Guillaume Burger : « Quand on m’annonce que je suis disqualifié, c’est un grand soulagement »


Il y a des dizaines et des dizaines de manières d’entrer à la FFL, mais celle choisie par Guillaume Burger fera date dans l’histoire. Un imbroglio lunaire qui fait rentrer l’athlète pas encore Olympique dans la Fédération par une voie encore assez peu explorée: la voie administrative.

C’est donc avec un immense plaisir que nous avons pu nous entretenir avec l’intéressé, dont voici ces réactions après cette disqualification venue d’ailleurs.

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La réaction de Guillaume Burger

« Salut Guillaume. Tu postules à la FFL en passant par la voie administrative, qu’est ce que ça te fait ?

Effectivement, c’est dur de faire plus Français que ça, même si l’erreur vient d’un Anglais ! Je suis un fan de la FFL comme beaucoup de monde, et faire une perf’ aussi brillante c’est quelque chose. Ça n’est pas ce que je recherchais, mais je suis très heureux et honoré du dénouement.

Comment se sont passées ces 24 h pendant lesquelles tu étais un athlète olympique ?

Très compliquées. J’ai beaucoup tremblé. Beaucoup de messages de félicitations, de sourires des gens, de fierté dans les regards. J’étais un peu décontenancé. Moi je suis Français et habitué aux désillusions pour les Jeux.

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Ah oui ?

En 2008, on a été les premiers pas pris pour les JO de Pékin. En 2012 j’étais nul, donc affaire résolue d’avance. Et en 2016 notre fédération a choisi de ne pas nous aligner, car on n’avait pas le niveau.

Je suis donc resté aux portes des JO 3 fois d’affilée, et quand en 2020 les jeux sont reportés je me dis je vais encore réussir à me louper. Manque de chance, je fais une course d’anthologie,  fini 2e et je ne comprends pas trop ce qu’il m’arrive… du coup le lendemain quand on m’annonce que je suis disqualifié c’est un grand soulagement.

Et l’annonce, comment elle se passe ?

Le lendemain matin, mon coach et les responsables de l’équipe qui sont descendus me voir dans le paddock pour m’annoncer la nouvelle. Pendant 3 jours j’avais encore des courses et je devais rester dans ma bulle donc je n’ai pas tout de suite pu célébrer. On a pu faire 9e sur 9 en 4 places le dimanche comme ça, et j’ai pu me concentrer sur ça après. Ça a duré 2 minutes la discussion, mais là ça fait 5 jours et je n’arrive toujours pas à y croire.

Guillaume Burger et son coach (avant l’annonce, le lendemain)

Une dernière question, qu’est ce que tu penses de la maxime « L’important c’est de participer » !

(Rires). Pas mal celle-là. On m’a aussi souvent dit que l’important ce n’est pas la destination, mais le chemin, et le mien est pas mal en ce moment. Mais bon il faut compter sur moi pour les Jeux de Paris 2024, je compte continuer jusque là et il va falloir que je trouve une nouvelle manière innovante de loser ! »