FFL D’Or 2019 – #6 Benoît Paire


Souvent imité, jamais égalé. Sur le plan extrasportif, la saison 2019 de Benoît aura été riche en rebondissements de tous genres. Mais à l’origine des clashes et autres scènes cultes de la saison de Paire se trouve bel et bien l’aspect sportif. Plus particulièrement deux sorties en Grand Chelem à Roland Garros et à l’US Open.

Premièrement, nous nous devons d’être honnêtes quant à la raison de la présence de Paire dans le top 10 des FFL d’Or 2019 : son niveau de jeu sur la saison n’a pas eu grand chose de FFL. En effet, Benoît aura été un des Français les plus réguliers de la saison avec Monfils, en atteste sa 24 place mondiale et ses deux 1/8 en grand Chelem à Roland et Wimbledon. Sa présence dans les FFL d’Or ne se joue qu’à deux moments clés de sa saison. Courts, mais intenses.

FFL Benoit paire

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1. Roland Garros – Never Give Up

Dans un huitième de finale accroché qui commence à retenir tout le monde en haleine, Benoît break Nishikori d’entrée de 5e set. Finis les « La CHAAAATTTTEEE », on pense alors connaître l’identité de l’heureux élu qui ira se présenter face à Nadal dans le rôle du paillasson en 1/4 de finale. Le nippon a la tête basse, il semble prêt à capituler. Cette défaite, il la veut.

Fin du 5e set, nous pensons alors déposer le bilan face à la menace plus que concrète d’un exploit de BP. Mais à 5-3 Paire service pour le match, la magie de la Lose refait soudainement surface. Le reste est une ode au craquage mental. Le vrai. Feu d’artifice de fautes directes (79 au total), double fautes, notre Français étale toute sa panoplie dans un baroud d’honneur à la desperado. Même Nishikori dont le mental était déjà rentré aux vestiaires ne peut rien faire pour contrer les fautes du Français. Paire ne gagnera plus un jeu, Nishikori l’emporte. On est sonné.

Dans le même genre de Lose :   FFL D'Or 2019 - #3 - Jessika Ponchet

Allez, juste une petite dernière pour la route.

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2. US Open – Très serré (sauf la main)

Après deux huitièmes consécutifs à Roland et Wimbledon, Paire arrive à l’US Open avec la lourde responsabilité de montrer qu’il sait encore perdre en première semaine de Grand Chelem. Son statut de chouchou FFL est bien évidemment en danger, et son niveau de jeu ne laisse rien présager de bon en termes de Lose.

Mais face à la menace d’une grosse perf, Paire dispose d’un atout spécial conféré par son statut de tennisman français : la presque-victoire. Et pas n’importe laquelle.

Mais dis-donc Jamy, c’est quoi une presque-victoire ?

Simple. Efficace. C’est une 6ème place. Voir tous les nommés aux FFL d’Or.