Ligue des Nations | Les Espagnols piégés comme des Bleus.


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Les Bleus restaient sur 7 matchs sans victoire face à la Roja, tombeuse de l’Italie mercredi soir. Alors forcément, l’occasion était trop belle pour viser la passe de huit. Pour les fidèles de la FFL, les rêves n’existent plus.

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Avant même le coup d’envoi, le match avait d’ores et déjà débuté en conférence de presse. Et au petit de jeu de dressage de l’adversaire dans le sens du poil, ce sont les Espagnols qui prennent l’ascendant.

« Je pense qu’individuellement, la France est la meilleure sélection du monde » L. Enrique

Le résumé du match des Bleus

Il ne faut que 5 minutes pour que les Bleus s’illustrent. Sur une ouverture de Pogba, Benzema se retrouve seul devant Simon. Le Madrilène essaie de le dribbler mais s’exile sur la ligne de corner, histoire d’éteindre l’incendie. Le tout dans une position de hors-jeu. On ne pouvait pas rêver meilleure entrée en matière.

On l’avait prédite, on la craignait, et on y a eu droit : la longue séquence de possession espagnole. Avec Busquets en chef d’orchestre, la Roja s’amuse avec le ballon comme un père joue avec son fiston dans son jardin. Une passe à dix qui se transforme en une passe à trente. Alors quand Gavi, 17 ans, se met à réaliser des contrôles orientés sanglants, ça n’arrange en rien la situation. Ni à l’égo.

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La France subit dans tous les secteurs, et les appels espagnols se montrent de plus en plus tranchants. Lancé en profondeur sur le couloir droit, Ferran Torres pense avoir pris le meilleur sur son vis-à-vis. Mais c’était sans compter le retour de Hernandez sur l’attaquant de Manchester City. Un coup d’épaule des familles en pleine colonne vertébrale. On n’apprend pas à Théo à faire la grimace sur son gazon de San Siro.

Les Bleus, rois des secondes périodes

Littéralement en apnée en première mi-temps, les Bleus changent de tactique en seconde période. Koundé et Kimpembe sortent les déchiqueteuses et se mettent à couper des chevilles. On sait à quoi a servi le speech de Deschamps durant la pause.

Puis à l’heure de jeu, sans savoir pour quelle raison, les Tricolores se mettent à jouer au football. Et de suite on voit la différence. Sur un débordement côté gauche, Mbappé décale Benzema qui sert Hernandez. Le Milanais tire en une touche et trouve la barre transversale d’un Unai Simon archi battu. Sur l’action qui suit, pas le temps de savourer ce presqu’but que la Roja punit les Bleus. Servi en profondeur, Oyarzabal foire totalement son contrôle mais heureusement pour lui, Upamecano est là lui remettre dans la course royalement. Le Basque ajuste Lloris (pléonasme) et trouve le petit filet.

Mais sur le coup d’envoi, Benzema décide de climatiser notre salon. Le Madrilène hérite du ballon sur le front de l’attaque, crochète Azpilicueta et nettoie la toile d’araignée de Simon. 1-1. Plus efficace que Daikin le bougre.

Le show Mbappé en trois temps

Une minute seulement après la trahison de Benzou, une balle de 2 buts à 1 s’offre déjà aux Français. À la suite d’une sortie majestueuse de Simon, qui n’en est pas à son coup d’essai avec la Roja, Mbappé récupère le ballon à 20 mètres des cages. Sans gardien sur la ligne. La tentation du lob traverserait l’esprit de chaque lecteur. Fort heureusement, ce n’est pas Benzema qui s’en charge. Le lob atterrit dans la buvette du Giuseppe-Meazza. On peut enfin respirer.

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Les Bleus étouffent la Roja. Et sur une énième récupération haute, Benzema décale Mbappé à l’intérieur de la surface. Le natif de Bondy fait honneur à sa réputation, et se rappelle aux bons souvenirs de l’Euro. Un tir de poussin directement dans les gants de Simon. Deux sur deux.

Malheureusement, la troisième sera la mauvaise. Servi à l’extrême limite (lol), Mbappé trompe le gardien espagnol par un passement de jambes et envoie le ballon au fond des filets. 1-2. Ça pique.

Les dernières minutes sont irrespirables. Les chances d’égalisation s’amenuisent. Malgré la montée pleine de panache de Simon, l’Équipe de France s’adjuge de la Ligue des Nations. Youpi.

Mais difficile de bouder notre plaisir face à ceux-là même qui voulaient envoyer à la retraite, il y a tout juste 15 ans, un certain divin chauve. Never forget.