IndyCar Toronto | Le week-end parfait de Romain Grosjean


Romain Grosjean

Si la Formule 1 et la Moto GP prennent toute la lumière dans le sport automobile en ce moment, il ne faut pas non plus occulter l’IndyCar. Engagés sur la grille, nos Français Romain Grosjean et Simon Pagenaud nous réservent souvent des pépites. Comme ce week-end à Toronto.

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Essais et qualifications

En arrivant sur le circuit de Toronto, la FFL n’était pas forcément en confiance. Et pour cause. La dernière édition, effectuée en 2019, avait vu la victoire d’un certain Simon Pagenaud. Il fallait donc conjurer le sort, et vite. Et le premier des Tricolores à faire retomber la pression n’est autre que ce diable de Grosjean. Dès la deuxième séance d’essais, Romain vient embrasser le mur, et ajoute Toronto à son palmarès. Un énième circuit marqué par sa signature, un concept réalisé aux quatre coins du monde.

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Dès les qualifications, les fortunes sont diverses dans le clan français. Romain Grosjean est le premier à frapper fort en hissant son Andretti Autosport au 11e rang des qualifs. Ratant bien sûr le Top 10 pour un dixième de seconde seulement.

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En ce qui concerne Simon Pagenaud, le pilote de la Meyer Shank Racing doit lui se contenter du 18e chrono. Bien aidé par la sortie d’un drapeau rouge au pire moment il est vrai. Mais nous prenons volontiers.

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Le résumé de la course

Le départ d’une course américaine est toujours un grand moment de sport. Pas de départ arrêté, mais un immense peloton de 25 voitures qui foncent toutes vers le même virage. Ces Américains sont vraiment spéciaux. Et une fois encore, le départ donne lieu à de sublimes passes d’armes, dont Romain Grosjean va se sortir à merveille. Deux places perdues dans la seule première boucle. Le “dingue du premier tour” n’a rien perdu de sa superbe.

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Grosjean va peu à peu se faire doubler par tous les concurrents possibles et imaginables, jusqu’à occuper une confortable 21e position. Mais qui dit course à l’américaine dit show garanti, et les touchettes entre pilotes sont légion. Croyant profiter d’une neutralisation de la course, Romain se jette dans la voie des stands. Mais manque de pot pour lui, tous ses concurrents font de même. Son équipe prend même le soin de le renvoyer dans un bourbier. Épique.

Histoire de boucler la boucle, Romain écope d’une pénalité pour excès de vitesse dans la voie des stands. Son expérience acquise lors de ses 179 Grands Prix en Formule 1 et ses 10 départs en IndyCar n’ont rien pu faire.

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Un nouveau week-end parfait de Grosjean

Pour Simon Pagenaud, la trajectoire est différente. Parti 18e, le Français ne cesse de remonter dans le classement, pour atteindre une odieuse 7e position finale. Romain reste fidèle à Grosjean, et termine 16e. Cette course a toutefois été marquée par la 52e victoire en IndyCar de Scott Dixon, égalant ainsi la légende Mario Andretti.

Mario n’étant autre que le père de Michael Andretti, fondateur et président d’Andretti Autosport. Vous voyez où nous voulons en venir ? Le week-end des Andretti a été particulièrement noir, entre le record égalé de Dixon et la performance majuscule de Grosjean. Had a better sunday. Au classement, Marcus Ericsson est toujours en tête (oui oui, vous avez bien lu). Avec 351 points, il possède une avance confortable sur nos deux Français : Simon Pagenaud est 10e (243 points), Romain Grosjean 15e (197 points).

L’IndyCar, c’est drôlement bien en fait.

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