de rugby s’enfuit des bras d’Huget. Derrière, les gallois n’ont plus qu’à ramasser l’offrande. Une vraie boulette hors catégorie.
  3. Fickou gagne un duel, la défense galloise semble désorganisée, c’est le moment que choisi Vahaaminha pour tenter une passe que l’on peut qualifier de YOLO. En voulant sauter 2/3 joueurs, la Manche et le gouffre de Helm, il offre à la place une offrande à North, qui s’en va aplatir sans soucis. Petit bonus bien lose, Huget, au lien de plaquer le gallois, préfère s’empaler dans un autre tricolore historie d’être certain que personne ne se mette en travers de la paysdegallestada.

Alors oui, ils losent dans les plus grandes largeurs de matchs en matchs. Mais force est de constater que pour chacune d’entres elles, ils réussissent à créer un nouveau scénario encore plus innovant. Et c’est pour ça qu’on les aime.

Road to la cuillère de bois