GP de Turquie | Bottas, au bout de l’ennui.


GP de Turquie
La bible de la Lose du sport français

GP de Turquie. Après une épreuve en Russie qui aura donné de nombreux maux de tête à Lando Norris, l’étape turque enthousiasmait tous les amateurs de F1. Tous se remémorant la course hallucinante l’année dernière. Mais cette saison, rien de tout ça. À la place, une course plutôt chiante sur une piste mouillée. Une première dans l’histoire de la Formule 1.

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Essais et Qualifications

Les essais commencent pourtant de la plus belle des manières. Sur un revêtement totalement remanié par rapport à l’ancien, bien plus abrasif, l’équilibre des voitures est à revoir comparé aux réglages de l’an passé. Et Pierre Gasly l’a appris à ses dépens. Un sous-virage de dingue qui l’oblige à amener un angle énorme sur son volant. Petit problème, il ne mesure qu’1m77.

Voyant que son pote normand fait parler de lui à la radio, Esteban Ocon décide de se faire remarquer sur la piste. À la fin des essais 3, lors de l’entraînement pour la procédure de départ, le pilote Alpine reste planté au milieu de la grille. Le coup de la panne, si français.

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Mais ne vous y méprenez pas, cette journée pluvieuse est, comme l’an passé, gorgée de spins les plus originaux les uns que les autres. Une imagination de chaque instant est nécessaire pour tous les pilotes. Petit florilège. On se croirait au Trophée Andros.

Les qualifs débutent, et on sent déjà qu’elle ne sera pas comme les autres. La preuve en est, le passage en Q2 de Mick Schumacher. Oui oui, une Haas en Q2. La victime ? Daniel Ricciardo. Mais malgré cette élimination précoce, l’Australien a sûrement dû retrouver le sourire en voyant la, ou plutôt les tentatives acharnées de Mazepin pour accompagner son coéquipier en Q2. Mais à chaque fois, le Russe n’a pas vu le second virage. Trois tête-à-queue consécutifs au virage n°1. Mazespin n’est pas seulement un mythe, il existe.

Et il inspire plus de pilotes qu’on ne le croit. Lors de la deuxième séance de qualifs, Sergio Perez fait un tout droit comme le Russe. Bousillant son train de pneus (qui devait lui servir pour le départ accessoirement) et ruine le tour de Verstappen juste derrière lui à cause du drapeau jaune. Une pierre deux coups. Magico Sergio. Mais cette séance voit surtout l’élimination d’Ocon, P12. Soit 1,2s plus lent qu’Alonso. Mais bon il a gagné le GP de Hongrie tu connais.

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Au final, Hamilton rafle la pole position devant Bottas et Verstappen, mais c’est bien le Finlandais qui s’élancera en première position demain. Suite à la pénalité de 10 places sur la grille du Britannique pour changement de moteur. La beauté de la F1.

Le GP de Turquie

Dès l’extinction des feux, la France bleu blanc rouge est mise à l’honneur. Débordé par Alonso sur l’extérieur, Gasly percute le pilote Alpine et le relègue en fond de grille. Un Français qui harponne une voiture française, ça n’a pas de prix.

Après ce premier tour, plus rien. Même pas un petit abandon à se mettre sous la dent. Rarement on s’est autant ennuyé sur une piste détrempée.

Heureusement, Sebastian Vettel est là pour nous sortir de la sieste. Sur un coup de tête magistral, l’Allemand décide de chausser des pneus tendres, quand tous les autres optent pour des intermédiaires. On vous laisse deviner la suite : sortie de piste à chaque virage, impossible de passer la deuxième sans perdre toute adhérence, des coups de volant incessants. Et un retour aux stands avec un donut. Bref, du grand pilotage.

En tête de la course, Bottas conclut sa promenade de santé par une dixième victoire en F1. Les deux Red Bull complètent le podium. Quant à Hamilton, après avoir refusé de passer par les stands (possible car la piste était déclarée humide en début de course), il change finalement lui aussi ses pneus. Et termine 5e.

Verstappen reprend six points d’avance sur LH44 au classement. En espérant que le Grand Prix d’Austin dans deux semaines soit légèrement plus exaltant que celui-ci. En même temps, faire pire serait compliqué.