Best of de Benoît Paire en 2019 – La grande rétrospective FFL


Benoit Paire craquage

Le tennis est un sport formidable et largement suivi des amateurs de sports. Pourtant, beaucoup avouent ne jamais regarder un match du début à la fin. En cause, une soi-disant monotonie, un manque d’imprévisibilité qui peut laisser place à l’ennui. Il est vrai que sur l’ensemble d’une saison ATP, les matchs monumentaux peuvent se compter sur les doigts des deux mains…

Mais il existe une exception qui confirme la règle. Un phénomène. Un OVNI de la balle jaune qui, peu importe votre intérêt pour le tennis, saurait rendre le plus anodin match d’ATP 250 palpitant. Rétrospective sur l’année 2019 de notre fantas(ti)que chouchou Benoît Paire.

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Janvier – put* de décalage!

Benoît aime jouer au tennis mais n’aime pas voyager (ndlr : sauf à Mykonos). Du coup, s’il est fatigué, il va dormir. C’est pas plus compliqué que ça. On s’en souvient avec cette sieste il y a quelques années :

Alors quand il y a match à Auckland, Ben est rincé. C’est vrai qu’ils abusent ces Néo-Zélandais à imposer leur fuseau horaire océanique tout claqué. Tout ça pour se la péter à célébrer nouvel an avant tout le monde.

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Mars/avril/mai – Le calme avant la tempête

Benoît a terminé l’année dans le top 30, et c’est en partie dû à un printemps sur terre battue aux antipodes de la Lose avec 73% de victoires sur ocre dont deux titres, soit pratiquement autant qu’un Dominic Thiem (77%). Pas très FFL pour un joueur supposément friable. Qui dit bons résultats, dit Paire concentré, et qui dit concentration, dit qu’on aura rien à ne mettre sous la dent avant Roland.

Mais vous connaissez le dicton…le naturel, le galop tout ça. Fin mai, Benoît parle du tournoi de Roland Garros qui approche, évoquant au passage son légendaire self-control sur un court de tennis. À partir de là, on savait que quelque chose de grand se préparait…

benoit paire roland garros

Juin – La chatte à Roland

Notre poulain choisira donc nos terres françaises pour enclencher la machine. Si la saison ATP 2019 de Benoît avait été le film La Guerre des Titans, Roland fut la scène du « Release the Kraken« .

Le festival 2019 commencera donc avec son 1/8 de finale contre Nishikori, une des performances FFL de l’année.

Nous nous souviendrons avant tout du désormais mythique la CHATTTEEEEEEE lâché en plein match. Sans doute le moment le plus marquant de Benoît en 2019. Et si cette oraison publique improvisée a atteint une telle portée chez les fans, c’est aussi parce qu’elle a permis à tout bon pratiquant de tennis de se retrouver dans ce Benoît-là. Celui qui devient plus humain que jamais, comme s’il venait de prendre un passing de 50 km/h par un pote en début de calvitie, un dimanche matin sur un terrain communal où la mauvaise herbe pousse entre les lignes. La CHAATTTEEEEE QU’IL AAAAA!!!

Juillet – le doute revient

On se contentera d’un tweet pour résumer le mois de Juillet de Benoît. Parce que même Wimbledon, c’était pas ça : un deuxième 1/8  de finale consécutif en Grand Chelem.

Du coup, la FFL était un peu comme la chambre de Benoît Paire en été, climatisée.

Bon, on est quand-même rassuré, le Benoît que l’on connaît est toujours bien là. Quel panache.

Août/Septembre – Marion mon amour

Quand ce n’est pas avec lui-même qu’il est en conflit, on peut compter sur l’honnêteté de Ben pour générer un clash publique avec un pair. Et on ne parle parle pas de Benoît Paire, mais bien de Marion Bartoli.

Dans le même genre de Lose :   Adrian Mannarino - Le grand 8

Pour recontextualiser, Benoît vient de signer une nouvelle masterclass dont il a secret à l’US Open :

Première réponse : 1-0 Paire

Tout part ensuite d’une sortie gratuite de Bartoli, motivée par son droit légitime de critiquer les joueurs de tennis tricolores, droit perpétuel bien entendu conféré par son unique titre en Grand Chelem gagné avec un tableau aussi dégarni que le crâne du Agassi version 21ème siècle.

Objection de Benoît Paire :

Marion utilise rappel des antécédents, c’est très efficace : 1-1

Marion saute donc sur l’occasion d’élever le niveau de cet échange avec une réplique sur le papier imparable.

Pendant ce temps, on s’installait confortablement devant nos écrans pour suivre ce qui était en passe de devenir un nouveau feuilleton made in FFT de l’été.

Benoît invoque le pouvoir de Mykonos : 2-1

Benoît laisse passer l’orage, puis revient à la charge une semaine plus tard avec une dédicace à Marion tout en sobriété. Non on rigole, il est complètement torché. C’est aussi pour ça qu’on l’aime. SANTÉ MARIOOOOOOON.

K.O. par manque de répartie : match Paire

Bartoli tentera de répondre tant bien que mal en rabâchant son seul exploit en carrière à savoir son trophée de Wimbledon 2013 aux côtés de Murray. On s’arrêtera donc là et c’est probablement mieux pour la dignité du tennis français. Même nous on ne leur en demandait pas tant.

Octobre – saison finie : libérééé, délivrééé

En octobre, le Ben que l’on connaît bien reprend du service pour terminer sa saison ATP en beauté avec un appel de détresse inédit lors de son élimination au deuxième tour à Shanghai.

Visiblement saoulé (au sens figuré du terme cette fois-ci), Benoît s’empressera de communiquer sa joie une fois littéralement 120 secondes après son élimination. Comment ne pas aimer.

Novembre/décembre – un dernier record pour la postérité

La coupe Davis prend fin, c’est le moment auquel Benoît peut raccrocher la raquette pour l’année. Et c’est aussi le moment des bilans comptables de fin d’année. On n’en retiendra qu’un.

Alors, c’est chiant le tennis?

Certainement pas, surtout lorsqu’il est joué par des mecs comme Benoît. Certes, il a sa barbe de hipster californien et des failles, mais comme la Californie, il s’est construit dessus. Et le résultat, c’est un statut de joueur chouchou à la FFL, mais aussi celui d’un joueur qui rappelle au monde que le tennis peut être un sport plaisant à regarder pour tous.

Et en passant, pas besoin de plus de chatte Ben, 2019 c’était parfait comme ça. Merci pour tout.