GP de Turquie | Holiday on Ice-tanbul


GP Turquie Latifi Grosjean

Essais Libres et Qualifications

Ce week-end exceptionnel commence d’ailleurs d’une manière grandiose. Romain Grosjan est comme toi pendant ta période de 3 mois après la pose de la démission. Il s’en balek total et arrive à 11 h au taff. En Formule 1, ça se traduit en « j’ai loupé mon avion j’arrive demain Günther. »

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Les essais libres seront eux une exceptionnelle exhibition de patinage artistique. En Turquie, ils se sont amusés à changer l’asphalte 15 jours avant la course. Résultat, une piste froide, huileuse. Ajoutez-y de la pluie et vous pouvez observer un festival de tête à queue et de dérapages pas vraiment contrôlés.

Et pour les qualifications, ça ne sera pas mieux. Ça sera même pire en fait. Une Q1 qui se divisera en 2 parties, avec un premier arrêt pour cause de pluie abondante avec Ocon en pôle provisoire. Et si l’averse s’est arrêtée à la reprise, tout le monde dérape et se retrouve à un moment ou l’autre dans le mauvais sens.

Mais un seul d’entre eux se retrouvera bloqué dans les graviers. Notre idole Romain Grosjean qui dérape et se retrouve à 5 centimètres de l’échappatoire. Problème, sa Haas ne l’attendra jamais. Bloqué dans les graviers, drapeau rouge. Q1 avec classe.

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Le reste de la séance sera aussi exceptionnel. Sous la pluie, la combativité est parfois un défaut. Et c’est donc Lance Stroll qui va profiter de cela. Avec le choix judicieux de chausser des intermédiaires par Racing Point, Stroll s’envole et va prendre la pole position pour la première fois de sa carrière devant un Verstappen trop agressif sur sa conduite. Enfin bon, Vestappen et trop agressif, c’est un pléonasme qui se confirmera le lendemain.

La course du GP de Turquie

Les hommages à Romain Grosjean continuent. Dès le tour de mise en grille, Russell et Giovinazzi partent à la faute. Le premier partira des stands, le second verra ses mécaniciens lui réparer son Alfa Roméo.

Le départ verra lui Esteban Ocon doubler tout le monde. Mais seulement sur 400 mètres. Le reste sera une poisse made in France. Hamilton touche légèrement Ricciardo qui s’en va toucher l’arrière gauche du normand. Domino day, il fera son tête-à-queue et repartira en fond de course, où il fera du patinage artistique avec Bottas. Passage aux stands, où il chaussera des pneus pluie alors que le futur montrera que le bon choix était les intermédiaires. Dommage.

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En tête les Mercedes Racing Point vont mener largement la moitié de la course. La piste, elle se dessèche au fur et à mesure que le temps passe. Verstappen a une occasion en or et remonte petit à petit. Mais c’est aussi le genre de mec qui te colle au cul quand tu es déjà en train de doubler sur la voie de droite, avec un concert de klaxon et d’appels de phares. Bref, il fait n’importe quoi derrière Perez et part en tête à queue. Triple lutz piqué, retour aux stands : il ruine sa course tout seul.

Devant, Lance Stroll voit ses pneus baisser en efficacité et son rythme baisser et doit faire un choix crucial avec son écurie: changer de pneus ou pas? Il ne voulait pas, son équipe l’a forcé. Il terminera 9e, son coéquipier Perez second. Et le vainqueur? Bah Lewis Hamilton évidemment, avec une stratégie implacable: piloter mieux que les autres et ne pas faire d’erreurs. 7e titre de champion du monde, pas mal. Son coéquipier lui, sera aux fraises avec 4 tête-à-queue réalisés.

Côté tricolore c’est un triplé! Zéro point pour nos Français avec un abandon dans l’anonymat le plus complet. Et la francophonie sera elle aussi bien représentée: Latifi a passé la moitié de son Grand Prix en drift- avec un magnifique petit accrochage avec Grosjean, Stroll a coulé dans un anonymat total et Leclerc a perdu le podium sur son dernier freinage. Alors oui, Vettel parle très bien français, mais on fera avec.