JO 2014 – Patinage | Le hold-up des juges pour la paire Péchalat – Bourzat.


Station balnéaire réputée, Sotchi est le paradis pour de nombreux Russes l’été. Mais il faut dire que nous gardons un meilleur souvenir de cette ville en hiver. Depuis les JO 2014, on comprend désormais très bien l’avantage de jouer à domicile. Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat encore mieux que tout le monde.

Vous ne vous en souvenez peut-être pas, mais les Jeux Olympiques 2014 à Sotchi sont particulièrement bien négociés par notre délégation française. Surtout pour sa section du patinage. En effet le duo Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat est le binôme vedette de notre Hexagone.

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En même temps, ce duo de danse sur glace rafle tout sur son passage ; médaillés de bronze aux championnats du monde 2012 et doubles champions d’Europe en titre, le tandem Péchalat – Bourzat est une des plus grandes chances de breloque française lors de ces olympiades. Si le patinage artistique est un travail quotidien sur le moindre détail, un seul n’a pas été anticipé par le duo tricolore : les JO se passent en Russie.

Ne jamais sous-estimer le chocolat russe

Avant de pénétrer sur la glace, Péchalat et Bourzat n’ont qu’une obsession : décrocher cette fichue médaille olympique, la seule qui manque à leur immense palmarès. Les deux français s’élancent et réalisent à merveille leur programme. Un pied et quatre orteils pour enfin décrocher cette breloque. Seuls les Américains et les Canadiens sont en mesure d’enquiquiner les Bleus, ce qu’ils vont d’ailleurs faire.

Les Français sont troisièmes. Tandis que la médaille de bronze leur est promise, on voit soudain arriver le duo Russe composé de Nikita Katsalapov et Elena Ilinykh. Et comme l’aurait dit un grand philosophe, alors peut-être. Car il ne vous a pas échappé que Sotchi est une ville située dans le sud de la Russie.

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Et qui dit Jeux Olympiques à domicile, dit petite aide des juges. Oui car le gros avantage du patinage artistique, c’est que les notes sont en (grande) partie subjectives. Ce qui laisse place à une injustice flagrante dont on raffole. En effet la paire russe réalise un programme (extra)ordinaire. Et les juges les propulsent à la 3e place, pile devant nos Français, c’est ballot. Ou comment terminer les Jeux Olympiques avec du chocolat plein les dents.

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Du seum jusqu’au bout des ongles de Péchalat et Bourzat

Alors bien sûr en France, le tollé est de taille. Mais il faut quand même avoir l’esprit mal placé pour imaginer que des Russes pourraient être avantagés à domicile. Avec qui plus est un programme identique qui leur avait rapporté 103 points la semaine précédente, et 110 points cette fois-ci. À la FFL, nous croyions aux coïncidences.

Bref, un léger sentiment de vol qui se traduit dans les propos de Fabian Bourzat juste après l’épreuve. Même à l’écrit on ressent l’overdose de seum. On ne s’en lasse pas.

« La suite ? Des spectacles et la retraite. On n’ira pas aux Championnats du monde » F. Bourzat

Et voilà, dès qu’on perd les soupçons de favoritisme ressortent très vite. Sacrés Français. Toujours bons perdants.

« Passer de 103 à 110 points en une semaine, c’est phénoménal. Félicitations aux Russes, je suis impressionné. Une telle progression sur un même programme… » F. Bourzat

Même son de cloche du côté du président de la Fédération française des sports de glace.

« Je ne vais pas vous dire qu’on est heureux d’être à la place qu’on qualifie d’habitude de l’imbécile » D. Gailhaguet

Tout est une question de point de vue, Didier. Et cinq jours plus tard, rebelotte lors de l’épreuve du patinage artistique féminin. En effet la Russe Adelina Sotnikova est sacrée championne olympique devant la Coréenne Kim Yu-na, ultra favorite. Alors la fédération sud-coréenne de patinage décide de porter plainte en affirmant que Sotnikova a été surnotée, cette dernière n’ayant jamais fait mieux que 9e en compétition. En vain. Ces Russes sont quand même incroyables.

Après les JO de 2006 et 2010, le patinage français réalise la passe de trois : ramener 0 médaille en France. Avec la délégation française de patinage, on sait que sur le chemin du retour il n’y a jamais aucun risque.

Finger in the nose pour passer les détecteurs de métaux à l’aéroport.