IndyCar Detroit | Romain Grosjean joue au pompier de service


La bible de la Lose du sport français

On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Puisque l’équipe de secours tardait à arriver sur sa voiture en proie aux flammes, Romain Grosjean a décidé de prendre les choses en main. Avant de se prendre un stop par les secouristes. Histoire de conclure son week-end de lose en beauté.

On ne va pas se mentir, depuis qu’il est arrivé en Indycar, Romain Grosjean n’est plus que l’ombre de lui-même. Avant ce week-end, le Français avait à chaque fois terminé dans la première partie de classement. Dont une ignoble deuxième place au GP d’Indianapolis qui nous a ramené en 2015, à la sombre époque où il montait sur son dernier podium en F1. Des performances indignes de ce qu’il proposait ces dernières années. Heureusement, le naturel est revenu au galop à Detroit samedi et dimanche, où le pilote disputait deux courses en deux jours.

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Course n°1 – Mur 1 / Grosjean 0

Le week-end a débuté par une bonne petite désillusion dans les règles de l’art. Positionné 3e au départ, Grosjean rétrograde jusqu’à la 18e place alors qu’il ne reste plus que 6 tours à parcourir. Moment choisi par notre Frenchy pour clore prématurément sa course sur le mur du circuit. Mais pas son week-end.

Malgré l’abandon, Grosjean terminera 23e et inscrira 7 points. Oui en IndyCar, c’est comme ça, ce n’est pas parce qu’un pilote fout en l’air sa bagnole qu’il ne peut pas inscrire de points. Un avenir en IndyCar pour l’écurie Haas ?

Course n°2 – Laissez faire les pros

Dimanche, revoilà Grosjean au volant de sa Dale Coyne Racing toute réparée pour la deuxième course sur le circuit urbain de Detroit. De nouveau bien placé au départ (5e), l’ex de chez Haas réalise encore une belle dégringolade dans les règles de l’art. Après 57 tours (sur 70 à boucler), Grosjean figure à une confortable 22e place mais voit surtout ses freins prendre feu.

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Ni une ni deux, le pilote se met en double file et s’extirpe de sa monoplace. Même pas le temps de mettre les warnings qu’il fonce vers le bord du circuit où on lui tendra un extincteur. Sûrement celui que lui avait offert son pote Julien Fébreau dans la cabine de commentateurs au Grand Prix de Monaco.

Sauf qu’entre-temps, l’équipe de secours et déjà sur place et écarte le pilote Français en mode « We got this, buddy » alors que notre pilote avait déjà dégoupillé l’extincteur pour aller sauver ce qu’il peut de sa monoplace.

En attendant, ça fait deux abandons en un week-end. Et ça, il n’avait jamais pu le réaliser en F1. Everything is bigger in Tex Michigan