IndyCar Nashville | Romain Grosjean, un aller simple dans le mur


Romain Grosjean

Si la Formule 1 a basculé dans une silly season du tonnerre, l’IndyCar continue toujours de faire vibrer le bitume américain. Et ce week-end, les as du volant avaient rendez-vous à Nashville. Une course que Romain Grosjean n’est pas prêt d’oublier.

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Nashville, Tennessee. Connu mondialement comme étant le berceau de la musique country, Nashville possède une autre particularité. La ville accueille l’IndyCar dans ses rues. Si la météo a été incertaine durant tout le week-end, alternant entre orages et éclaircies, il y a pourtant une certitude : ce tracé plaît énormément à Romain Grosjean.

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En effet, l’ancien pilote Haas n’a pas manqué de briller en qualification. Au terme d’un mega tour, Grosjean signe le deuxième meilleur temps, ratant la pole position pour seulement 0″142s. Avec sa meilleure qualif de la saison, Romain n’a jamais autant justifié le fait qu’il était né à Genève.

Le résumé de la course de Romain Grosjean

Dès le début de course, Scott McLaughlin et Grosjean creusent rapidement l’écart sur le reste du peloton, jusqu’à compter plus de cinq secondes d’avance. Mais la course est un florilège d’accidents en tout genre, accrochages entre pilotes et pilotages dans le mur. Pas moins de huit neutralisations sont décidées par les directeurs, ce qui chamboule à chaque fois le classement de la course.

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À quatre tours du terme, une énième relance est effectuée par les pilotes. Romain Grosjean se trouve cinquième, et joue une place sur le podium. Mais alors que nous sommes au 75e des 80 tours prévus, Josef Newgarden met un terme à la course du Français (oui, il le redevient à cet instant). L’Américain tente une manœuvre kamikaze, et oblige Romain à aller embrasser le muret. De quoi se se taper la tête contre les murs pour Grosjean, sans mauvais jeu de mots. Nous ne pouvions rêver d’une meilleure fin de course.

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Comme vous vous en doutez, Romain va quelque peu prendre la mouche sous son casque.

« Magnifique ! C’est putain de magnifique ! Et ensuite, c’est moi, le pilote agressif !? C’est bien moi ? » R. Grosjean, à sa radio

Non sans ironie, Josef est ceinture noire quand il s’agit d’en remettre une couche.

« Bienvenue en IndyCar ! » J. Newgarden

Bien aidé, il est vrai, par ce vieil ami de Marcus Ericsson.

Traduction ? « On récolte ce que l’on sème« . Le paddock vit bieng.

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Pagenaud, l’autre satisfaction de la course

Parti en 13e position, Simon Pagenaud s’était intelligemment mis en retrait pour éviter le radar de la FFL. Mais dès l’extinction des feux, sa tentation a repris le dessus. Le natif de Montmorillon dépasse quatre voitures dès le premier tour. Puis au tiers de la course, voici Simon qui se retrouve en deuxième position. Ce dernier pouvant remercier grandement le drapeau jaune.

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Mais c’est au moment où Pagenaud commence à y croire que sa voiture le ramène à la réalité.

« On a peut-être manqué l’occasion de remporter la victoire lorsque j’étais deuxième derrière Alex Palou. L’auto était alors super. Mais, au 25e tour, nous avons eu un problème mécanique » S. Pagenaud

Simon Pagenaud termine finalement à la dixième place. Tout est bien qui finit bien.

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