JO de Pekin 2022 | Le récap de midi du lundi 7 février


Credit: Eric Bolte-USA TODAY Sports/Sipa USA - Photo by Icon sport

Il parait que l’argent ne fait pas le bonheur. Une chose est sûre, tant qu’il n’y a pas d’or, il y contribue à la FFL. Retour sur une matinée tout de même vierge en presqu’médailles pour notre délégation.

Slalom Géant — Femmes

Avec une 7e place acquise en première manche, Tessa Worley nous fait un peu stresser en ce lundi matin. Car la double championne du monde de la discipline est toujours à la recherche de sa première médaille olympique. Un supplément d’âme dont on se passerait bien. Mais avant de serrer les fesses, c’est au tour de Coralie Frasse Sombet de débuter la 2e manche. Si elle compte plus de 3 secondes de retard avant de s’élancer, la Française nous envoie un chrono de l’espace. Alors peut-être.

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On a beau faire les frimeurs, toute notre attention se porte bien évidemment sur Tessa Worley. À une petite place de garnir notre tableau des presqu’médailles. Mais la porte-drapeau de la délégation française sait comment nous parler, et préfère jouer la carte de la sécurité. Dès l’enchaînement des premières portes, Worley commet de grosses fautes et part sur l’extérieur. Des largesses rassurantes. 

Avec 1 dixième d’avance avant de se lancer, la voici avec 3 dixièmes de retard à mi-parcours. Alors bien sûr dans ces cas-là, on sur-skie pour rattraper le temps (on parle comme si on était des pros alors qu’on a le niveau flocon). Mais comme un grand penseur a dit une fois, le temps n’a pas de temps pour le temps. Et Tessa Worley va l’apprendre à ses dépens. La double championne du monde prend de plein fouet une porte et se fait déchausser. Zéro médaille, zéro blessure. C’est le plus important.

 

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Biathlon — Individuel Femmes

 

 

Lors de l’épreuve individuelle, pas de tour de pénalité. Mais 1 minute rajoutée pour chaque faute au tir. Alors vous vous doutez bien que la moindre faute nous fait monter les poils. Et Anaïs Bescond ne se fait pas prier pour rapidement nous servir. La première Française à s’élancer commet deux fautes dès son premier tir couché, +2 minutes. Sobre, efficace.

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Mais la masterclass de ce début de course est à mettre au crédit de Lisa Vittozzi. L’Italienne parvient à réaliser un sublime sans-faute : 5 tirs manqués en autant de tentatives. Ou comment bousiller sa course — voire même ses courses avec le Sprint — d’entrée de jeu.

Si Anaïs Bescond et Julia Simon nous rassurent très rapidement, on comprend assez vite qui va nous chatouiller durant toute la course ; Anaïs Chevalier. La Française aligne les 5/5 de manière insolente. Vient alors le dernier pas de tirs. Avec un quatrième sans-faute, c’est la médaille d’or assurée. Mais la facilité ne fait pas partie des valeurs de notre championne. Un amour de faute qui lui fait franchir la ligne d’arrivée à la 2e place. À un tir du titre de championne olympique, c’est la France qu’on aime ça.

Avec toute cette émotion, on en a presque oublié que Justine Braisaz pouvait encore viser l’or. La donne est simple. Si elle réussit un sans-faute sur son dernier tir, elle aura l’or autour du cou. Alors pour s’éviter toute pression, Braisaz se crashe d’entrée et foire à trois reprises. 39e place finale. Très rapide sur les skis, mais si la précision à la carabine suivait, on le saurait hehe.

Mais au moment d’interviewer les biathlètes, les commentateurs de France Télé ne font naître aucun faux espoir pour une quelconque médaille. Nostalgie quand tu nous tiens.