GP du Qatar | Alpine, six lettres à bannir de la Formule 1.


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GP du Qatar. Une semaine seulement après le week-end irrespirable à Interlagos, et les 25 dépassements de Lewis Hamilton en seulement 24 heures, le Qatar accueillait pour la première fois de son histoire le monde de la Formule 1. Et une chose est sûre, si certaines gommes n’avaient pas explosé, nous aurions probablement implosé de fatigue dans cette course.

Essais et Qualifications

Les premiers essais servent très vite à dépoussiérer la piste, gorgée de sable dans son bitume. Il faut attendre le samedi pour avoir les premiers enseignements côté piste. Et dès le début de la troisième séance d’essai, alors que les feux passent tout juste au vert, Nikita Mazepin s’élance et cale. Drapeau rouge. Romain Grosjean ou pas, l’empreinte si unique de Haas ne disparait pas.

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Le soir-même, les qualifications ouvrent le bal d’un week-end de course encore renversant. Dès la Q2, Perez et Leclerc créent l’exploit en se faisant sortir. Si le premier a une nouvelle fois montré qu’en qualifs, il ne fallait impérativement pas compter sur lui, le Monégasque a eu un constat des plus clairs et précis à l’issue de la séance. Pas francophone pour rien le bougre.

On pensait alors que la hiérarchie avait été respectée en Q3. Hamilton en pole, devant Verstappen et Bottas. Le même podium qu’à Interlagos. Mais c’était oublier trop vite l’explosion du pneu avant droit de Pierre Gasly sur sa dernière tentative, qui a non seulement anéanti celle de tous ses concurrents, empêchant Verstappen de se batailler pour la pole, mais en plus en faisant perdre 5 places sur la grille au Néerlandais qui n’a pas suffisamment ralenti et s’est mangé un double drapeau jaune. Avec ça Gasly a au moins fait une croix définitive sur l’espoir de pouvoir rouler à nouveau un jour chez Red Bull.  Quitte à foutre en l’air la suite de sa carrière, autant le faire avec ingéniosité.

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Bottas perd également trois positions, ce qui permet à Gasly d’hériter de la deuxième place sur la grille, et Alonso la troisième. La première fois depuis neuf ans qu’un pilote français ne s’était plus élancé de la première ligne. Un record dont on se serait bien passé.

 

Le résumé du GP du Qatar

 

Au départ, Alonso parvient à faire l’extérieur sur Pierre Gasly comme un débutant – vous me direz, à part Kimi, ils sont tous débutant si on considère l’âge de Alonso. Mais le démarrage canon est à mettre au profit de Verstappen. Le Néerlandais double pas moins de cinq monoplaces en seulement cinq tours. Heureusement que le bouchon Bottas devait faire son petit effet ; le Finlandais a perdu lui 5 positions sur le seul démarrage. Un autre style disons.

Dès lors, Hamilton et Verstappen caracolent en tête, en maintenant un écart stable. Et derrière quand les voitures ont toute la peine du monde pour se suivre dans les virages, les seules tentatives de dépassement sont anéanties par les zigzags de Sainz et consort. Même l’undercut tenté par Red Bull fait perdre du temps à Verstappen. Une première. Bref, préparez votre meilleur coussin.

Notre sommeil est finalement interrompu par le raclement de l’aileron avant de Bottas sur le bitume qatari suite à une crevaison. From P3 to P13 to l’abandon. Course solide de bout en bout.

Malgré les crevaisons, Alonso crève l’écran

Mais le cas Bottas n’est pas une exception. Comme lors du Grand Prix de Silverstone 2020, les pilotes se mettent à crever à tour de rôle. Les Williams de Russell et Latifi n’échappent pas à la règle. Ce dernier provoque d’ailleurs une VSC qui permet à Alonso de terminer sur le podium, et d’éviter le retour de Perez. El Gaaatttooooooo que tiene.

Hamilton remporte finalement la course sans aucun stress, et réduit son écart à 8 points avec Max Verstappen. Seul point noir de la journée, les 25 unités inscrits par Alpine contre aucun pour Alpha Tauri. Après la Hongrie, le Qatar est le deuxième lieu de haute trahison de la pseudo Renault. Gasly réussit lui l’exploit de passer de P2 à P11, sauvant un peu l’honneur de la France.

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Heureusement que le triple-header s’interrompt ce week-end.

Rendez-vous dans deux semaines en Arabie Saoudite, une autre première pour la F1. Et on espère la dernière mauvaise blague des Alpine.